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L’alimentation sur le bateau

publié le 13 juil. 2018 à 08:43 par Sailing Olena   [ mis à jour : 13 juil. 2018 à 09:03 ]

Le début de notre voyage fut prometteur. Nous avons mangé nos meilleurs légumes au sud de l’Espagne grâce à notre ami Miguel. La viande était bonne et peu chère, nous pêchions bien. Depuis notre arrivée aux Caraïbes, c’est un peu la déception.

Niveau pêche, de la Martinique et plus au nord, il faut faire attention à cause de la ciguatera (maladie qu’ont les poissons à cause d’une algue), puis la pêche avec les sargasses qui tirent sur les leurres ou les arrachent, ce n’est pas drôle. Donc on pêche quasi plus.

Niveau viande, à part le poulet congelé, on ne trouve rien de bon. Stéphane avait trouvé de jolis steaks de bœuf en Martinique et en Guadeloupe, les deux fois, on s’est retrouvé à manger de la semelle ! Du côté français, on trouvait encore de bonnes saucisses et hamburgers, mais du côté anglophone, ce n’est pas ça. Nous avons testé différentes saucisses, et souvent, nous avions l’impression de manger du pain. Nous rêvons d’un bon steak de viande rouge ! Pour ça, nous risquons d’attendre encore un bout de temps.

Niveau fruits et légumes, le choix est assez petit. Du côté français, le choix est bien plus grand, mais tout est importé de France/Espagne, les prix sont souvent en conséquence, et les fruits et légumes traités. Par exemple, les pommes sont superbes rouges et bien brillantes, car elles ont une couche de paraffine. Il faudrait les peler. Du côté anglophone, les prix flambent et le choix est très réduit. On essaye de manger du local, mangues, fruits de la passion, pommes d’eau, bananes, dachine, patate douce… Nous avons essayé les fruits Jaque, corossol, pomme-cannelle… mais on en trouve pas souvent à acheter.

C’est un thème qu’on discute souvent entre plaisanciers. Comme nous avons tous un petit budget (car nous vivons sans salaire), nous sommes tous à la même enseigne. On se refile des tuyaux, recettes etc… J’ai commencé à acheter des légumes congelés pour la consommation le même jour ou le lendemain. Mais en pays anglophone, là aussi, le choix est petit et hors de prix.

Pour l’instant, j’apprends à cuisiner des boîtes de conserve !!! Moi qui n’étais pas fane de boîtes, dès notre arrivée à la Barbade j’étais heureuse d’avoir un bon approvisionnement en boîtes ! J’en fais de bonnes paëlas, lasagnes … Même la viande, nous en avions acheté en boîte pour la transat. Certaines, comme le jambon, c’est mangeable. Mais d’autres, comme le corned beef, c’est infect. Quand on ouvre une boîte, l’odeur est la même que les boîtes de bouffe pour chats ! Et franchement, visuellement c’est pareil ! La seule manière de les « cuisiner » pour que ça passe, c’est en lasagne avec beaucoup de sauce et d’autres choses.

Nous avons découvert les cassoulets (en boîte, achetés en pays français), à ma grande surprise, les enfants en raffolent et nous aimons bien aussi.

Je commence également à cuisiner des lentilles, pois et haricots secs. Surtout pour en faire des salades pour midi. Je les cuis dans la marmite pression afin d’économiser du gaz.

Les supermarchés en pays anglophones sont généralement assez spéciaux. En rayon conserves de fruit on y trouvera parfois des huiles moteurs. Certains n’ont aucun produit frais, les fruits & légumes se trouvent au marché. Et au marché, on ne paye pas le même prix qu’un local ! La viande se trouve dans les congélateurs, il est rare de trouver du frais.
Nous avons visité un magasin très sympa à Bequia, où la chambre arrière contenait plein de frigos et congélateurs bahut sans porte transparente. Il faut tout ouvrir et chercher ce qu’ils contiennent.
Stéphane y a même trouvé de la fondue suisse fabriquée par Emmi !

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