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17.10.2017 Badalona – Cambrils : le temps des surprises

publié le 30 oct. 2017 à 04:54 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:06 ]

Nous avons largué les amarres assez tôt le matin pour faire de la route. 11 heures de navigation tranquille, parfois à la voile, parfois au moteur, car le vent n’est pas toujours favorable. Pendant ces traversées, nous avons eu la surprise de voir que les hublots de survie n’étaient pas étanches (fenêtres très près du niveau d’eau par lesquelles on peut sortir du bateau dans le cas où il se retournerait). C’est un point de plus qui était inscrit dans le contrat d’achat et que le chantier maritime qui nous a vendu le bateau n’a pas fait correctement ou simplement dit que c’était fait pour ne pas avoir à le faire. Notre vendeur est un fabricant de catamarans qui avait repris le nôtre pour vendre un de leur neuf à l’ancien propriétaire. Nous avons eu tant d’ennuis avec nos vendeurs, l’achat du bateau a duré près d’un an et demi et nous avons dû les traîner en justice, mais malgré cela, en France, on a beau gagner un procès, rien ne change. Bref, ce n’est pas drôle de voir ses enfants arriver paniqués car de l’eau entre par giclées dans leur chambre.

Le filet de bâbord, que j’avais posé en été 2016 en me donnant tant de mal est troué, en tirant dessus, il se casse encore plus. Après conseil d’employés de nos vendeurs, j’avais utilisé un acide sensé ne rien attaquer, pour nettoyer les taches de rouille de la filière. C’est cet acide qui a attaqué le cordage des filets. Je répare comme je peux, avec les moyens du bord.
D’ailleurs, le trampoline de bâbord a également des trous, selon celui qui l’avait posé, c’est aussi un produit qui aurait attaqué les fils. Là, j’y peux rien, mais nous supposons que ça a avoir avec le changement de génératrice. Stéphane l’a réparé selon les instructions du poseur. Nous avons déjà acheté un nouveau, nous le poserons quand nous aurons le temps, de préférence à un endroit humide.

Le soir arrivant, nous avons décidé d’aller au port de Cambrils pour 2 nuits. L’espace entre les pontons était tellement serré que je me demandais si nous arriverions à y rentrer. Stéphane a manœuvré notre bateau comme si ça faisait 20 ans qu’il le possédait, en une deux, il était en place.

Journée tranquille avec un temps mitigé. Les filles ont écrit pour leur blog, Stéphane a entrepris quelques réparations (sur un bateau, il y a toujours quelque chose à réparer) puis je suis allée faire un tour à la plage avec les enfants. Voilà qu’un orage arrive, on retourne au bateau. A moins de 5m du bateau, la pluie se met à tomber comme on ouvre un robinet, le temps de faire ces 5m que nous étions trempés. C’était un front assez violent, on ne voyait même plus les bateau d’en face, pourtant si près de nous. Les enfants étaient assez paniqués de voir la force de cette pluie et ce vent que tout à coup Elina crie « on coule ! » Mais non, ce n’est pas possible, on regarde dehors et effectivement, le ponton était bien haut, on était descendu d’un peu moins d’un mètre, on regarde les autres bateaux, pareil ! On va voir d’un peu plus près, l’eau de la marina s’est vidée en moins de 5 minutes d’un peu moins d’un mètre. De suite viennent les pensées de tsunamis, mais en Méditerranée, c’est très peu probable, et là où nous étions, aucune chance de se réfugier en hauteur, on a donc gardé notre calme et sorti l’appareil de photo. Une première photo alors que l'eau recommençait à monter, puis une seconde 3-4 minutes plus tard, où l’eau a repris son niveau normal. Impressionnant, nous n’avons rien compris. Nous nous sommes renseignés, apparemment c’était dû au front fort avec le coefficient de marée plus grand vu que c’était nouvelle lune. Ca me reste difficile à comprendre, les marrées je connais, j’ai navigué plusieurs semaines aux alentours de Saint-Malo et des îles Jersey et Guernesey, entre marée haute et basse, il faut des heures !
Nous avons appris qu’il y avait eu une tornade 10 km plus au nord ce même jour.

Le soir je reçois un message de la sœur de Stéphane « vous êtes à côté de chez moi, on peut se voir ? » Nous n’avions pas beaucoup de contacts avec elle et pensions qu’elle habitait près de Barcelone. D’ailleurs j’avais pensé à lui faire signe en arrivant à Badalona, puis j’ai complètement oublié. Sur ce message, il était clair que nous resterions une nuit de plus, nous ne pouvions pas rater l’occasion de se voir ! Nous avons donc passé une superbe soirée avec Mireille et Carlos, nous étions tous les 7 ravis de ce hasard et espérons se revoir un peu plus régulièrement.


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