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Fakarava

publié le 10 juil. 2019 à 15:25 par Sailing Olena

A peine ancrés, voilà de la visite. RONDO que nous avions plus vus depuis Panama sont passés. Ils nous ont donné plein d’infos car ils partaient le lendemain.

Nous nous promenons dans le petit village de Tetamanu (une pension et quelques maisons), au bord de la passe sud. Ce fut à l’époque la capitale des îles Tuamotu. Un ouragan a détruit la capitale, on y voit encore le vieux cimetière et les murs de l’église.

On croise une dame qui tresse des feuilles de palmiers. Elle nous explique que c’est pour la toiture de 2 nouvelles cases de la pension. Il faut 500-600 nattes pour faire un toit. Une natte (de toit) se compose de 2 nattes tressées ensemble. Ça en fait des feuilles !

Le centre de plongée est sur pilotis, en plein sur le récif. On y voit des tas de requins de récifs à pointes noires, un gros napoléon et plein de petits poissons multicolores comme à travers une vitre. On passe y boire quelque chose et se renseigner. Ils n’ont plus de place pour les prochaines sorties.

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L’église est décorée de coquillages et de nacre.



Hirifa

La météo va se gâter, un système approche et nous amène des vents forts sur plusieurs jours. Nous partons le lendemain pour Hirifa, une île au coin NE de l’atoll, où nous serons protégés des vagues. C’est à 1h de navigation de Tetamanu.

Il y a déjà une vingtaine de bateaux, mais le mouillage est très grand et il n’y a presque pas de patates de corail. L’ancrage est facile, la tenue bonne, c’est l’endroit parfait pour les jours qui viennent. De plus, il y a 6-7 kids-boats dont certains que nous connaissons déjà. Que demander de mieux ?

Depuis que nous sommes aux Tuamotus, à part 1 jour, c’est nuageux, on se fait mouiller tous les jours, parfois plusieurs fois. C’est un peu comme en Bretagne l’été. Les polynésiens et les plaisanciers qui sont là depuis plusieurs années nous disent que la météo n’est pas normale. Nous pensons que c’est parce que nous sommes dans une année El Niño.

Le temps empire. On passe certains jours à ne pas voir le soleil de la journée ! Il pleut beaucoup, nos cuves se remplissent bien. Nous récoltons même de l’eau pour SERENITY. C’est pas le top pour nos batteries, nous devons régulièrement mettre la génératrice en marche, les panneaux ne donnent pas assez de courant.

Nous avons fermé le cockpit, malgré ça, tout est humide, ça pue. Ca n’aide pas notre combat contre la moisissure. Le moral de la troupe est assez bas. On se croirait en Suisse en plein automne, des jours entiers de pluie, avec l’avantage de ne pas avoir le brouillard. On a froid et on s’habille de training, jaquettes et parfois chaussettes. Malgré les 23-25°, le vent et l’humidité donne l’impression qu’il fait plus froid.

Parfois on va se promener avec d’autres familles, on traverse l’île pour aller voir les vagues en dehors de l’atoll. La mer est déchaînée ! Le vent est fort, les rafales vont jusqu’à 44 nœuds. Les enfants vont parfois les uns chez les autres, mais moins que d’habitude. Timeo est allé voir un film avec d’autres enfants, un autre jour, c’est nous qui avons fait après-midi cinéma et 9 enfants étaient devant la télé à engloutir des popcorns. 

Parfois, entre deux fronts, on peut passer quelques heures à la plage. On y voit des chiens adorables et des cochons, dont un mâle qui ne donne pas envie de s’approcher.

Nous y avons fêté les 13 ans de Sigri, la fille de VEGA. Il y avait plein d’enfants et ils ont fait une course d’étapes. C’était sympa.

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Plongées dans la passe

A peine arrivés à Hirifa, nous contactions le centre de plongée de la pension. Avec notre dernière expérience de plongée dans une passe, j’avais envie de faire ma première plongée dans la passe sud, où en plus il y passe quelques bateaux, avec un professionnel. Michel avait de la place pour le lendemain de notre arrivée, tôt le matin (on plonge selon les marées).

Tout était organisé pour nos enfants. On les a laissés au lit. Après le déjeuner Elina a appelé KNOT HOME (USA) par VHF pour qu’ils viennent prendre Timeo. Les filles sont restées sur le bateau, tout en sachant que MAPLE (CAN) étaient là en cas de besoin. Ils sont même passés voir si tout allait bien. Nous étions de retour vers midi. Merci à Tracy & Janet d’avoir veillé sur nos enfants afin qu’on ait pu plonger tous ensemble.

