Blog‎ > ‎Laure‎ > ‎2018-19 Caraïbes‎ > ‎

Les autres arrivées de la Route du Rhum

publié le 2 déc. 2018 à 09:02 par Sailing Olena   [ mis à jour : 2 déc. 2018 à 09:02 ]

Nous sommes au mouillage juste au coin qui entre à la marina, exactement entre les 2 villages que nous voyons bien d’OLENA. Les nouveaux arrivants de la course passent à côté de nous pour se rendre d’abord au village de l’Acte Mémorial puis à nouveau pour se rendre à la marina.

On suit l’avancement des bateaux sur internet, écoutons le passage de la ligne sur la VHF puis les regardons passer.

Le soir où le bateau Hugo Boss était censé arriver, Stéphane le suivait sur internet. On n’a pas compris ce qu’il faisait à la pointe de la Guadeloupe. Après quelques vannes, on en a déduit qu’il avait dû aller s’abriter dans la baie pour y faire quelque chose à l’abri du vent. Nous étions en ce moment bien loin de l’idée qu’il ait pu s’échouer parce que le skipper exténué, parti dormir une heure, n’a pas entendu sonner son réveil.

Stéphane s’est levé plusieurs fois la nuit pour voir l’avancement et le matin, il est parti en annexe pour voir l’arrivée, car il avait l’impression que peu de bateaux étaient sortis. Il n’est pas allé jusqu’à la ligne, mais s’est fait plaisir, malgré le grain qui l’a trempé.

Le soir, nous nous promenions au village de la marina et regardions les dégâts de Hugo Boss. Le foil tribord (genre de dérive) était complètement délaminé et ne rentrait plus dans le bateau. La pointe avant était cassée et la coque avait des bosses et trous sur tout le côté tribord et beaucoup à l’avant. Le choc (et réveil du skipper) a dû être violent. Après avoir vu la peine qu’ont les bateaux chavirés de se sortir, on a été étonnés qu’Alex Thomson ait pu se sortir, de nuit, tout seul à l’aide de son moteur (ce qui lui a donné une pénalité de 24h et le passage de la 1ère  à la 3ème place Imoca). C’est là qu’on voit que ces skippers sont de grands professionnels. Chapeau !

Et voilà qu’on entend « hé les suisses ! », on se retourne, c’est l’équipe de Joyon, ils nous avaient reconnus.

En repartant, nous passons avec l’annexe voir les dégâts d’Hugo Boss d’un peu plus près. 2 de l’équipe étaient en train d’essayer de mettre du scotch noir comme réparation temporaire. En quelques signes entre l’un d’eux et Stéphane, nous voilà amarré à côté d’Hugo Boss et un de l’équipage saute dans notre annexe. Stéphane l’a aidé à scotcher tous les trous (hors de l’eau) et écorchures pendant que son collègue et moi tenions l’annexe le long d’Hugo Boss. C’était des anglais très sympathiques !

Comments