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Tahiti – Huahine

publié le 15 sept. 2019 à 22:51 par Sailing Olena
Nous partons en fin d’après-midi, passant à l’intérieur du lagon pour sortir à la rade de Papeete, ce qui nous ferait un meilleur angle par rapport au vent. Pour les passages en fin de piste de l’aéroport, nous devons à chaque fois demander l’autorisation de passer, et devons attendre l’atterrissage d’un avion pour continuer notre chemin. Pour la sortie de la passe, la vigie nous demande de rester en stand-by sur leur canal, car il y a beaucoup de trafic. Effectivement, nous suivons un cargo sortant, croisons un cargo entrant et derrière nous, une navette rapide sort pour se rendre à Moorea. Nous sommes en mer et loin des autres bateaux à la tombée de la nuit. Ma seule crainte, les baleines, nous sommes assez proche de Moorea où nous en avons croisé de trop près. Je sais qu’elles sont partout autour de ces îles, mais une fois Moorea passé, j’étais plus tranquille.

Le vent n’était pas très fort, régulier et dans un bon angle. Si nous voulions suivre notre route et passer par le sud de Huahine, nous aurions dû affaler la grand-voile pour sortir 2 voiles à l’avant en papillon (une voile de chaque côté). Car en catamaran, nous ne pouvons pas sortir la grand-voile assez sur le côté à cause des haubans (câbles maintenant le mât) qui sont attachés plus à l’arrière que chez les monocoques. Le vent complètement arrière ne convient pas pour la grand-voile.

Je fais une autre route passant par le nord, et je me rends compte avec surprise, que la distance jusqu’à la passe est la même. C’est ainsi que nous avons tourné autour de l’île, profitant des différentes vues.

Par moment le vent est vraiment tombé bas, nous naviguions plus qu’à 2 nœuds, parfois moins. Comme il n’y avait presque pas de vagues et très peu de houle, les voiles ne tapaient pas et restaient plus ou moins bien remplies par le peu de vent. Nous avons continué notre route à vitesse d’escargot, sans mettre de moteur en marche. Nous avions le temps d’arriver et avons beaucoup apprécié ce passage. C’est 22 heures après notre départ que nous retrouvions nos amis SERENITY au mouillage, mais avant de les voir, nous avons eu la surprise d’être accueilli par un dinghy, c’était notre ami Gérald de GABIN. Quel accueil, ça fait plaisir !
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