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Corvée d’eau et de lessive

publié le 19 mai 2018 à 21:46 par Sailing Olena   [ mis à jour : 19 mai 2018 à 21:46 ]

Nos réservoirs d’eau quasi vides, nous ne voulions pas utiliser notre dessal au mouillage de Saint Pierre. Avec la pluie, la rivière a amené beaucoup de terre dans la mer et de plus, là où nous étions, ça ne sentait pas très bon. Gilles nous a informé où on pouvait se ravitailler en eau.

Stéphane se faisait déjà du souci, nous n’avons pas de jerricans pour l’eau, nous en avons déjà plein pour le diesel et l’essence, on ne veut pas encore s’encombrer de ça. Pas de souci, je garde les grosses bouteilles d’eau 5, 6, 7 et 8 litres que Stéph a déjà voulu jeter à plusieurs reprises! Nous en avons 3 que nous remplissons directement de la dessal pour boire (sans passer par les réservoirs), mais moi, j’en ai plein de vides cachées dans mes réserves de nourriture ! Car c’est dans ces bouteilles que je conserve ma farine, riz, semoule etc…

C’est muni de nos 16 bouteilles vides, qu’Elina, Stéphane et moi partons en dinghy s’amarrer au ponton. Nous avons laissé Stéph au ponton, car il a mal au dos. Elina remplit les bouteilles au robinet et moi je fais les voyages. Nous avons fait ainsi, 4 voyages sur 2 jours pour remplir un de nos réservoirs. Le second peut contenir uniquement l’eau de notre dessal, car on doit le rincer avec sa propre eau, et s’il y a du chlore dedans, ça casse les membranes.

Quand on porte ainsi 300 litres d’eau, on comprend encore mieux pourquoi il faut économiser l’eau sur un bateau !

Lors d’une promenade, j’avais été voir les prix des laveries. Une machine de 18kg à 9€, impossible de faire moins cher sur le bateau. J’ai pu laver tout notre linge, le lit d’Elina et celui de Cyliane dans une seule machine. Au bateau, j’aurais dû faire 3 machines, faire tourner la génératrice environ 4 heures et utilisé 150 litres d’eau ! Si on calcule l’eau du dessal et la génératrice, une machine nous revient à € 22.- ! Et pour quelques Euros de plus, j’ai même pu faire sécher une bonne partie de la lessive. C’est très agréable, car vu qu’on avait un vent dans les 20 nœuds, je ne pouvais pas bien pendre le linge entre les haubans et les voiles à l’avant, là où j’ai le plus de place.

J’ai profité du temps de la machine pour aller faire quelques achats lourds, vu que j’avais notre diable pliable. Je suis revenue au bateau avec mes commissions et linge, chargée comme un mulet !

Le lendemain, je retournais à la laverie avec les housses de nos coussins extérieurs. Comme nous mangeons dehors, les housses sont toujours sales. Dès qu’on a assez d’eau, nous les lavons à la main en les frottant avec une brosse. Cette-fois, nous les avons démontés et testé de les laver en machine et c’est bien plus pratique ! Même à la laverie, j’y ai fait une rencontre très intéressante. Les gens ici sont vraiment adorables !

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