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Camp de travail sur Olena

publié le 21 janv. 2019 à 21:30 par Sailing Olena   [ mis à jour : 21 janv. 2019 à 21:30 ]

Nous avons passé 3 semaines à Saint Martin, malheureusement nous avons visité bien moins que ce qu’on pensait. Olena avait du travail pour nous, l’île a plusieurs shipshandler (magasins d’articles de bateau) où l’on pouvait éventuellement trouver des pièces.

En chemin pour Marigot, la commande de notre seul winch électrique, qui sert à hisser la grand-voile, s’est bloqué en marche rapide. La voile était presque tout en haut quand c’est arrivé et j’ai eu le bon réflexe, heureusement ! Stéphane a démonté le relais et vu le problème. Il l’a nettoyé et réparé. Il a aussi démonté le relais du guindeau (moteur qui remonte la chaine d’ancre) et fait le service comme à l’autre. On en a acheté un de remplacement au cas où l’un des deux viendrait à être hors service.

Lors d’une petite ballade, l’un des winch ne bloquait plus, donc inutilisable. Quelques heures plus tard, tout allait bien. J’avais fait les services en automne 2016, il était plus que temps de le refaire. J’en ai fait 3, le travail consiste à tout démonter, tout nettoyer, tout graisser ou huiler selon l’endroit et tout remonter, sans perdre de pièce ! Ça a l’air de rien mais ça prend du temps. Les premiers que j’ai fait, il me fallait 5 heures, là en utilisant de l’essence, qui est un bon nettoyant, j’en ai pour la moitié moins de temps. J’aime bien, ça me change des autres tâches.
Alors que je m’affairais sur mes winches, Stéphane bricolait plein d’autres choses et s’amusait à regarder les réactions des passants (en annexes), apparemment ça devait être marrant. Moi j’ai rien remarqué. Par contre, après l’envoi d’une photo à Jake de DREAMCATCHER, il m’a demandé si j’avais pu les remonter ! Ça m’a rappelé le premier que j’avais démonté à Canet-en-Roussillon, les menuisiers du chantier sont passés et ont fait une drôle de tête en me demandant si je pensais arriver à tout remonter (j’étais seule, Stéph était en Suisse) et surtout à la tête qu’ils ont fait quand j’ai répondu « aucune idée ». On ne pose pas ce genre de questions aux hommes !

Mes drapeaux Suisses maisons à base de bâche tiennent bien, par contre le tissu rouge, n’étant pas du Sunbrella, a passé au rose. On a mis de la peinture sur le tissu, on verra comment ça tient.

https://sites.google.com/a/sy-olena.ch/sy-olena/blog/blog-laure/_draft_post/20181230_sac_commis_vide.jpg
En attendant ma commande de tissus, j’ai sorti l’ancienne voile de nos copains FALKOR et j’ai déjà fait 2 sacs. Le premier est un sac à commissions qui se monte sur notre chariot. A part le velcro et les œillets, tout est de la récupération. On fait avec les moyens du bord ! Le sac est énorme, on ne passe pas inaperçus quand on le remplit à la caisse, ni quand on se promène dans les rues.
Le 2ème sac est une copie d’un que nous utilisions pour nos outils, qui s’était déchiré. En voile, c’est solide, ça tient.

Ma commande Sailrite arrivée, c’est des travaux qui m’attendent. J’ai acheté plein de mesh, càd du tissu troué pour faire de l’ombre et qui sert aussi d’anti-moustique. Je vais copier les canvas (fermetures en toile) à l’arrière du cockpit et les coudre ensemble, car je n’ai pas la place de rajouter un rail au toit. La bonne surprise est que les fermetures éclair achetées chez Sailrite sont compatibles avec celles des canvas du bateau ! Ces fermetures seront un luxe ! Nous avons besoin d’ombre et pour ceci, nous fermions les canvas et je me sentais emprisonnée et nous manquions d’air. De plus, on nous avait avertis d’organiser des anti-moustiques, car certaines îles dans le pacifique en sont remplis. Comme ça, je fais d’une pierre deux coups !

J’ai aussi acheté du tissu et fermetures pour des coussins extérieurs. J’avais coupé 3 bouts de nos vieux matelas pour ces coussins. Notre banc de cockpit est bien plus confortable à présent.

J’ai aussi du mesh beige pour améliorer mon dinghy cover. J’avais tout fait en tissu, et suivant la vitesse, l’annexe se met dans une position où l’eau s’infiltre sous le cover, ne trouvant pas de sortie à l’arrière, il suit le boudin et remplit l’annexe. J’espère qu’en mettant du mesh, ça fera l’affaire, sinon je devrai revoir le tout.

La commande Amazon arrivée, Stéphane a pu tirer des nouveaux fils du tableau électrique aux réfrigérateurs. Pour cela, il nous a fallu tirer de nouvelles conduites (gaines dans lesquelles on passe les fils). Il a également profité de tirer de nouveaux câbles entre le tableau électrique et les panneaux solaires. Ce ne fut pas facile, on a longtemps cherché le chemin pour remarquer qu’une cloison faisait barrage. On a dû les faire passer ailleurs et faire des trous.

La nouvelle grand-voile à bord, il était temps de décrocher l’ancienne et d’en enlever les lattes et parties vissées qui tiennent les lattes. Les chariots qui montent la voile le long du mat étaient à nettoyer et les billes à changer. Pour enlever ces chariots, il faut enlever un bout du rail. Simple à dire, mais les vis étaient grippées. Stéphane a même cassé son outil à sortir les vis grippées, mais il a réussi au bout de plusieurs heures d’effort. J’avais monté une bâche sur le trampoline pour récupérer les billes qui risquaient de tomber. Sur les 420 billes, on n’en a perdu que 10. Les billes des chariots du bas pataugeaient dans une sorte de mélasse. Il était plus que temps de le faire. Mais c’est un travail qu’on fait rarement, car il faut décrocher la voile.
Après avoir fait le tour de 5 magasins, Stéphane a pu trouver les 420 billes qu’il nous fallait. On aurait pu commander, mais nous n’avions aucune idée du nombre qu’il nous fallait avant de démonter. Une fois en pièces détachées, il fallait tout remonter au plus vite pour ne rien perdre.
https://sites.google.com/a/sy-olena.ch/sy-olena/blog/blog-laure/_draft_post/20190103_travaux.jpg
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