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Escale technique

publié le 20 juin 2018 à 19:44 par Sailing Olena   [ mis à jour : 20 juin 2018 à 19:44 ]

Notre escale au Marin, endroit pas très joli avec une eau qui donne pas envie de s’y baigner, était, mis à part le cas de garantie de notre annexe, une escale technique. Car au Marin, on y trouve presque tout ce qu’il faut. Et s’il n’y a pas, ça se commande en France et ça arrive dans la semaine (en général).

Eric, le gréeur qui était passé à Fort-de-France est passé pour nous montrer les échantillons pour un nouveau lazy-jack (un gros sac, dans lequel la grand-voile se range sur la bôme). L’ancien lazy était en toile avec PVC à l’intérieur, c’était étanche et la voile baignait dans l’eau après chaque pluie. La toile sur le dessus était cuite, bien trop pour la réparer.
Nous pensions le faire changer à Trinidad, mais Eric, un régatier, savait de quoi il parlait et nous avons décidé de peut-être payer un peu plus en Martinique mais d’avoir un meilleur produit. La commande a été passée, nous allons avoir un lazy en PVC (bâche de camion). J’aurais voulu un peu de couleur, mais nous avons choisi en fonction du facteur solaire et avons opté pour le beige. Ça ne sert à rien d’avoir un joli bleu marine comme l’anti-UV de la voile avant, pour que la voile à l’intérieur se retrouve dans un four et que nous nous brûlons à la bâche lorsqu’on ouvre ou ferme le lazy. Peu après, nous avons commandé des cagnards dans la même étoffe, ce sont des bâches pour fermer les côtés, dans l’espoir que les vagues entrent moins dans le cockpit, puis des poches pour mettre les écoutes (cordages).

J’en ai profité pour refaire un gros service au winch de l’écoute de la grand-voile, qui commençait à faire des bruits suspects. J’avais commencé les services de winch par celui-ci, c’était en été 2016, et comme ils ne sont pas couverts/protégés, il était temps de le refaire.

Stéphane a tiré des câbles électriques entre les moteurs et le tableau de commande. C’est notre petit moussaillon qui a été tout heureux de l’aider. Ce fut une joie pour lui de se faufiler dans des trous et de tirer sur des câbles.

Notre rail auto-vireur de la trinquette (petite voile avant) n’était toujours pas étanche, malgré que Stéph et Paul l’ont démonté et recollé l’été dernier. Cette-fois, Stéph a fait des chanfreins dans les trous des vis afin que le joint y pénètre bien. On croise que ce soit étanche à présent.

Stéph s’est encore attelé à notre système de récupération d’eau. Nous avions prévu des ouvertures à l’arrière, mais avons réalisé que la plus grosse partie de l’eau s’écoule à l’avant. Il a donc transformé des entonnoirs afin de les fixer sur les coins du toit. Pour l’instant on a 2 systèmes différents et tous deux fonctionnent à merveille !

J’ai aussi fait pas mal de couture, j’ai trouvé du tissus Madras et j’en ai fait des protections pour nos sièges en cuir. Les enfants sont souvent à genoux sur le canapé, et ils y font des petites coupures avec leurs ongles d’orteils ! De plus, comme ils sont en maillot de bain la plupart du temps, c’est plus agréable pour la peau et le canapé, d’avoir un tissus entre-deux.

Alors que j’amène nos déchets, je découvre un filet de trampoline. J’entends un ami plaisancier me dire « si j’étais au Marin, je ferais les poubelles tous les jours, on y trouve plein de choses utiles ». Là j’hésite, j’ose ou pas ? Je regarde, personne et j’ai un grand sac vide. Hop, dans mon sac, ni vu, ni connu. Ça fait un moment que je lorgne notre filet que je devrais remplacer, pour le transformer. Mais devant l’énorme travail pénible que ça va être, j’attends. Et là, j’avais la matière première sans devoir m’attaquer au notre. Il me fallait 2 bouts que j’ai transformé, après les avoir passés en machine, en poches à gants/lignes de vies sous le siège pilote et en gros hamac sous la table du cockpit.

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