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De l’eau douce en grande quantité !

publié le 20 août 2018 à 00:17 par Sailing Olena   [ mis à jour : 20 août 2018 à 00:17 ]

De retour après avoir déposé les enfants, nos 2 récipients de récolte d’eau débordaient ! Comme nous n’avons pas encore trouvé tout le matériel nécessaire pour connecter nos entonnoirs jusqu’aux cuves, on doit transvaser l’eau nous-même. Notre cuve étant déjà presque pleine d’eau de pluie, nous ne pouvions remplir plus. Nous nous sommes renseignés s’il était possible de rincer le dessalinateur à l’eau de pluie. Pas de problème, donc on peut remplir l’autre cuve qui était vide !

C’est allé bien vite, nous vidions le récipient d’un côté que celui de l’autre était déjà plein, et la cuve de 300 litres était pleine très rapidement! L’une des cales était sale, Stéphane a quasiment vidé une des cuves d’eau pour nettoyer la cale. La cuve fut remplie à nouveau en très peu de temps.

Nous avons profité de nettoyer le bateau et après le nettoyage du toit, Stéphane a mesuré l’eau de pluie, 1-2 ppm (particules par million) alors que l’eau de notre dessal est entre 200-400 ppm (bonne qualité). Bluffés par ces chiffres, on a rempli toutes nos bouteilles de boisson directement à l’entonnoir ! C’est de l’eau de l’Atlantique, qui n’a survolé aucune usine, elle est pure ! Par contre c’est marrant, elle avait un petit goût de caillou. Serait-ce les nuages de sable du Sahara ?

J’ai profité de bien me laver les cheveux. C’était un luxe de pouvoir s’asperger d’eau douce à gros seaux d’eau ! Mes cheveux étaient doux comme rarement !

On voyait les bateaux aux alentours s’affairer tout comme nous à profiter de cette pluie. Nous avons dû sourire, le mari du bateau voisin était emmitouflé dans une pèlerine, alors que sa femme était en slip de bain et seins nus. Bah ouais, avec ce temps, autant porter le moins, c’est ça de moins à sécher. En plus, il ne fait pas froid !

Puis tous nos récipients étaient pleins d’eau, nous n’avions plus de possibilité d’en stocker plus. Ma réaction m’a surprise, je regardais l’eau tomber et disais « toute cette eau potable gaspillée dans la mer ! ». Ca me faisait presque mal de voir ça et ne pas pouvoir en récolter plus. Alors qu’à la maison, quand il pleuvait à verse je râlais et toute cette eau, je m’en fichais. C’est marrant comme on change !

Après tout ce temps sous la pluie, nous avions gentiment froid. On s’est mis sous la couette pour voir un des tout premiers films de Louis de Funès, que nous ne connaissions pas. Ca faisait bien longtemps que nous n’avions plus vu de film !

L’eau aux alentours de nous était brune, c’était dégoûtant. Surtout quand on sait qu’il n’y a aucun traitement des eaux usées sur ces îles. Toute l’eau sale et toute la saleté de l’île (déchets plastiques compris) se déversent dans la mer. On ne voulait même pas mettre la génératrice en marche, ni aucun moteur d’ailleurs. Car ces moteurs utilisent l’eau de mer pour se refroidir. Quant aux frigos, nous n’avions pas le choix, ça doit tourner. Mais les filtres étaient dans un sale état. Chose étonnante, le lendemain l’eau était bleue !

Certains endroits de Grenade étaient bien inondés. Nous avons vu des vidéos impressionnantes. Le carnaval des enfants ainsi que la compétition junior de steel pan (ou drums) ont dû être repoussés.

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