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11.11.2017 Le rocher de Gibraltar

publié le 11 nov. 2017 à 16:37 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:47 ]

Ce matin, Stéphane arrive des sanitaires me disant « j’y ai croisé quelqu’un que tu connais ». C’est l’équipage du NEO II, connu au port d’Almérimar qui est là, chouette ! C’est une famille française, de Bourgogne, partie en septembre pour environ un an sur un petit voilier. Leur fille a l’âge entre mes deux filles, et ça fait plaisir aux enfants de rencontrer d’autres enfants vivant comme eux. Nous nous sommes connus l’après-midi avant notre départ d’Almérimar et n’avions pas eu beaucoup de temps à passer ensemble. Nous espérons avoir un peu plus de temps ici. Ils ont le même projet que nous, càd aller voir les singes sur le rocher. Mais ils partent plus tard et à pied, alors que nous, nous avons nos « voitures » comme le dit Cyliane.

C’est donc en trottinette que nous partons, sac à dos vide, pour ne pas attirer les macaques voleurs de nourriture. D’ailleurs, il est interdit de les nourrir, l’amande est de £ 500.- Ah oui, le rocher de Gibraltar, ville de 30'000 habitant a sa propre monnaie, la livre de Gibraltar, même taux de change que la livre anglaise, mais ce sont des autres billets et monnaie ! Et à par ici, on ne peut pas les faire changer ! Donc, on payera avec la carte de crédit, le taux de change est meilleur qu’en payant en Euro.

Nous passons par la douane, et là, ça ne rigole pas. Les piétons (il y en a beaucoup) passent dans des bâtiments, à l’intérieur ce sont des passages de douane comme dans les aéroports, on fait des zigzag, montre les passeports à la douane espagnole, puis on change de bâtiment (ou chambre) pour repasser un nouveau contrôle de passeports, côté Gibraltar cette fois. Puis nous voilà prêts à traverser la piste d’atterrissage de l’aéroport. Car la seule et unique route amenant à Gibraltar (pour l’instant), traverse la piste ! Il est très étonnant de la traverser à pied (ou trottinette) sans voir de garde comme il y a dans les aéroports, dès que nous devons marcher sur le tarmac.

Nous traversons la ville pour nous trouver devant une Tesla avec la plaque G1 (Gibraltar no 1) qui attendait on ne sait qui d’officiel. Puis de voir une rue fermée, plein de policiers qui surveille et du public qui regarde le long des cordes. On entend des trompettes, on voit dans un lieu (British War Memorial) des militaires, déposant des couronnes, pour la cérémonie du souvenir. Je me renseigne, c’est pour le Poppy Day (jour de l’armistice). Puis quand la cérémonie est finie, les militaires sortent et marchent dans la rue avec leur pas, si connu, d’Angleterre.

Nous passons à côté du cimetière de Trafalgar, cimetière pour les morts lors de cette bataille navale de 1805, avant d’arriver au Cable Car. C’est munis de nos trottinettes que nous prenons le téléphérique, car nous allons aller visiter d’autres choses du rocher et n’allons peut-être pas revenir à la station de départ.
A peine sortis du téléphérique que 2 singes attendent, peut-être qu’un touriste se promènerait avec quelque chose à manger. Peine perdue, ils attendront encore un peu. Nous allons sur les plates-formes de vues, magnifique ! Des macaques y sont aussi, et se chamaillent les emballages de chips trouvés ou volés. Les gros mâles sont très dominants. On change de plate-forme et voilà que j’entends Cyliane hurler et la voit courir à toutes jambes dans la direction opposé. J’ai beau l’appeler, rien ne l’arrête, elle était comme traumatisée. En fait, un macaque était assis sur la barrière et quand elle a passé à côté, il lui a sauté sur la tête ! Timeo était là et regardait le fameux macaque, il s’approche de Timeo, lui tire sur la jaquette et lui saute dessus. Timeo n’a pas bougé, et le macaque est redescendu de suite. Timeo l’a vu venir et n’a pas eu peur. Par contre Cyliane, il lui a fallu bien 1-2 heures pour qu’elle ne panique pas à chaque croisement de singes. Et des singes, il y en a beaucoup et partout sur le rocher !

Ces singes nous ont bien fait rire, ils se chipotaient de la nourriture, grimpaient sur certaines personnes, un mâle avait trouvé/volé un sachet de pains au chocolats et arrachait le sachet par coup de dents pour atteindre la nourriture convoitée, mais sans partager son manger, gare à celui qui ose approcher! Les jeunes mamans s’occupaient de leurs bébés juste à côté du chemin, d’autres étaient couchés au milieu du chemin à se chercher les poux et nous devions les enjamber pour aller de l’autre côté. Et il y en avait même un qui était dans la poubelle et est sorti fier avec le reste d’un cornet de glace.

Puis nous sommes allés visiter les grottes de Michael. A l’entrée, rien de bien impressionnant, une grosse grotte, pleine d’estrade et de sièges, illuminée avec des couleurs changeantes (pas à mon goût). L’endroit est utilisé pour des concerts. On descend l’estrade et se rend vers la scène, et là, à l’arrière, c’est vraiment une grotte avec des grosses stalactites/stalagmites comme des cathédrales. On suit un chemin qui descend et c’est superbe (sauf les lumières des couleurs changeantes).

Après une petite collation, on longe le rocher (c’est très pentu, ça descend et ça remonte) en passant par un pont suspendu, passant sous la station intermédiaire du cable car (fermée en cette saison) pour arriver, plus de 3km plus loin, au tunnel creusés lors du siège de Gibraltar. Ce tunnel fait près de 300m de long et descend d’une 50aine de mètres environ. Il y a des ouvertures partout pour les canons, ce qui nous donne de jolies vues. Puis nous descendons visiter la « ville sous le siège », qui n’est qu’un bâtiment en ruine avec des mannequins représentant la vie sous le siège. Et enfin, le château maure, tour construite par les Maures lors de leur brève reconquête de Gibraltar au 14ème siècle.

Après un bref passage dans un supermarché pour nous rendre compte qu’à part la viande, l’alcool et les cigarettes, ce n’est pas moins cher qu’en Espagne, nous repassions la douane. Cette-fois, c’est de l’autre côté de la route qu’on doit passer ! Et rebelote, on ressort nos passeports et zigzaguons entre les deux contrôles de passeports et machines à scanner les bagages.

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