Nous avions la bonne surprise d’être juste entre nous, c’est-à-dire avec SERENITY et VEGA, tous des plongeurs confirmés. Michel notre guide était super, il nous a dit s’être fait plaisir, apparemment avoir que des bons plongeurs à bord ne doit pas arriver très souvent.

La passe est connue pour ses requins, il y en a 700 qui y vivent, pour la plupart des gris de récif, des pointes noires et des pointes blanches. Parfois il y en a encore d’autres espèces. Il y a eu une expédition où ils ont plongé dans la passe pendant 24h. Ils ont fait un film documentaire s’intitulant « 700 requins dans la passe » (peut être dans Youtube pour les intéressés).

Nous sautons à l’eau en dehors de l’atoll et longeons le récif. Plusieurs dizaines de requins, puis nous entrons dans la passe, quelques pointes blanches sont couchés parterre puis au-dessus, encore des groupes de plusieurs dizaines de requins qui nagent. Incroyable ! J’ai eu la chance de voir beaucoup de requins lors de mes plongées, mais je dois dire qu’en 1 plongée à la passe sud, je pense en avoir vu plus que lors de mes 550 plongées regroupées.

Nous nous arrêtons à divers endroits, on se couche comme sur le bord d’un balcon et on regarde les requins nager. On se rend dans une petite grotte où l’on se couche les uns à côté des autres, les requins passent encore plus près de nous. Les requins sont craintifs, le fait d’être un peu cachés nous aide à les voir de plus près. Ils nagent par groupe, la plupart des espèces doivent nager afin de respirer, ce pourquoi ils font des vas et vient.

On en a vu plus d’une centaine, si pas le double. Mis à part les requins, le récif de corail est magnifique. Il est tel qu’à mes débuts en plongée en 1993 à la barrière de corail en Australie. Ca faisait des années que je n’avais plus vu un si beau récif. Et qui dit récif dit aussi plein de poissons multicolores.

Nous avons fait une petite pause d’une heure avant de retourner sous l’eau pour une 2ème heure de plongée. C’était similaire, mais tout autant magnifique.

A la fin de la plongée, alors que nous faisions nos paliers, un pointe blanche est venu se coucher derrière nous. Nous le regardions lorsque Michel est allé derrière lui pour le caresser. Je n’aime pas qu’on touche les animaux, je secouais déjà la tête puis je m’arrête stupéfaite. Michel a commencé par la queue, remontant gentiment le long du dos, caressant l’aileron et le requin avait l’air d’apprécier ! On aurait dit un chat qui ronronnait ou un chien qui appréciait les caresses. Alors que Michel caressait un peu à l’avant de l’aileron, le requin est parti tout gentiment, il en avait eu assez.

Je n’ai jamais vu ça ! Je suis contente de l’avoir vu une fois, mais je ne le ferai pas. Ça reste des animaux sauvages, on ne les touche pas.

 

Kite & Surf

Un de nos voisins vendait ses planches à voile, car ils sont à la fin de leur voyage. Stéphane a toujours dit que s’il avait l’occasion, il en achèterait. Jost et lui sont allés voir le matériel et ils sont revenus avec 2 planches, 2 mâts et 3 voiles (dont 2 à faire réparer). Le prix était intéressant.

Nous devrions alléger OLENA, voilà qu’on a du matériel en plus. Où ranger tout ce bazar ? Stéphane est le seul à savoir faire de la planche à voile et ça doit faire 30 ans qu’il n’en a plus fait.

Dès que le vent le permet, Jost, Susi et Stéphane partent à la plage avec le matériel faire de la planche. Jost & Susi en faisaient beaucoup en Europe. Parfois Stéphane fait de la planche et Jost du Kite. Hirifa c’est l’endroit idéal pour ces sports. Ce n’est pas pour rien qu’un couple de plaisanciers y a leur école de Kite.

Stéphane doit s’habituer au matériel, car à l’époque, c’était de très grandes planches, là elles sont beaucoup plus courtes, la technique n’est pas la même. Il progresse bien, malgré que le vent ne soit pas idéal.

Les enfants ont aussi envie d’apprendre, le vent est encore trop fort pour eux et il vaut mieux attendre avoir réparé la plus petite voile.

Je regrette que le voisin n’ait pas eu un laser (petit voilier) à vendre. Là j’aurais pu l’utiliser, ainsi qu’Elina. Mais pour ranger ceci sur Olena, ça aurait été l’angoisse.

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Lever de soleil à Fakarava

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