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Martinique – Marie-Galante

publié le 16 mars 2018 à 22:35 par Sailing Olena   [ mis à jour : 20 mars 2018 à 05:00 ]

Comme nous avions décidé de se rendre en Guadeloupe sans passer par la Dominique, que nous visiterons en descendant, nous sommes partis en fin d’après-midi, juste avant la tombée de la nuit. Une traversée de nuit pour partir et arriver de jour. Un peu plus loin de la place d’ancrage, voilà qu’on trouve une planche de paddle à la dérive. On la ramasse, elle doit appartenir à l’un des bateaux au mouillage. Nous appelons par VHF, demandons qui l’aurait perdue. Aucune réponse. Nous n’avions pas le temps de retourner et de chercher le propriétaire, il allait faire sombre. Théoriquement, ce qui dérive appartient à celui qui le récupère, mais bon, on espère croiser son propriétaire un jour et la lui remettre. En attendant, on l’utilisera.

Longer la côte de Martinique fut un moment calme, la nuit fut noire. Le passage entre la Martinique et la Dominique fut une machine à laver en mode essorage ! Les vagues tapaient. J’attendais qu’une chose, arriver à hauteur de Dominique pour être à l’abri des vagues. Quant au vent, on nous avait dit rester à au moins 5 miles des côtes pour ne pas être coupé du vent. Nous avons cherché entre 5 et 7 miles, mais il n’y en avait pas, l’île nous le coupait. C’est au moteur que nous avons longé la côte.

Le second passage entre la Dominique et la Guadeloupe était étonnamment pas si mouvementé. Par contre, pour nous rendre à Marie-Galante, il nous fallait tirer des bords (faire des zigzags pour aller contre le vent) pour rejoindre l’île. Le vent nous poussait à l’est des Saintes. J’avais d’ailleurs fait la remarque à Stéph « tant pis pour TUBALCAIN, on va aux Saintes, on peut aussi y faire l’immigration ». Mais Stéphane a préféré continuer selon nos plans. Il faut dire que la mer était agréable.

Nous avons fait cap sur Grand Bourg, le seul endroit de l’île possédant un poste de douane. On arrive au port en même temps que le bateau d’une famille américaine, VENTUS. Venant de droite, ils passent devant et ancrent un peu trop en arrière pour qu’on puisse se mette derrière eux. Nous sommes dans un port pas très grand, dont la moitié des pontons prévus ne sont pas encore construits. On doit donc ancrer, et il y a plusieurs autres bateaux à l’ancre et des ferrys qui doivent pouvoir manœuvrer. On se met quelque part pour quelques heures, le temps d’attendre 14h, l’heure d’ouverture des bureaux. Je m’y rends avec Timeo, nous traversons un village désert mis à part quelques personnes à un café. L’office du tourisme est fermé, je demande à une dame, c’est un jour férié, la mi-carême !

Nous avons passé par le café,  histoire d’avoir un peu d’internet pour voir nos messages. TUBALCAIN avaient changé leurs plans et étaient aux Saintes. Ah bein mince, si nous avions eu internet à bord, on aurait pu se croiser.

Nous partons nous ancrer à Saint Louis et verrons pour faire l’immigration un autre jour.
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