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La confection du dighy cover

publié le 11 déc. 2018 à 16:41 par Sailing Olena   [ mis à jour : 11 déc. 2018 à 16:53 ]

On avait commencé à réaliser les patrons du dinghy cover (une protection des boudins de l’annexe) à Grenade sur une plage, puis j’avais squatté une scène d’un resto pour transférer les pourtours sur le tissu. Pour la couture, le fil que j’avais acheté avec le tissu ne fonctionnait pas avec ma machine. Il passait pourtant dans l’aiguille, mais il se tortillait avant le trou en faisant des nœuds et quand ça ne le faisait pas, j’avais des problèmes de tension. Nous avons donc cherché du fil dans plusieurs voileries et shipshandlers. J’ai même été dans des merceries, qui ont rarement du fil anti-UV qui est quand même assez spécifique. En utilisant le fil normal, toutes les coutures auraient lâchés dans les quelques mois.

J’ai enfin trouvé du fil anti-UV à Pointe-à-Pitre qui passe dans ma machine à coudre, je suis donc parée pour l’attaquer. J’ai à nouveau jeté un œil au tutoriel vidéo de Sailrite. C’est la marque de la Rolls Roys des machines à coudre pour le plaisancier, car elle est faite pour coudre les voiles et autres tissus très épais. Elle me fait envie, mais elle vaut quand même 1’250.- US$, prend beaucoup de place et est très lourde.

Je découpe mon tissus Sunbrella (anti-UV) à l’aide d’un fer chaud, ce qui m’épargne de faire les zigzags. Puis vient la découpe de la bâche PVC pour renforcer les trous du cover aux endroits des sangles etc… Mon cover ressemble à un vrai Emmentaler, il a des trous partout !

Après la pose des renforts en PVC, arrive le moment le plus corsé, c’est-à-dire l’assemblage, car il y a beaucoup de tissus et le creux de la machine a une grandeur standard. Je roule le tissus afin qu’il prenne le moins de place et le pose sur mon épaule pour pouvoir coudre. Ça marche, mais ça passe de justesse.

Je rajoute du PVC sur tout le pourtour, pour protéger le tissu, car c’est là qu’on râpe le plus souvent à quai. Puis j’essaye de faire une bavette pour l’avant, car Stéphane en veut une. Ce n’est pas facile et je fais au mieux. Auparavant j’avais ajouté 2 petites poches à l’arrière ainsi qu’un porte-feu (lumière) à l’avant.

Après 8 jours de couture, voici mon dinghy cover terminé. Il aura fallu en tout 9 jours de travail dont bien 1-2 jours d’aide de Stéphane.

Je suis satisfaite de mon travail, il est mieux réussi que ce que j’appréhendais, car après avoir vu tant  de covers faits maison qui flottaient sur le boudin, j’avais peur que le mien fasse pareil. Heureusement ce n’est pas le cas ! Stéphane doit encore ajouter des attaches velcro sur les boudins intérieurs, ça tendra le tissu encore plus.

Nous allons fêter la finition de mon cover au resto, nous avons choisi de suivre les conseils d’INSPIRATION et de chercher ce fameux resto aux grosses brochettes de bonne viande. Après le tour des cartes de tous les bistrots des alentours du port, nous l’avons enfin trouvé. Nous avons commandé des menus brochettes, pour les enfants et pour nous. L’assiette des enfants était tellement grosse qu’elle aurait bien suffi à un adulte ! Sur les brochettes poulet on y trouvait même un pilon de cuisse, et les autres pièces étaient tout aussi grandes. 4 pièces de viande par brochette, à part Elina, les enfants n’ont pas pu finir leur assiette. Quant à nous, après une bonne entrée, 6 énormes pièces de bonne viande rouge pendaient à nos brochettes respectives. On a si peu mangé de bonne viande rouge depuis notre départ d’Europe, que je m’imaginais tout pouvoir manger. J’ai à peine réussi à manger le tiers ! Stéphane a réussi à avaler le double de moi, et tous ses accompagnement, alors que moi j’y ai presque pas touché. Heureusement, ils vendaient des doggy-bags, et nous avons pu ramener les restes avec nous.

Quant au dinghy cover, lors de notre aller-retour au resto, nous avons dû constater qu’il y a un petit problème. A une certaine vitesse, l’avant de l’annexe se lève et de l’eau passe entre le cover et le boudin à l’arrière. Des petits jets sortent des trous des poignées arrière et le reste qui ne peut s’écouler suit le boudin jusqu’à s’écouler à l’intérieur de l’annexe.

On trouvera certainement une solution. En attendant il faut naviguer soit lentement, soit vite, mais pas entre-deux.


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