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Retour sur Carriacou

publié le 30 sept. 2018 à 09:43 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 09:43 ]

Nous levons l’ancre, cap sur Carriacou. Nous avons le vent en plein de l’arrière et il ne souffle pas fort. C’est la bonne occasion de ressortir notre Parasailor et de voir si les réparations ont bien été faites.

Comme nous avons peu d’expérience avec cette voile (un genre de spinacker) et que la dernière fois elle s’est déchirée lorsqu’elle s’est aplatie contre le mât, j’étais un peu stress. Nous savions que c’est arrivé à cause de la grand-voile qui a enlevé le vent au spi. Les vendeurs nous ont dit de toujours utiliser la grand-voile avec le Parasailor. Mais après notre incident, pleins de proprios de Parasailor nous ont dit qu’il ne fallait surtout pas avec un catamaran, parce que ça enlève le vent du spi ! Après tous les préparatifs, nous voilà près à le lancer. Mon papa à la barre, Stéph et moi sur le pont. Tout s’est déroulé sans incident et notre magnifique voile nous a amené jusqu’au nord de Carriacou.

Les réparations faites en Martinique étaient parfaites. Peu de voileries réparent les Parasailor, qui ne sont pas fait en tissus de voile, mais de parapente. Parasailor ne donne qu’une seule et unique adresse pour les réparations en Caraïbes : Incidence voiles au Marin. Et là-bas, une seule personne fait ces travaux. Notre voile n’a pas été facile à réparer, car elle était déchirée sur beaucoup de bandes différentes et même sur une bande latérale. Du travail de pro, parfait et joli!

C’est près de notre escale que nous avons dû affaisser le Parasailor, car nous étions sous le vent de l’île. Quelques minutes au moteur plus tard, nous jetions l’ancre à l’Anse la Roche. C’est un magnifique endroit, marqué dans le guide comme ancrage journalier, mais parfait pour y passer la nuit tant qu’on est protégé du vent et de la houle.

On était ancrés près de la plage, les enfants en ont profité pour nager jusqu’au bord et faire du paddle. Nous étions seuls, la liberté totale ! Puis vers les rochers au sud de l’anse, nous avons fait du snorkeling, les fonds étaient beaux.

Le lendemain matin, il nous fallait aller à Hillsborough faire la clearance d’entrée. Puis Stéphane s’est un peu promené avec mon papa en ville pour organiser de quoi faire de la grillade. Car l’après-midi même, nous prenions une bouée (toute neuve) à Sandy Island, et y avons fait un BBQ !

Cette fois, nous n’étions pas seuls sur l’île. Il y avait deux guides accompagnant un couple, arrivé le matin en avion de Grenade et qui y repartait quelques heures plus tard en ferry, ainsi qu’un autre couple local.
Ma maman a trouvé le cadavre d’une tortue sur la plage, elle devait être sortie de son œuf le matin même et n’a pas survécu. Les tortues n’ont pas la vie facile, parmi tous les œufs pondus, très peu arrivent à l’âge adulte.

Nous avons passé quelques heures sur l’île, c’est un endroit très sympa. Je suis allée me promener et voyant tout le plastique et les quelques bouteilles traîner, j’ai commencé à ramasser. Puis j’ai trouvé un sac, que j’ai pu remplir. Au final, j’ai rempli 2 sacs à poubelles de déchets. C’est triste tout le plastique qui s’échoue sur les plages et toutes les bouteilles, canettes… que les gens laissent sur l’île.

Ayant vu un palmier de petite taille, j’en ai profité pour couper une jolie feuille. Car ça fait un moment que je voudrais essayer de faire des corbeilles tressées.

Le lendemain, nous sommes retournés à Tyrell Bay, Stéphane avait besoin d’un rendez-vous chez l’ostéopathe. Quant à nous tous, un petit tour au supermarché pour profiter de la bonne Wifi n’était pas un luxe ! C’est muni de 3 laptops et de 4 portables que nous avons squatté l’une des tables à pique-nique du supermarché.

Nous avons dû nous dépêcher de rentrer, car nos visites n’allaient pas tarder. Bernadette et Pascal de VALHALLA, un bateau très connu en Antarctique (multiples expéditions pendant des années) étaient nos invités. Ils sont arrivés les bras chargés de cadeaux pour Timeo. Ils lui ont offert certains jouets que leur fils Gaston, un ado aux études en France, utilisait à son âge. Leur bateau c’est toute une histoire et il est à vendre ! www.voilier-grand-voyage.com

Nous avons profité de ce court séjour pour visiter le trou à cyclones dans les mangroves, qui est accessible en annexe mais fermée aux bateaux, sauf en cas de cyclone. Ce jour-là, la mangrove était en train de se remplir de bateaux.

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