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Période cyclonique, l’ouragan Béryl

publié le 20 août 2018 à 00:06 par Sailing Olena   [ mis à jour : 20 août 2018 à 00:06 ]

Le terme cyclone est un terme général qui regroupe les dépressions, tempêtes et ouragans, qui ont pour différence, uniquement la force du vent. J’expliquerai plus en détail ci-dessous.

Nous sommes en pleine période cyclonique (1er juin à fin novembre) et contrôlons tous les jours la météo cyclonique. Il y a plusieurs sites que nous suivons, dont celui de la National Hurricane Center (NHC) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). C’est un site américain, l’Amérique donne gratuitement accès aux informations qui peuvent aider à améliorer la sécurité des humains, donc on y trouvera toutes les informations. Surtout pour le bassin des Caraïbes, vu qu’ils sont concernés.

Quand une perturbation cyclonique pourrait probablement se développer, une croix est mise à son emplacement sur la carte avec une indication de la zone de déplacement. Dès l’apparition d’une croix jaune (moins de 40% de chance de formation) on regarde les prévisions 2 à 3x par jour. Parfois ça passe vite à l’orange (40-60% de chance) puis rouge (plus de 60% de chance). J’ai vu Debby jaune le soir, orange le lendemain matin et tempête nommée vers 14h ! Debby ne nous concernait pas, mais c’était intéressant à voir évoluer. Alors que d’autres croix apparaissent pour disparaître quelques jours plus tard.

Voilà l’apparition d’une croix jaune qui nous concerne ! Ca va pas long c’est une tempête nommée Béryl puis ça passe vite à l’ouragan. Il est encore au milieu de l’Atlantique mais avance sur nous à la latitude 10°N, nous sommes à 12.3°N ! Toutes les prévisions indiquent qu’il va monter contre le nord, mais il poursuit sa route sur les 10°N. Chaque jour les prévisions reprennent le nouveau point de son emplacement et tracent de nouvelles lignes de déplacement montant un peu au nord. Au bout de 3 jours, j’ai vraiment commencé à me soucier. Nous pouvions certes partir au sud, mais 10°N c’est très au sud, c’est plus bas que Trinidad ! Il y a un trou a cyclone (endroit entre les mangroves où on peut aller s’attacher) où nous étions à Tyrell Bay, mais ça donne quand même à réfléchir où on sera le plus en sécurité.

Heureusement, Béryl a commencé sa montée contre le nord. Puis les nuages de sable du Sahara et les vents de hauteur ont rendu la vie dure à Béryl qui n’était plus qu’en stade dépression lors de son passage sur les îles Antillaises. Béryl a amené beaucoup de pluie à certains endroits, ainsi que des coups de vents. Nous n’avons rien ressenti à Carriacou.

 

La classification des cyclones pour ceux que ça intéresse

Les cyclones ont des vents qui tournent en rond, on appelle ça circulation cyclonique. Dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pour la partie nord de l’hémisphère. Comme dit plus haut, seul la force du vent les différencie.

Par vent de moins de 63km/h, on parle de dépression tropicale.

De 63-117 km/h on l’appelle tempête tropicale et elle est nommée, càd elle reçoit un prénom d’après une liste préétablie, en suivant les lettres de l’alphabète. Par exemple, le nom de la 5ème tempête de la saison commencera par un E.

De 118-153 km/h c’est un ouragan de classe 1, il fait des dégâts aux constructions légères, arraches des branches d’arbres, inonde des routes côtières, crée éboulements et glissements de terrain.

De 154-177 km/h c’est un ouragan de classe 2, il fait des dégâts aux toitures, portes et fenêtres, importants dégâts à la végétation, endommage les installations portuaires, les bateaux rompent leurs amarres et les routes côtières sont coupées.

De 178-209 km/h c’est un ouragan de classe 3, il détruit les constructions légères, fait quelques dommages aux murs de constructions en dur, grosses inondations aux zones inférieures à 1.5m d’altitude, dégâts et dommages importants.

De 210-249 km/h c’est un ouragan de classe 4, il fait de gros dégâts aux constructions en dur, arrache des toits, fait de gros dégâts aux rez-de-chaussée des maisons à proximité des côtes, grosses inondations aux zones inférieures à 3m d’altitude.

De plus de 249 km/h, c’est un ouragan de classe 5, lui détruit de nombreux bâtiments, installations portuaires, routes, réseau de télécommunication de distribution d’eau et d’énergie, fait des gros dégâts aux rez-de-chaussée des bâtiments des zones inférieures à 4.5m d’altitude et à moins de 500m du rivage.

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