Blog‎ > ‎Laure‎ > ‎2017 Méditerrannée‎ > ‎

05-06.11.2017 Almérimar – Benalmádena

publié le 8 nov. 2017 à 15:36 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:28 ]

Une semaine après notre arrivée il était temps de repartir. Le vent du jour d’avant (dans la direction opposée de notre voyage) était tombé, mais pas la houle ! Nous avions de grosses vagues, et comme la Méditerranée est une petite mer, les vagues sont serrées. Le bateau n’a pas le temps d’en passer une qu’une autre est déjà là. Ca tape sous le bateau entre les coques, c’est assez désagréable. Eh oui, les catamarans n’ont pas que des avantages !

Les enfants se sont levés les uns après les autres, et ça n’a pas mis longtemps jusqu’à ce qu’ils se mettent à nourrir les poissons, peu importe si un médicament contre le mal de mer avait été pris ou pas. Même Timeo, qui jusqu’à présent n’a jamais été mal, s’y est mis. Même nos estomacs à Stéphane et moi n’étaient pas au meilleur de leur forme, mais nous n’avions pas encore besoin de prendre de pastille. Il était clair qu’en continuant sur notre cap, nous allions finir tous les 5 malades et il n’est jamais drôle de voir ses enfants pas trop bien. Bon, Timeo pétait la forme avant et après le nourrissage de poissons ! Nous avons changé de cap pour nous rendre dans un petit port, espérant qu’il y ait de la place pour nous, car il était annoncé comme port pour petits bateaux ayant que peu de places visiteurs. A peine le cap changé, voilà que tout va bien avec les vagues, nous avions l’impression qu’elles avaient diminué. Nous avons à plusieurs reprises repris notre ancien cap pour voir qu’il n’en était rien. Les vagues, ça passe ou ça casse selon l’angle duquel nous naviguons dessus.

A quelques mètres de l’entrée du port, voilà que 2 dauphins traversent devant nous ! Les enfants n’en revenaient pas, les dauphins vont quand même pas dans les ports ! Arrivés dans le port d’Adra, nous appelons la VHF à plusieurs reprises, rien ! A droite, des pontons vides de bateaux mais remplis de goélands et d’albatros, à gauche, une marina de petits bateaux et au milieu une pompe à essence sans personne. On attend. Voilà qu’un homme ouvre la barrière amenant à la pompe et va faire le plein à des bidons dans une charrette. Nous lui demandons où sont les places visiteurs, « aux pontons vides, où vous voulez ». Bizarre. Nous choisissons de nous mettre en bout de ponton, dérangeant les oiseaux. A peine fini d’amarrer, voilà qu’un Sécuritas arrive pour nous faire remplir les papiers. Il nous a appris que la marina n’est pas finie, qu’il n’y a pas de sanitaire, ni rien. C’est pas lui qui encaisse, mais la police qui viendra frapper à 6 - 6h30 du matin au début de leur service. Il repart sans nous donner de carte du ponton, qui est fermé à clef.

Nous avons quand même trouvé un moyen de rouvrir la porte du ponton de l’extérieur afin d’aller faire un tour en ville en famille. Le cris de petits oiseaux très bruyants dans les arbres non loin de nous attiraient mon attention. Ça me rappelait les Loriquets en Australie, juste avant le coucher du soleil. Il me fallait aller voir ça.

C’est dans cette petite ville d’Adra qu’avait été la première fonderie de plomb d’Europe. De la fonderie, il n’en reste qu’une tour. Un des bâtiments aux abords de la marina de petits bateaux avait la forme d’un bateau. Sinon, rien de spécial.

Le lendemain, Stéphane attendait à 6 heures. Personne n’est venu. Pas de VHF, pas de bureaux ouverts et nous voulions partir. A 7h30, nous sommes sortis, sans payer ! C’est Pablo, notre « coéquipier externe », qui s’est chargé d’appeler la marina et de leur demander la facture par mail. Notre espagnol est assez bon pour des conversations, mais là, par téléphone avec un vocabulaire que nous ne connaissons pas trop, ça aurait été difficile de nous faire comprendre.

La houle était tombée et la route jusqu’à Benalmádena fut tranquille. Stéphane, pour changer, pris par une crise de nettoyage aigüe s’est mis à polir tout ce qui est en acier chromé. A tout moment on l’entend râler « mon ancien bateau qui avait plus de 30 ans n’a jamais été dans l’état de ce bateau qui en a à peine 16 ! ». Bein oui, tout le monde n’est pas aussi pointilleux que lui. Apparemment ses crises de nettoyage aigües sont contagieuses, Elina s’y est mise aussi suivie par Cyliane le lendemain. Stéphane a de la rude concurrence quand il s’agit de polir. A voir si ça suit le jour où il faudra faire le polish de la coque ! Ce serait bien pratique, car il y en a des mètres carrés !

Comments