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Sorties plongées

publié le 20 avr. 2019 à 17:19 par Sailing Olena

SERENITY et nous voulions aller voir les fameux requins marteaux de Kicker Rock (León Dormido). Comme nous ne laissons pas les enfants seuls et que de les prendre avec nous coûtaient 300.- USD de plus, nous avons réservé 2 sorties différentes.

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Kicker Rock (León Dormido)

Les hommes sont partis plonger et sont revenus ravis. Leur veux ont été exhaussés. Deux jours plus tard, c’est les femmes qui sont parties plonger. La sortie était encore bien organisée, on s’est d’abord arrêté vers une baie pour faire du snorkeling et avons profité de la faible profondeur pour faire un check-dive. Les guides nous font faire 2 petits exercices pour voir comment on réagit et ils peuvent ainsi voir si on gère notre flottabilité. Les 3 plongeurs avec nous étaient tous des débutants, ils se sont bien débrouillés niveau exercices et flottabilité par contre ils ont fait un gaspillage d’air impressionnant ! 

On se rend vers les tombants, le guide nous informe encore que ceux qui ont peu d’air remontent avec son assistant, ce qui m’a soulagé car vu l’air qu’ils ont gaspillé. Il fait un bref briefing et on saute à l’eau. Tout se passe bien, on voit un requin marteau passer au loin, un gros requin à pointe noire, une raie aigle puis une raie manta passent. Tout le monde glisse un peu et on se retrouve plus profond que prévu. Au vu du temps et de la profondeur, je monte un peu essayant de faire monter le groupe, car plus on est profond, plus on utilise de l’air. Le guide le voit, fait signe de monter un peu puis il redescend, ce qui fait descendre tout le monde. Au moment où on arrive au banc de poisson où nous étions sensés aller jouer dedans, l’un des plongeurs montre qu’il est à court d’air. Bah oui, à ces profondeurs et avec le gaspillage, c’était à prévoir. Mais à notre grosse surprise, il a fait sortir tout le monde de l’eau. Ce fut la grosse déception, au prix qu’on paye les sorties plongées ! Pour la deuxième plongée, il s’est tenu à son briefing, déjà nous étions moins profonds, les débutants ont moins gaspillé l’air en surface et il a fait sortir ceux à court d’air tout en continuant de plonger avec nous. Cette-fois, nous avons pu aller jouer dans le banc de poissons et c’était génial. A l’intérieur, il faisait nuit-noire ! Ils tournent autour de nous, des murs de poissons !

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Alors que nous étions tous à bord, il y eut un petit brouhaha sur le bateau d’à côté. Un requin baleine était à côté et nous a passé dessous. Nous avons pu voir sa couleur, sans trop reconnaître sa forme. Il plongeait et nous ne pouvions pas sauter à l’eau.

Nous avons fait une sortie plongée à Punta Pitt ensemble tous les 4. ALKYONE ont gardé nos enfants, MERCI à eux ! Nous avons longé toute l’île en speed-boat car le site se trouve au nord-est de l’île. On a fait une petite halte devant des rochers comportant un trou et le ranger nous a expliqué que ces rochers ainsi que Kickers Rock ont été faits avec la cendre d’un volcan qui s’est durci en retombant en pile. La roche est fragile, on ne peut pas y grimper dessus. D’ici quelques millénaires, ces rochers n’existeront plus.

Nous avons sauté à l’eau où il y avait des otaries. A peine la tête sous l’eau qu’elles nous tournaient autour. Elles sont très curieuses. A un moment j’étais agenouillée parterre quand l’une vient me voir de près, puis elle renifle mon genou avant de repartir jouer plus loin. Ouah, c’était génial ! Ensuite nous nous sommes promenés, suivant notre guide et le groupe (car interdit de plonger seuls aux Galapágos), voyant plein de poissons, des requins etc…

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La deuxième plongée fut sympa, mais le guide allait un peu vite. Il y avait bien son assistant à l’arrière quelque part, mais je me suis perdue. En fait, on a vu une raie, je l’ai filmée, Jost l’a filmée pendant que je partais à 4-5m en filmer une autre. C’est peut être allé 1 minute, je me retourne, plus personne ! Il faut dire que la visibilité n’était pas très bonne, car il y avait plein de plancton. Je m’active pour les trouver, je fonce, le guide avait dit rochers à droite, mais il y a des rochers partout ! Je cherche 1 minute puis fais surface comme le veut le protocole. L’assistant sort peu après moi, je le rejoins et nous rejoignons le groupe. Arrivés en bas, Stéph, Suzi & Jost étaient manquant. Ils avaient fait demi-tour pour me trouver et ils ont perdu le groupe. C’est en remontant à la surface qu’ils ont retrouvé l’assistant et ont pu rejoindre le groupe juste à temps pour voir un requin se faisant pourchasser par une otarie ! Les requins de recifs et les requins marteaux sont assez peureux et les otaries très joueuses aiment les chasser. Pourtant l’otarie fait partie du garde-manger de certains requins !

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Après la plongée, on a fait une marche d’une bonne heure avec le ranger. J’espérais voir un fou aux pieds bleus et j’ai été plus qu’exhaussée. Les fous aux pieds bleus, contrairement à ceux aux pieds rouges (notre Gaston), ne nichent pas dans les arbres. Le mâle choisi un endroit au sol, dépose ses excréments en cercle, y dépose 3-4 brindilles et voilà le nid ! A l’approche d’une femelle, il danse en levant les pieds pour montrer sa belle couleur bleue, c’est comme ça qu’ils se reconnaissent. Nous étions en pleine période de ponte, il y avait des tas de nids occupés, parfois à 10cm du sentier. Les femelles (grandes iris noires) et les mâles (petits iris noirs avec pourtour blanc) gardaient les 1-2 œufs qu’ils avaient. On passait très près d’eux, ils ne bougeaient pas ! L’un des nids avait déjà 2 oisillons ! L’histoire de ces oiseaux est triste, le premier œuf a 10 jours de plus que l’autre, les parents nourrissent le grand, s’il reste quelque chose, c’est pour le petit, qui n’est qu’un plan B au cas où le premier ne survivrait pas. Il arrive souvent que le petit ne survive pas. Parfois le grand le pousse hors du nid ou le tue, sous les regards des parents qui ne s’en mêlent pas.

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Nous avons également vu quelques fous blancs et bruns aux pieds rouges qui nichaient dans des arbres. Très jolie ballade en partance d’une plage de sable doré où se trouvaient quelques otaries.

L’un des bébés otaries était mourant, il était petit et bien maigre. Le ranger nous a expliqué que l’otarie a souvent un petit chaque année et allaite pendant 3 ans. Le grand est souvent pendu aux tétines et boit beaucoup. Il ne reste plus grand-chose pour les suivants. De plus, avec cette grande population, il faut que les bébés retrouvent la bonne maman !

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