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Soufrière (Sainte Lucie), 11-12.02.2018

publié le 19 févr. 2018 à 17:10 par Sailing Olena   [ mis à jour : 19 févr. 2018 à 18:16 ]

Une fois les hommes de retour, nous repartions pour trouver une baie plus protégée. A la sortie de la baie, nous avions que 11 nœuds de vent, on sort la grand-voile. A peine suis-je derrière, je vois que le vent a fraîchi, je retourne à l’avant et y met un ris. 10 minutes après mon retour, j’y retourne pour encore une fois rétrécir ma voile. Décidément, ce n’était pas un jour pour faire de la voile tranquille. Et les vagues n’étaient pas géniales non plus.

Nous n’avions pas encore de guide des Antilles et nous suivions les conseils de Jean-Paul de TUBALCAIN et des petits guides pour marins que j’avais téléchargés sur internet. La baie des Pitons était une option, mais il y avait plein d’énormes bateaux de riches, dont l’un avec un hélicoptère sur sa plage arrière. Nous avons donc opté pour la deuxième option, Soufrière, où Jean-Paul avait mentionné « visite du village ». Avant l’entrée de la baie, Jürgen de SINA, à l’avant, nous informe qu’on prend les services du boat boy Johnny avec un bateau rouge, il nous réserve des bouées. Malheureusement l’info est arrivée quelques minutes trop tard, nous avions un autre boat boy, Derek qui était déjà à nos côtés en train de faire affaire avec Stéphane. Je lui ai passé l’info pour Johnny, Derek me disant de dire à Johnny que Derek était en premier… une vraie concurrence ! Nous avons été escortés à la bouée derrière SINA et nous espérions qu’il n’y aurait pas trop de guerre entre Johnny et Derek, qui apparemment ont grandi ensemble.

Ces boat boys vivent dans les villages de pêcheurs et se démènent pour les bateaux de touristes qui arrivent. C’est leur gagne-pain. Ils ont ainsi gagné leur provision sur les bouées, les poissons qu’ils nous ont organisé et autres services. Des enfants de 8-10 ans sur des planches viennent au bateau, nous offrant de nous débarrasser de nos ordures et quémandant du coca ou des biscuits. De suite nous avons envie de leur en donner, mais si nous le faisons, tous les enfants accourent et on ne pourra plus s’en débarrasser. Nous avons distribué quelques t-shirts, casquettes et savons aux boat boys et quelques casquettes et savons aux 3 enfants. Un autre boat boy est arrivé avec quelques fruits et nous avons pu acheter des mangues !

Lotti et Paul auraient bien voulu sortir le soir, mais à cet endroit, mieux vaut ne pas laisser le bateau sans surveillance dès la nuit tombée (c’est valable pour toutes les Caraïbes au mouillage). Ce fut une sage décision, nous avons appris après-coup que Soufrière n’est plus un endroit très sûr.

La nuit, nous avons en plus des attaches normales, attaché notre annexe au bateau à l’aide d’un câble et d’un cadenas. Stéphane a même tiré des cordes au-travers des escaliers des deux coques pour que si quelqu’un y venait en douce, qu’il s’y encouble. Heureusement, nous n’avons pas eu de visite.

Le lendemain matin, nous sommes allés à terre pendant deux heures visiter la ville. Lotti et Paul n’ont pas voulu venir et sont restés au bateau, surveillant les deux bateaux. Les hommes ont de suite trouvé un magasin pour se réapprovisionner de matériel de pêche. Nous avions attrapé une dorade coryphène à l’heure du repas lors de la traversöe, mais une fois de plus, nous l’avons perdue avec l’hameçon cette-fois. Si vous croisez un coryphène avec un piercing, c’est peut-être le nôtre.

Le boat boy nous a ramené aux bateaux et nous avons monté l’ancre pour nous rendre à Marigot Bay. SINA avait des amis qui les attendaient à Rodney Bay, ils y sont donc allés directement, nous avions prévu de les y rejoindre le lendemain.

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