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07 – 10.11.2017 Estepona

publié le 11 nov. 2017 à 16:34 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:36 ]

A notre arrivée au port, le marinero nous reçoit avec une bouteille de vin ! C’est le port qui offre pour chaque bateau qui y vient pour la première fois ! Et mis à part la bouteille, c’était le plus sympa des marineros que nous ayons connus jusqu’ici. Nous avons eu à plusieurs reprises des chouettes discussions avec lui.

Estepona est une petite ville qui doit compter pas mal de touristes en été, mais en cette période, ça va. Il y a des restaurants de tous les pays et des pubs anglais au bord du port. Ils sont pas mal vides. En nous promenant du côté du phare et des pêcheurs, nous avons trouvé un bistro qui de devant semblait être un bar et à l’arrière, une terrasse couverte et fermée remplie d’espagnols, pas une table de libre ! C’était décidé, le lendemain nous allions y manger !

Le lendemain matin de bonne heure, voilà que le mécanicien commandé par Pablo se présente au bateau. En quelques heures, nos moteurs et saildrive baignaient dans une huile neuve et tout était à nouveau OK pour les garanties de nos nouveaux moteurs. Stéphane avait commencé à démonter les batteries pour essayer de les contrôler. Il n’y a pas de date dessus, aucune idée de quand elles ont été changées, et l’une avait des cristaux de sulfate au niveau des branchements. Depuis le début, dès que le soleil est tombé, le récepteur AIS sonne des alarmes à cause du 12 Volt, on ne comprend pas trop pourquoi, car nous avons assez d’électricité. Mais il est vrai que la tension chute assez vite suivant ce qui est branché. Après contrôle de chaque batterie, il est décidé que nous allons les changer au plus vite. Elles tiendront bien encore quelques mois, mais ce n’est pas aux Caraïbes que nous trouverons des batteries à bon prix. Stéphane prend un taxi pour se rendre dans une zone industrielle pour voir s’il y trouve des batteries qui iraient sur notre bateau. Pendant ce temps, les enfants et moi longeons le passeo maritimo (chemin le long de la plage) avec nos trottinettes, nous arrêtant par-ci par-là sur divers places de jeux.
Malheureusement Stéph revient bredouille, il n’y avait que des batteries de camions, on aurait dû refaire tout le câblage pour les utiliser. C’est alors que notre « coéquipier externe », Pablo, s’est mis en quatre pour trouver des batteries gel à un prix abordable, entre Estepona et les Canaries. Elles vont nous être livrées lundi à Alcaidesa, la marina espagnole juste à côté de l’aéroport de Gibraltar. Notre passage du détroit prévu pour dimanche (si la météo le permet), car quart de lune et plus petite marrée, allait être repoussé.

Le soir, casi prêts pour partir au restaurant, voilà que Cyliane crie « Elina est tombée à l’eau ! ». Ni une, ni deux, j’étais sur le ponton et vois ma fille se tenant aux amarres du bateau d’en face d’une main et tenant sa trottinette restée accrochée aux amarres de l’autre hurlant « il y a les Nintendos dans mon sac à dos ! ». Bein oui, pour elle, les Nintendos (jeux que les enfants ont droit d’avoir seulement lors des sorties au restaurant) étaient plus importants! Le ponton n’était pas large et la surface en dalles de terre cuite à moitié usées. A l’arrivée j’avais dit « pas de trottinette sur le ponton, on marche », Stéph n’était pas de mon avis, je faisais à nouveau trop la « mère poule » et c’est en trottinette qu’ils ont tous fait des allers-retours. Et ce soir-là, Elina seule à terre, a voulu aller un bout sur sa trottinette et la roue avant s’est prise dans un creux. Sa chance a été que la trottinette est restée crochée dans les amarres, elle s’y est hissée de suite pour pouvoir attraper les amarres. Et pour le sac à dos et son contenu, malgré le fait qu’elle a complètement plongé (cheveux mouillés en témoignaient), l’intérieur était sec !

Le lendemain, les enfants et moi avons fait un tour au musée paléontologique. Nous ne nous étions pas renseignés donc nous y sommes allés en nous laissant surprendre. Tout d’abord, la dame de l’entrée eu beaucoup de plaisir d’enfin pouvoir utiliser son français, car les touristes qui passent, parlent tous l’anglais. Comme nous étions les seuls visiteurs, elle nous a accompagnés et expliquant beaucoup de choses.
Tout d’abord, nous sommes passés par le département corrida. J’avoue, je ne suis pas fane du tout, je trouve ça très barbare. Mais bon, on est dans un autre pays avec d’autres cultures, donc on s’y intéresse. Les taureaux traversent le musée en contre-bas pour aller dans l’arène, qui est accolé au musée ! On voit le couloir et leurs chambres noires (trappes) depuis le sol du musée, car le taureau passe un moment dans le noir avant de sortir dans l’arène, pour que le toréador puisse faire des choses avec lui tant qu’il est ébloui et ne le voit pas. Il y a plein de photos, des habits des divers toréadors, des têtes de taureaux empaillées (sans oreilles) et des queues et oreilles de taureaux dans des cadres. Le toréador reçoit les oreilles et la queue après avoir tué le taureau. Mais nous avons été heureux d’apprendre que pas tous les taureaux finissent morts, les bons, ils leurs laissent la vie sauve et ils deviennent des reproducteurs. On finit par sortir jeter un œil sur l’estrade de l’arène.
Nous changeons de département pour passer par des papillons, des coquillages, des fossiles puis un département dinosaure. Quelques reproductions de squelette de taille originale, une grosse vertèbre (vraie).
Puis on monte pour retrouver un département cinéma, pêche, machines de mise en bouteille puis une grosse section agriculture.

Après une petite glace, nous décidons de refaire le passeo maritimo jusqu’au bout pour y rejoindre le supermarché Carrefour, où nous allons jeter un œil avant de retourner au bateau vers Stéphane sans oublier de s’arrêter sur quelques places de jeux. Tout ce temps, Stéphane l’a passé dans ses outils à tirer des câbles, faire des changements électriques et je ne sais tout quoi.
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