Grenade

Carriacou – Grenade 

Après près de 2 semaines à Carriacou, on lève l’ancre pour aller à Grenade. On passe vers de jolies petites îles qu’on ne peut approcher du côté ouest, car il y a un volcan actif sous l’eau. Là, il dormait, on devait donc garder une petite distance de sécurité. Lorsqu’il se réveille, on doit faire une grosse boucle autour. Mais depuis la surface, on ne voit rien, à la grande déception des enfants qui avaient le nez rivé sur la carte marine pour savoir où il se trouvait.

A notre arrivée à St. George’s, nous cherchions nos amis VENTUS et GRAN LARGO pour nous mouiller aux alentours. A notre arrivée, VENTUS nous ont accueillis au son de la corne de brume ! Ca faisait plus de 2 mois qu’on ne s’était plus vus. Quelles chouettes retrouvailles !


A la découverte de St. George’s

St. George’s est la capitale et la plus grande ville de Grenade. GRAN LARGO nous ont promenés dans les 2 baies pour nous montrer où on pouvait parquer l’annexe. Ensuite ils nous ont montré la ville et informé où on trouve quoi. Cette ville est pleine de magasins, petites échoppes, snack-bars… nous étions complètement dépaysés ! Stéphane et moi regardions tout ça comme des gosses le matin de Noël devant le sapin. Même en Martinique et Guadeloupe où on trouve quasi tout, il nous fallait une voiture pour accéder à tout ça. Ici, on y accède en annexe !

J’ai trouvé sans peine du similicuir pour faire une nouvelle nappe pour la table extérieure. Table en bois laqué que nous voulons protéger et similicuir car c’est un antiglisse, donc parfait pour maintenir les choses lors de navigation et de roulis.

Puis j’ai trouvé du tissu pour faire des drapeaux suisse fixe, car les drapeaux normaux se bouffent à une vitesse énorme. Nous avons mis un nouveau drapeau à Tyrell Bay qui comportait déjà plusieurs trous à peine arrivés à St. George’s. 

Stéphane a trouvé plein d’outils et pièces qu’il nécessite pour la réparation, le maintien et l’amélioration de notre bateau. 


Perdus dans les unités de mesure

Lors de l’achat du similicuir pour ma nappe, je demande le prix « XY le pied », ah oui, on est en pays anciennement anglais… la largeur ? « XX pieds ». Ouh là, ça devient compliqué à savoir combien prendre pour ma nappe ! Heureusement, Stéphane a trouvé un mètre (métrique et en pied) dans le magasin pour venir à ma rescousse.

Pour l’autre magasin de tissus, j’avais calculé ce que j’avais besoin en pied, donc j’y allais confiante. Puis je vois un joli tissus que je verrais bien en literie, ça tombe bien, je manque de draps. Je demande le prix « XY le yard » heu… c’est quoi ça ! Largeur ? « XX yard et YY pouces ». La dame en voyant ma mine décomposée m’a proposé de me prêter un mètre pour que je puisse faire mes calculs. Je demande à une vendeuse (une autre) combien il faut prendre s’il me faut un peu plus de 6 yards. Elle me demande « 6 yard 1/8 ? » heu… ça fait quoi 1/8 ? La vendeuse me montre sur un mètre. Non, un peu plus « 6 yard ¼ ? ». La dame et les autres clientes me regardaient comme si j’étais cruche. 

Depuis, je me promène avec un mètre qui a les centimètres et les pieds dans ma sacoche! Je sais entre temps que 12 pouces font 1 pied et que 3 pieds font 1 yard. Pourquoi ils s’ennuient avec des 1/8 ou 1/4 de yards alors qu’en parlant de 1/3 serait plus logique puisque c’est des pieds ! Pauvres gosses à l’école, c’est d’un compliqué leur truc ! Un américain m’a dit que dans les années 80, les US auraient essayé de passer au système métrique, mais les gens n’ont pas adhéré.

Un jour j’envoie Elina m’acheter 1-2 kg de sucre. Elle y va avec une copine et revient avec un paquet en me demandant « maman, ça fait combien 2 livres ? ». Je vois que je ne suis pas la seule paumée avec ces mesures.


Nos enfants en camp à Grenade

Grenade a de longues vacances d’été ce pourquoi on trouve des camps (journaliers). Les plaisanciers aiment en profiter et les infos passent bien sur les groupes Facebook respectifs. 

Il y avait un super camp de voile de 2 semaines pour moins de 75€/enfant (les 2 semaines !). Nous voulions inscrire les 3 enfants au même endroit pour ne pas devoir faire le taxi et profiter de leur absence pour bosser sur le bateau. Au grand désespoir d’Elina, Cyliane et Timeo n’ont pas voulu y aller, car tous deux n’ont jamais fait d’optimiste et ne comprennent pas encore l’anglais. Ils ont raison, ça aurait fait un peu beaucoup. 

Nous sommes arrivés à St. George’s à la 2ème semaine de ce camp et je me suis renseignée au Yacht Club (organisateurs) s’il y aurait encore un autre camp. Du coup l’entraineur a invité Elina à y participer les 2 derniers jours. Elina était enchantée de refaire de l’optimiste et d’être avec sa copine américaine Sophia (VENTUS).

A la recherche d’un autre camp, celui de l’école Montessori a attiré mon attention. N’ayant pas pu les joindre par téléphone, nous sommes allés voir sur place. Heureusement ! C’était un camp pour 3-12 ans, mais en réalité, c’était une crèche avec plein de tout petits et jouets pour petits. 

Je suis ensuite allée voir le camp organisé par un club de fitness et nous les y avons inscrits pour une semaine. Ce camp mélangeait école, sport et jeux. Cyliane était très réticente mais on ne lui a pas laissé le choix. Au 2ème matin, qui vois-je partir main dans la main avec une locale ? Cyliane. Et le soir-même, les filles étaient d’accord d’y rester une semaine de plus, Timeo pas trop, mais on ne lui a pas laissé le choix.

Ayant fait un peu de pub sur la page Facebook des plaisanciers, une famille Suisse avec 6 enfants (PINUT) y ont inscrits 5 de leurs enfants. De ce fait, la deuxième semaine s’est bien passée pour tout le monde et j’ai appris que le camp durait encore 1 semaine de plus ! On y a inscrit nos enfants pour une 3ème semaine. A 30€ la semaine par enfant, on ne peut rien dire. PINUT y ont également réinscrit 4 de leurs enfants.

Les enfants étaient séparés par tranche d’âge pour la partie école. Les filles sont rentrées avec des devoirs. J’ai eu la surprise de voir que les maîtresses copiaient les feuilles d’exercices pour chaque enfant à la main ! Le 2ème jour, Elina est rentrée avec des devoirs d’espagnol ! Rigolo, on les y a mis pour qu’ils apprennent l’anglais et ils se mettent à apprendre une 4ème langue ! Comme Stéph et moi parlons l’espagnol et qu’on retournera en région où ils parlent cette langue, c’est tout bénéfique. Et si vous demandez à Cyliane quel cours elle a préféré, la réponse est « les cours d’espagnol » !

Entre autre, ils ont eu des cours de langue des signes et de sensibilisation sanitaire. Un dentiste est passé leur expliquer l’importance du brossage des dents et du contrôle chez le dentiste. Puis à plusieurs reprises ils leur ont rabâché l’importance de se laver les mains etc… Selon les enfants, à mourir d’ennui. Mais pour nous, une confirmation qu’ils commencent à comprendre l’anglais !

Ils ont aussi fait du sport et une après-midi de concours sportif.


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