La raison pour laquelle nous voulions railler Saint-François était que nos amis de l’Odyssey, SINA & PICO, se rendaient le lendemain à Petite Terre qui se trouve à l’est de la Guadeloupe, au sud de Désirade. Nous pensions les y rejoindre pour quelques jours. Nous n’avions plus revu PICO depuis la Barbade et SINA depuis Sainte-Anne en Martinique. De plus, SINA était à Grenade et sont remontés jusqu’en Guadeloupe car nous leur avions dit que ça valait la peine !
Vu que nous avions changé de cap et nous trouvions à l’ouest de l’île, je pensais y rester et de les y attendre, car ils avaient prévu de s’y rendre plus tard. Mais Cyliane voulait à tout prix retourner à Petite Terre, d’ailleurs elle ne voulait même pas repartir quand on y avait été. Et Stéphane était du même avis. 6h45 nous levions l’ancre et avons longé la côte ouest, à l’abri du vent, sous moteur. Arrivé à la pointe sud, nous avions le vent en plein nez et heureusement pas très fort. Nous avons donc fait route directe, tout au moteur.
Nous voyions SINA & PICO tirer des bords sur AIS pour rejoindre Petite Terre. Etant partis de Pointe-à-Pitre, ils avaient un peu moins de route que nous, mais au total, ils n’ont pas fait beaucoup moins de miles ni moins de temps que nous pour s’y rendre. Quand nous étions un peu plus proches d’eux, j’ai contacté SINA par VHF, quelle surprise ils ont eu ! Ils ne nous voyaient pas sur AIS et je leur avais informés le jour d’avant que c’était râpé pour Saint-François et qu’on allait sur Deshaies.
J’informe Stéphane qu’on doit avoir un problème d’AIS. Il sort le boîtier et suit les instructions de celui qui l’a programmé pour mettre notre AIS en mode silencieux, càd qu’il n’émet plus de signal. De suite, Andreas de PICO nous contacte par VHF « tout va bien chez vous ? Vous avez besoin d’aide ? Vous êtes en mode Mayday (à l’aide !) sur AIS ». Oups, la bourde ! Sur quoi Stéphane informe les bateaux alentours par VHF qu’il n’y a pas de Mayday, que c’est une fausse alerte. Il n’y a qu’un seul bouton sur le boîtier AIS, le programmeur a dû faire une bourde lors de la programmation, car c’est le mode silencieux que nous voulons, pour les fois où nous naviguons dans les pays pas très sûrs. En cas de pépin, on se voit mal démonter le tableau de bord pour presser le bouton de l’AIS. Nous avons d’autres systèmes d’alarmes et de moyens de demander de l’aide.
Je fais la navigation sur l’ordinateur, qui reçoit notre signal GPS ainsi que les signaux AIS. Quelques heures avant d’arriver à Petite Terre, je vois que nous sommes 5 bateaux à s’y rendre. C’est pas bon signe, il n’y a que 12 bouées (la 13ème est hors service) et aucun moyen de s’ancrer, car c’est une réserve naturelle. Si c’est plein, les endroits les plus près pour aller s’abriter sont Désirade et Saint-François, mais c’est pas sûr qu’on y arriverait encore de jour. Je commence à stresser.
Je suis sur mon écran, le premier bateau y entrer, il y reste. Un peu plus tard, SINA suvi de PICO, qui tous deux passent bien sur les way points, car l’entrée du chenal n’est pas si facile car pas balisé. Nous entrons en 4ème et avons la surprise de voir, qu’avant nous 5, seul un bateau s’y trouvait !
Guadeloupe, Petite Terre, nous revoilà !
Les retrouvailles avec SINA et PICO furent joyeuses, nous avions plein de choses à nous raconter. Nous avons tous mangé sur OLENA, chacun a amené ce qu’il avait prévu pour son repas, c’était bien bon.
Le lendemain, la ballade sur l’île avant l’arrivée des bateaux de touristes s’imposait. Les iguanes étaient de la partie en grand nombre. Les bébés requins citrons étaient toujours à longer la plage, pour le plus grand plaisir des enfants et des adultes.
Le soir, nous avons fait un barbecue sur l’île, comme toujours, d’avoir toute l’île pour soi, c’est magnifique. Les enfants ont joué avec les gros bernards l'hermite, ils adorent cet endroit, et encore plus de nuit.
Nous avons aussi sorti nos affaires de snorkeling, et avons été admirer les tortues, raies, petits et gros poissons. De tous gros poissons se cachent sous les coques de bateaux, c’est sympa.
Nous avions, tous 3 bateaux, prévu y rester 2 nuits, et avons prolongé notre escale dans ce petit paradis de 24 heures. Sandra de PICO nous a proposé de se rendre tous ensemble aux Saintes pour y faire quelques plongées. L’idée a été approuvée avec beaucoup de plaisir de tous. Bon, je ne cacherais pas qu’une fois de plus, Cyliane ne voulait pas quitter Petite Terre.