8h00 fut l’heure de départ, mais SINA avait déjà lâché leur bouée bien avant, quand à PICO, ils étaient encore en train de déjeuner. La sortie de l’impasse s’est faite sans heurt cette-fois, sans houle du nord, c’est bien plus facile.
Vent arrière, on monte les voiles ! Mais quelque chose clochait avec ce cap par rapport au vent. Impossible de faire tenir une voile à l’avant, car la grand-voile coupait le vent. Nous avons baissé la grand-voile jusqu’au 3ème ris, rien à faire. Par vent arrière, la grand-voile n’est pas idéale pour un catamaran, vu qu’on ne peut pas l’ouvrir complètement à cause des haubans qui sont tenus plus à l’arrière que sur un monocoque. Nous avons donc redescendu la grand-voile et sorti une deuxième voile avant pour faire papillon, càd une voile de chaque côté. Nous prenions de la vitesse et s’éloignions de PICO, qui nous avait pas mal rattrapés lors de nos manœuvres de voiles. Car pour monter ou descendre, et parfois aussi pour mettre ou sortir des ris, on tourne le bateau contre le vent, donc on avait fait demi-tour.
Peut-être une heure avant l’arrivée, nous dépassions SINA, ce qui nous a donné l’occasion de faire des photos sympas.
Nous arrivons près des Saintes et voilà qu’AIS nous montre un autre bateau ami s’y rendant depuis la côte ouest de Guadeloupe. C’était VENTUS ! Marrant, nous ne nous étions pas écrit et voilà qu’on arrive à ¼ d’heure près au même endroit ! De plus, LIFE PART 2 était déjà là-bas. Le monde des plaisanciers est petit.
Cette-fois, nous nous sommes mis un peu plus loin du Bourg des Saintes, à l’avant du pain de sucre, seul endroit où nous pouvons encore ancrer. Il avait été décidé que nous irions à l’ancre pour s’éviter les frais de bouées, qui certes ne sont pas si chères, mais à la longue, ça fait quand même pas mal de frais. Il ne faut pas oublier qu’aucun de nos 3 bateaux n’a de revenu, nous vivons tous sur nos économies, et la durée du voyage dépend de nos économies.
Bon, j’avoue que le mouillage est un peu plus secoué par les vagues que les bouées près de la ville, mais on y était bien. Et nous avons une bonne ancre qui tient bien et une alarme d’ancre pour au cas où.
Nous avons fait quelques visites à terre, surtout pour avoir accès à internet, car les quelques jours passés à Petite Terre, c’est quelques jours hors de tout réseau.
Plongée aux Saintes
PICO étant des plongeurs également, nous avions prévu de faire quelques plongées ensemble. Jürgen de SINA a aussi quelques plongées à son actif, mais ça faisait plusieurs années qu’il n’avait plus plongé. C’était l’endroit idéal pour s’y remettre. Timeo et Cyliane étaient tout heureux de se rendre chez Silvia sur SINA pendant notre plongée et Elina toute heureuse d’avoir le bateau à elle seule pour lire au calme.
Nous nous sommes rendus à 2 annexes à l’ouest de l’îlet à Cabrit. Il y avait un bateau de plongée à une bouée et j’ai demandé si on pouvait s’y mettre. Aucun souci et eux partaient moins de 10 minutes plus tard. Nous sommes descendus tous les 5 ensemble, Stéphane est parti avec Jürgen d’un côté, Sandra, Andreas et moi d’un autre. Nous nous sommes promenés dans un magnifique aquarium ! Langoustes, crevettes, poissons-serpents, murènes et poissons de toutes sortes. Que des petits poissons, mais de toutes les couleurs. Quant aux coraux, éponges, gorgognes, c’était tout simplement magnifique.
Le lendemain, nous voulions tester l’autre site de plongée, à la pointe sud-ouest de Terre d’en Haut. Malheureusement, il n’y avait aucune bouée pour accrocher les annexes, ni moyen de les accrocher aux rochers. Nous les avons donc accrochés à la dernière bouée jaune qui délimite l’endroit où on ne peut pas ancrer vers le pain de sucre. Le sol n’était pas aussi beau qu’au Cabrit, mais tout autant bien habité. Pour la première fois, j’ai vu un bébé langouste.
Anecdote des containers à déchets aux Saintes
Nous suivons les instructions de notre guide Doyle concernant les endroits à amener les déchets. Près du débarcadère, il y a un container jaune, càd les matières à recycler, plastique, métal etc… On trouve un container débordant avec plein de sacs à côté. On se dit qu’ils devraient passer les vider tout prochainement.
Lors de nos promenades à travers l’île, nous en avons trouvé plusieurs des containers jaunes, tous dans le même état. Nous étions là-bas pendant plusieurs jours, et jamais ils ont été vidés.
Lors de notre second passage, nous arrivons avec nos matières à recycler et surprise, le container jaune a disparu ! Je vais me renseigner à l’office du tourisme pour savoir où il a passé, elle m’indique l’endroit des poubelles (là il n’y avait plus de tri et ça débordait encore plus) et m’informe « les containers débordaient tout le temps et les sacs s’entassaient à côté, c’était pas beau, on a donc enlevé les containers ».
Je rappelle le fait que Les Saintes font partie de la Guadeloupe, la Guadeloupe de la France et donc, qu’ici, nous sommes en Europe !