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Tahiti/Moorea

publié le 23 nov. 2019 à 17:46 par Sailing Olena

Retour à Moorea/Tahiti

Moorea/Tahiti se trouve contre le vent depuis les îles sous le vent (Huahine – Bora-Bora). C’est parfois la galère pour retourner, tant les vagues sont désagréables. Stéphane a repéré une fenêtre météo avec très peu de vent, on a profité de cette occasion. Comme prévu, nous avons tout fait au moteur, mais au moins nous n’avons pas été embêtés par les vagues.

5h30, nous quittions Fare pour profiter du peu de vent prévu en journée. De jour, nous avons vu aucun bateau, mais la nuit, nous avons croisé plusieurs bateaux dont le bateau de croisière WIND SPIRIT, un beau bateau à 4 mâts que nous avions déjà vu à plusieurs endroits.

C’est de nuit que nous arrivions à Moorea. Il est rare que nous arrivions de nuit, mais nous connaissons la baie et les balises, et c’était le meilleur moment pour faire cette traversée. Le vent (contre nous) avant notre départ était plus fort et il commençait à se lever juste avant notre arrivée. C’est donc 20 h plus tard que nous ancrions dans la baie de Cook.

Quelques jours plus tard, nous sommes repartis pour Tahiti, car notre ondulateur de la génératrice est arrivé !

 

Livraisons

A peine arrivés à Tahiti, Stéphane est parti louer une voiture afin de récupérer l’ondulateur. Nous sommes aussi passés prendre notre colis de pièces détachées venu d’Allemagne. Des 5 jours prévu de livraison, il aura mis près de 2 mois à arriver


. On est en Polynésie, c’est normal, mais que c’est ennuyant…

Stéphane n’a pas mis long pour tout démonter et remplacer les pièces défectueuses. La génératrice ronronne, mais il y a un souci, l’affichage indique une température de plus de 200°C, ce qui est impossible, et le ventilateur et les lumières led de l’ondulateur ne fonctionnent pas. On contacte les fabricants, qui répondent presque instantanément. Ils nous ont envoyé un schéma de la platine et nous demandent de l’ouvrir (en cassant le scellé de garantie). Le problème est vite trouvé, les 3 prises, ventilateur, leds et thermomètre, se sont débranchés avec les secousses du voyage, car les câbles ont été un peu tirés quand ils les ont attachés ensemble. Nous profitons de remercier l’équipe de FISCHER PANDA en Allemagne pour tout leur soutien lors de notre problème et d’avoir échangé la pièce sous garantie, alors que ça faisait 2 semaines que la garantie avait passé.

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Un homme heureux d’avoir son ondulateur,
une femme heureuse d’avoir une caisse à chaussure qui fera office de banc.

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Une des dernière corvée d’eau

 

Tatouage

Le tatouage fait partie de la culture polynésienne. Ici beaucoup de personnes sont tatouées un peu partout, des jambes entières, des bras entiers, les dos, des demi-visages et même parfois le corps entier. Ces tatouages maori n’ont rien à avoir avec les tatouages qu’on a l’habitude de voir en Europe. Ce sont des genres de pétroglyphes, des dessins symboliques avec de profondes significations.

Beaucoup de plaisanciers se font tatouer lors de leur passage aux Marquises, car les tatouages marquisiens sont souvent les plus appréciés. Les polynésiens utilisent des aiguilles très fines, ce qui fait des dessins très fins.

L’idée d’un tatouage me turlupine depuis déjà un bon bout de temps. Mais je n’ai jamais trouvé quelque chose qui me convenait. Le tatouage marquisien m’a conquis et un tatoueur marquisien habite à Moorea. Plusieurs copines se sont déjà fait tatouer par lui, sans aucun souci. On est passé le voir, il m’a fait des esquisses et lors de notre passage suivant à Moorea, je me suis allongée sur sa table sur sa terrasse, le jour des 2 ans du départ de notre voyage.

Mon tatouage symbolise la mer, le voyage à la voile, les liens familiaux, mes trois enfants, la force et le courage. En plus j’ai un tipanier (fleur) et la raie manta. Mon idée d’origine était une raie manta avec les pétroglyphes à l’intérieur, mais j’ai été conquise par sa proposition.

La photo a été faite même pas 1 heure après avoir fini le tatouage. Aucune rougeur et aucune goutte de sang ! Et à la question de ma benjamine, « que ferais-je s’il ne me plaît plus quand je serai vieille ? » : je mettrai des chaussettes !
Par contre, 3 semaines plus tard, j'avais des boutons plein les jambes puis au bras. C'était une allergie, qui partait et revenait tout au long de la journée. Au bout de 10 jours et de la visite chez le médecin, la pharmacienne a trouvé mon problème, je suis allergique à l'huile de Tamanu. C'est une huile qui aide à cicatriser et que je mettais quotidiennement sur mon tatouage, puis sur les boutons qui me piquaient. Après-coup c'est logique, mais il en a fallu du temps pour savoir ce que c'était. En attendant, je me serais bien arrachée la peau des jambes.

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Baie de Vaiare

Après quelques jours dans la baie de Cook, près de chez mon tatoueur, nous sommes allés mouiller dans une nouvelle baie. Nous l’avions vue depuis la route lors de notre tour de l’île et elle nous a beaucoup plu.

