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Les îles de Las Perlas

publié le 21 mars 2019 à 20:30 par Sailing Olena

Enfin nous pouvions lever l’ancre pour rejoindre SERENITY aux îles. Nous recevions les coordonnées GPS de leur lieu d’ancrage et leur avions envoyés des SMS et un message sur Iridium que nous arrivions.

Nous avions peu de vent et aussi peu de vagues. Etant vent arrière, nous avons pu sortir notre spi Parasailor. Ce fut une traversée très agréable, malgré la lenteur de l’avancée.

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Nous arrivions peu avant le coucher du soleil à l’endroit où SERENITY se trouvait le soir d’avant. L’endroit était magnifique, peuplé de plusieurs centaines de pélicans et aucun bateau à l’horizon. Bizarrement nous avions un peu de réseau et avons pu contacter SERENITY qui n’avait reçu aucun de nos messages. Un rendez-vous fut pris pour le lendemain.

Le lendemain matin au réveil, pas un pet de vent ! C’est maintenant ou jamais ! Je m’attaque à attacher la grand-voile pour pouvoir la soulever et agrandir notre lazy bag. Stéphane est venu me prêter main forte. Nous avons installé la machine à coudre sur le toit afin de ne pas devoir démonter tout le lazy bag. J’ai ajouté une bande afin d’élargir notre lazy bag qui était trop petit pour enfermer la partie arrière de notre nouvelle voile.
J’ai profité de ma machine pour fabriquer quelques pavillons de courtoisie qu’il nous manquait : Galapagos, Gambiers, Marquises, Tuamotus & Polynésie.

C’est en fin d’après-midi que nous avons retrouvé nos amis à un mouillage entre 2 petites îles désertes. Le lendemain nous nous rendions vers une autre petite île déserte. La plage était belle, il y avait 3 couleurs de sable différents. Des pierres de couleur jaune/rouge se mélangeaient aux pierres grises.

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Nous avons fait un tour en annexe pour remonter une rivière de la plus grande île de l’Archipel. Très joli, mangroves, plantes, oiseaux, une nature magnifique. Je crois même avoir aperçu un crocodile ou alligator.

Partout où nous allions, des centaines de Pélicans s’y trouvaient. C’est superbe de déjeuner et de les voir pêcher tout près du bateau. Ils piquent les uns après les autres dans l’eau comme un avion qui largue des bombes.

Nous avons passé vers l’île San Telmo, espérant voir l’épave du sous-marin Explorer. Nous étions marée haute, le sous-marin devait être complètement submergé. Nous avons continué notre chemin.

Nous naviguions d’îles désertes à baies désertes. Le décor est superbe, sans pour autant ressembler aux îles des Caraïbes. Par contre, comme partout, les plages sont remplies de plastique. Les vagues amènent chaussures, bouteilles PET et plein d’autres accessoires en plastique. J’ai fait une petite vidéo, c’est bien triste.

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La pêche a bien repris

Enfin, plus d’un an après notre dernière prise, enfin nous avons attrapé un poisson à la traîne !  On n’a pas pêché énormément aux Caraïbes à cause de la Ciguaterra, mais suivant où, essayé sans rien attraper. D’abord nous avions une belle Bonite en partant de la marina. Ensuite c’est entre les îlets de l’Archipel que nous attrapons des poissons ressemblant à des petits thons à poids jaunes, il s’agit du Thazard sierra. En moins d’une heure, nous en avions 3, assez pour nourrir les deux bateaux. On s’est régalés, c’est un poisson excellent! Le lendemain, rebelote, dès que nous étions près d’un récif ou îlet, ça mordait sans cesse.

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Cartes maritimes peu fiables

Tout comme aux îles San Blas, nous avons dû réaliser que les cartes maritimes Navionics, que nous achetons et utilisons pour naviguer, ne sont pas fiables, car il manque des récifs et même des rochers ! Nous avons également les cartes CM93, qui sont encore moins détaillées. Heureusement, nous avons les cartes Bauhaus (Panama), sur lesquelles nous naviguons. Par contre, quelques heures après avoir ancré à marée haute, nous avons eu la surprise de voir des rochers sortir de l’eau à l’avant de notre ancre, alors qu’il n’en était rien dans toutes nos cartes.
Ça donne à réfléchir pour la suite de notre voyage, car la Polynésie n’est pas l’un des endroits les plus simple à naviguer.

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Contadora

Après quelques jours, nous sommes allés à l’île la plus touristique, Contadora. On nous a dit de ne pas y aller le week-end, que ce serait bondé. Les ferrys amènent du monde et il y a même un petit aérodrome. C’est donc avec plein d’attentes que nous échouions notre annexe à la plage. La première plage n’avait pas d’accès à la route, nous changions de plage, dérangeant un couple, car nous étions sur une plage nudiste! En trois pas, nous nous retrouvions sur la plage de l’autre côté de l’île et pouvions rejoindre le village. Nous suivions épaves sur épaves. D’abord celle d’un ferry sur la plage, ensuite un énorme complexe hôtelier abandonné (il s’agit de l’Hôtel Contadora Resort, un hôtel luxueux de 300 chambres, où les accords de paix des Amériques centrales ont été signés), puis un petit avion qui a dû atterrir en oubliant de sortir son train d’atterrissage.

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Nous étions arrivés « au village » et la déception fut grande. C’était mort ! Quelques bars vides, quelques maisons, une supérette, une station-service qui devait être la seule de l’île. Par contre, nous avons vu 1 genre de chevreuil qui broutait à côté de la piste d’atterrissage, 2 animaux ressemblant à de gros cochons d’inde et 2 perroquets. Un bout de forêt avec plein de lianes, je n’en ai jamais vu autant ! Après un petit apéro, nous retournions aux bateaux.

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Nous y sommes restés une journée de plus, le temps de faire quelques bricolages et de terminer de nettoyer les coques des bateaux.

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Annexes coincées

Nous avions laissé les annexes sur la plage à marée descendante. Nous avions bien monté la nôtre pour pouvoir la cadenasser à un arbre. En s’échouant sur la plage, nous avions remarqué les rochers et avions visé une bande de sable et échoué juste en face.

A notre arrivée, la vision fut comique. Deux annexes à 50m du bord de l’eau, entourées de rochers ! C’est dommage qu’il faisait nuit, j’aurais adoré faire une photo.
La mer s’était bien plus retirée que ce qu’on pensait. Ma première pensée fut de faire demi-tour et attendre la marée montante qui devait être tard dans la soirée. Mais les hommes eurent une meilleure idée. L’annexe de SERENITY est bien plus légère, nous l’avons portée par-dessus les rochers (pas très hauts) pour la mettre à l’eau et se rendre aux bateaux. Peu après minuit, nous sommes retournés récupérer notre annexe.

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