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En route pour la Guadeloupe

publié le 2 déc. 2018 à 08:44 par Sailing Olena   [ mis à jour : 2 déc. 2018 à 08:44 ]

Une centaine de miles nautiques nous séparent des Saintes, îles au sud de Guadeloupe. C’est à nouveau plus de 12 heures de navigation qui nous attendent, ce qui veut dire qu’on va voyager de nuit afin de partir et arriver de jour. Ici dans les tropiques, le jour dure 12 heures, tout comme la nuit. Moins d’une demi-heure après le coucher de soleil, il fait nuit noire comme en pleine nuit.

Nous prévoyons de partir dans l’après-midi, ce qui laisse du temps à Timeo d’avoir sa copine Témoé (MALOYA) à bord pour jouer quelques heures.

Puis il se met à pleuvoir des heures, nous attendons l’accalmie pour que je puisse aller à la marina faire notre clairance sans être trempée. L’heure de notre départ est repoussée, à la joie des enfants qui passent plus de temps avec Témoé.

Nos amis Flo & Pierre d’ENOLA qui ont les mêmes projets sont partis juste avant la pluie, nous pensons être quelques heures derrière eux et je me réjouis déjà d’avoir de leurs nouvelles quant à l’état de la mer dans le canal de Dominique. Ayant eu marre de la pluie interminable, ils se sont arrêtés et nous les avons dépassés.

Nous continuons notre chemin, rejoint par un autre bateau au niveau de Fort-de-France, SAGITTA. C’est un 3-mats, promène-touristes, que nous avons déjà croisé plusieurs fois à Grenade. Ça fait plaisir de ne pas être seuls sur la route et de les voir près de nous sur l’écran AIS ainsi que de voir leurs lumières. Ils sont à environ 2 miles à l’arrière bâbord.

Puis je découvre sur l’écran radar un autre bateau, un peu plus proche, à l’arrière tribord. Il n’a pas d’AIS et je ne le vois pas aux jumelles. Je cherche ses feux de navigations, mais j’en vois pas, sur le moment je suppose que c’est à cause des lumières de Dominique à l’arrière. Je le surveille pendant des heures, il m’irrite, car il nous suit et je ne sais pas ce que c’est, en pleine nuit on a toujours une pensée pour les pirates. Je vois SAGITTA tout près, et eux le sont encore plus selon le radar et je ne vois rien !

Dès l’aube, je distingue le catamaran en question, c’est un bateau charter, sans feu de navigation ! De vrais imbéciles ! Ça vous viendrait à l’idée de rouler de nuit sur une route peu fréquentée sans phares ? C’est ce que ce bateau faisait.

Au nord de Dominique, SAGITTA nous quitte, le charter nous dépasse, car sous le vent de l’île, nous ne poussons pas les moteurs, on avance tranquillement à 4.5-5 nœuds.

Dans le canal des Saintes, dont les vagues ne sont pas plus mauvaises que dans celui de Dominique, nous dépassons à nouveau le charter, malgré que nous sommes sous ris 2 (nous ne pouvons plus utiliser le 1er ris). Nous sommes tous près l’un de l’autre à l’entrée du petit chenal entre les îlots pour entrer dans la baie des Saintes, il se met à l’arrière de nous, très près!

Les abords des îles françaises antillaises sont pleins de casiers à poissons/langoustes des pêcheurs, il y en a partout. Ce matin, il y en avait plein devant l’entrée du chenal qui était large d’une centaine de mètres ! C’est en faisant des zigzags pour éviter les bouées des casiers que nous entrions dans le chenal.

Au bout de 16h30 nous posions l’ancre dans la baie des Saintes, nous avions parcouru 195km. A nouveau nous comparons à la voiture, il nous aurait fallu moins de 2 heures ! Ça confirme à nouveau que la voile est le moyen le plus lent de se déplacer. Avant ces deux trajets, nous n’avions jamais comparé les temps et distances par rapport aux voitures.

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