On se dépêche d’entrer dans la passe entre 2 ferrys (Tahiti-Moorea), car ils y entrent à toute vitesse, c’est impressionnant. On se mouille au nord, près de l’hôtel Sofitel dans une eau limpide. On est tout près du récif, qui n’est pas si large, ainsi on a des spectacles de sauts de baleines presque tous les jours, à environ 400m du bateau. C’est calme, on se sentait presque en vacances. Bon, il y a toujours encore l’école, qui est la partie qui prend le plus de temps dans la journée. Mais niveau réparations, on était presque à jour, ça fait du bien.

De nouveaux bateaux sont arrivés, dont TEMPTATION. On les avait croisés aux Marquises lors de la ballade pour aller à la chocolaterie. Cette-fois, on a pu faire plus ample connaissances et lier une bonne amitié. Leur fils, de l’âge de Cyliane, s’entend très bien avec nos enfants et c’est avec joie qu’il est venu passer une nuit à bord. Ils viennent de St-Barthélémy et étaient encore chez eux alors qu’on visitait leur île ! Quel dommage qu’on ne se soit pas connu avant. Il est marin-pêcheur et à moitié réunionnais. Il nous a beaucoup appris en technique de pêche et en cuisine réunionnaise !

C’est ensemble que nous avons quitté Moorea pour nous rendre à Tahiti, chacun de nous ayant des colis qui devaient arriver.

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L’attente semble longue

Dans l’attente de l’arrivée de nos batteries, on passe notre temps comme on peut entre Moorea et Tahiti. Parfois on fait de chouettes choses, puis parfois on a l’impression de stagner, et même dans un endroit paradisiaque, on en a marre !  La navigation me manque, j’ai envie de sortir les voiles, voir du neuf. Ça pèse également chez les enfants, qui passent leur temps entre l’école et les jeux. La plupart des bateaux d’enfants sont déjà partis.

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Nous avons visité la fabrique de jus Rotui / Vins Manutea à Moorea, qui en plus de faire du jus fait aussi des alcools, dont du vin blanc et du mousseux d’ananas !  Malheureusement ils n’avaient pas d’arrivage de fruits ce jour-là. Mais la visite et la dégustation étaient intéressantes.

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Nous avons passé beaucoup de temps à faire des films et photos pour notre problème de chaîne d’ancre qui rouille. Nous l’avions posée neuve mi-décembre 2018 et elle est déjà complètement rouillée par le milieu, pourtant on avait acheté une chaîne de marque Vigouroux, qui était censée être de bonne qualité. Ca fait depuis le mois d’août que nous essayons de faire valoir la garantie, ça prend beaucoup de temps et d’énergie.

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Nous avons été fêter Halloween à Papeete puis à Punaauia (où se trouve la marina), où les enfants ont fait le plein de bonbons et retrouvé des copains.

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J’ai aussi profité de faire le service de nos gilets de sauvetage à gonflage automatique. Les enfants se sont amusés à essayer les leurs et se sont intéressés aux différents systèmes de déclenchements (nous en avons 3 différents). Malheureusement mon gilet est cuit. Il ne tient plus l’air et est irréparable. Nous avons bien des gilets de rechange, mais à système de pastille de sel, qui est très sensible au moindre contact à l’eau. Je m’imagine tourner assez rapidement en bonhomme Michelin quand je m’occupe de la grand-voile par mer agitée. On ne trouve pas beaucoup de choix dans l’île et les commandes ne sont pas possibles, car ils sortent du magasin prêts à l’emploi, ce pourquoi il est impossible de les envoyer par avion. Heureusement nous avons fait la connaissance d’un néo-zélandais qui s’est proposé de m’en organiser un. Il enlève et garde le flacon d’air comprimé et l’envoi ne pose plus aucun problème. Il ne reste plus qu’à attendre l’arrivée d’un colis supplémentaire…

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2 jours à la marina

Ca y est, on a reçu une place à la marina pour 2 jours afin d’échanger nos batteries. A peine amarrés, Stéph est allé chercher nos batteries, qu’il a amenées une par une avec un diable. Elles font 66kg/pièce ! Au moment de monter la première batterie à bord, voilà qu’un local vient nous prêter main forte, merci à lui !

Stéphane les a mis à équilibrer de suite afin de les monter le lendemain. En attendant, il a démonté pour la 3ème fois l’évier de la cuisine pour refaire les joints qui ne restent jamais étanches longtemps.

Le lendemain était pris par l’échange des batteries. Notre ami Gérald de GABIN (connu aux Canaries) est venu prêter main forte avec un copain, qui nous prenait les vielles batteries. Toute une journée en charge et nous devrions être prêts pour quitter la marina le surlendemain matin.

Stéph a profité d’avoir l’annexe relevée pour réparer le tacon de notre annexe. Pour l’histoire, c’est l’annexe échangée sous garantie, dont le revendeur a ouvert le carton au cutter en faisant une belle incision dans le boudin. Etant la dernière annexe en stock, le revendeur a fait réparer l’incision, mais le tacon commence à se décoller ! Si on avait voulu une autre annexe, on aurait dû attendre la prochaine livraison, 9-10 mois plus tard…

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Les filles aident à nettoyer les cales alors que Stéphane s’occupe de l’évier

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