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Encore de bien mauvaises surprises de nos vendeurs

publié le 4 nov. 2018 à 17:57 par Sailing Olena   [ mis à jour : 4 nov. 2018 à 18:12 ]

A peine hors de l’eau qu’on découvre à nouveau des surprises de nos vendeurs. De ce fait, notre bateau était devenu le phénomène de cirque du chantier. Beaucoup venaient voir et même le chef du chantier amenait ses employés voir comment il ne fallait surtout pas faire des réparations sur une coque. Tous étaient choqués d’apprendre que ça avait été fait par le chantier naval (et marque de bateau, mais pas de notre bateau) à Canet-en-Roussilon !

Lors de la visite de notre bateau, il y avait 6 lampes sous-marines qui avaient l’air d’avoir déjà pris un peu d’eau. C’est bien beau, mais ça sert à pas grand-chose et ce sont des trous à travers la coque ! Il y avait aussi 5 passes-coques (des trous à travers la coque qui servent en général à faire entrer ou sortir de l’eau, comme pour les WC, refroidissement moteurs ou frigos etc…) dont personne ne connaissait l’usage, sauf un sonar qui apparemment ne fonctionnerait pas. Comme le vendeur nous disait « nous sommes le chantier XY, nous avons le personnel compétent, nous savons faire…. » nous avons demandé de reboucher tout ça. Lors du premier passage de l’expert, notre vendeur s’était fait remonter les bretelles. Les vis des lampes avaient été poussées à l’intérieur et les trous bouchés avec du mastic. Ils ont dû refaire une couche de polyester par-dessus. A l’intérieur aussi, ils ont dû refaire des corrections !

Avec le nouvel anti-fouling, on sentait à peine la forme des patches, tout avait l’air ok. L’expert n’avait pas vu, car le bateau était à l’eau lors de son 2ème passage. Là, en ressortant le bateau de l’eau, les patches de polyester tombaient comme des sparadraps ! J’en ai même un entier que je garde, tant que c’est incroyable ! On ne pourrait pas nous croire si on ne pouvait pas le montrer.

En fait, ils ont meulé un peu jusqu’au gelcoat et ont refait la stratification polyester sur le gelcoat en partie et la partie extérieure sur de l’anti-fouling ! C’est clair que ça ne pouvait pas tenir ! Normalement, on doit tout poncer jusqu’à la fibre de verre pour faire coller le tout. Certains visiteurs ont même dit qu’on avait de la chance de flotter encore ! D’autres ont dit que c’était criminel de la part du chantier de nous laisser partir à travers les océans en famille (le chantier était au courant de nos projets de tour du monde avec 3 enfants) avec des réparations de coque pareilles. Effectivement, certains petits trous ont eu une petite infiltration d’eau, mais pas encore grand-chose. Heureusement qu’on a sorti le bateau ici !

Quant à notre chantier vendeur, vu qu’on avait fini au tribunal contre eux et que même si on gagne en France, ça ne change rien. Ils peuvent faire traîner l’affaire des années en faisant appel sur appel pour des raisons qui ne seraient même pas valables en Suisse, on a fini par signer un accord, ce qui ne nous donne plus le droit de réclamation de leurs travaux. En plus, l’entreprise est très bien vue, tant au niveau boursier (le PDG est un gros de la bourse) qu’au niveau du département, car il engage énormément de personnel depuis le pôle-emploi (chômage).

Nous avons trouvé un local, un rasta qui a souvent son joint à la bouche, mais qui bosse vraiment bien ! Il est venu voir et a réparé 13 trous très professionnellement. Lors des réparations, il pleuvait à verse, 2 patches ont eu contact avec de l’eau. Il ne badine pas, il a tout enlevé et recommencé ! Nous avons été très contents de son travail. Il a également été faire des réparations sur GRAN LARGO, parqués à côté de nous, à leur entière satisfaction, ainsi que chez LUCKY LILLY, qui l’emploient depuis des années. Son nom est Vaugh, mais il est aussi connu sous SELASSIC, le nom de son bateau de pêche, car il est pêcheur de langoustes.
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