Timeo ne va pas mieux. Je veux aller à terre chercher des suppositoires. Son état me fait hésiter une seconde… puis je décide de l’emmener.
Il est déjà bien amaigri par ce régime – dont je ne suis toujours pas totalement convaincue, même si les résultats sont là. Le voir comme ça n’aide pas à trancher.
Direction le bureau de la marina avec les LANI pour demander conseil.
Eux préfèrent aller directement à l’hôpital. De mon côté, je pense commencer par un médecin – justement, il y en a un sur place.
Direct à l’hôpital
La doctoresse de la petite clinique de Strait Quay Marina est très sympathique. Elle confirme que les décisions prises jusque-là étaient bonnes, y compris l’eau légèrement salée.
Mais face à l’état apathique de Timeo, elle rédige immédiatement une lettre et nous envoie à l’hôpital pour une perfusion.
À notre arrivée, on doit passer par l’accueil infirmier, remplir des formulaires puis attendre. On nous explique qu’il faut trouver un pédiatre disponible, tous étant très occupés.
Aux urgences
Finalement, l’attente dure à peine quelques minutes. L’infirmière, qui nous observait, décide de nous envoyer directement aux urgences. Son état ne permet pas d’attendre davantage.
Aux urgences, une autre infirmière nous guide vers une pédiatre. Elle est assez choquée par le régime de Timeo. Etant déjà partagée… ça n’aide pas, même si les progrès restent indéniables.
Retour en salle d’urgence pour poser la perfusion. La pédiatre insiste pour la mettre dans la main gauche, balayant mon commentaire sur les difficultés rencontrées à Ipoh avec la main gauche. Deux tentatives, deux échecs. Elle finit par utiliser la main droite.
Timeo ne bronche pas. Pourtant, ça fait mal.
Il se retrouve perfusé avec une solution sucrée. Ironique : voilà un mois qu’il ne consomme plus aucun sucre, pas même des fruits, pour maintenir la cétose (un régime utilisé notamment pour l’épilepsie, aujourd’hui aussi populaire pour la perte de poids).
Je contacte le neurologue pédiatrique : ce n’est pas idéal, mais la priorité reste de le stabiliser.
Dans les couloirs, on croise régulièrement les LANI. Eux aussi enchaînent les consultations. On se tient au courant.
Timeo obtient une chambre privée, en hauteur, avec vue. Cette fois, je ne dois pas rester avec lui pour la nuit.
Sortie de l’hôpital
Les heures de visite approchent. Avec Jost, nous partons récupérer Timeo, qui va mieux – suffisamment pour espérer une petite sortie en ville.
À chaque étage, un agent de sécurité filtre les accès : deux personnes maximum. On s’organise pour y aller deux par deux, les autres attendant sur les canapés avec vue sur la ville.
Puis vient l’étape interminable : l’administratif. Jost, Stéphane et Cyliane partent finalement en ville – inutile d’attendre tous ici pendant des heures.
Et des heures, il en faut. Du moment qu’on reçoit le feu vert pour partir, les bureaux ont fermé.
J’attends encore mon document pour l’assurance. Il est à faire signer par un médecin, c’est indispensable pour le remboursement. Je l’avais donné à la pédiatre, mais ici, les médecins ne signent pas directement. Les papiers circulent… et parfois disparaissent.
Je fais le tour de l’hôpital : pédiatre absente, bureaux fermés, services vides. Je redonne une copie aux infirmières en insistant. Elles finissent par retrouver le document signé une bonne demi-heure plus tard.
En revanche, aucune réponse claire : médicament, régime, autre chose ? Impossible de savoir ce qui a causé cet épisode.
