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2017 Méditerrannée


12 – 14.11.2017 Alcaidesa (Gibraltar)

publié le 20 nov. 2017 à 14:58 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:47 ]

Nous avons passé le dimanche tranquille au port, l’équipage du Neo II, Sandra, Elsa et Sylvain sont passés boire quelque chose, puis plus tard, c’est Jack, un skipper suisse qui s’occupait d’un bateau suisse sur le même ponton, est passé boire une bière. On s’est rendus à la place de jeu devant le port, qui comportait quelques rampes pour skateboard et les enfants se sont fait une joie avec leurs trottinettes. Ce fut un dimanche bien tranquille qui fait du bien après la dizaine de kilomètres qu’on avait fait le jour d’avant.

Il y a pas mal de jeunes hommes avec des gros sacs à dos qui sillonnent la marina, dormant souvent à la belle étoile, faisant du « bateau-stop » pour se rendre aux Canaries. L’idée est sympa, mais quand on a des enfants à bord, on n’a pas trop envie de prendre des inconnus, sait-on jamais. De plus, ça fait des bouches de plus à nourrir ainsi que des lessives en plus, point assez important quand on sait qu’on a plus de revenu ! Donc, les incessantes demandes à longueur de journée, jour après jour, deviennent gentiment irritantes.

Lundi, nous attendions patiemment nos batteries qui devaient être livrées au bateau. Comme elles pèsent 66kg pièce, nous devions rester tous deux au bateau pour pouvoir les décharger dès la livraison. Ce fut une longue attente, surtout pour les enfants qui voulaient aller à la place de jeu, trop loin pour les laisser y aller seuls. C’est un peu après 17h que nous avons appris qu’elles allaient nous être livrées que le lendemain matin, grosse frustration pour tous car notre attente sans bouger du bateau était pour rien. Pendant que nous sommes allés au supermarché, acheter quelques fruits et pain frais pour la traversée, Elina est allée jouer avec Elsa et a passé une soirée TV sur le Neo II, profitant de voir des films que nous ne pouvons pas encore montrer à nos deux plus petits.
C’est dans ce supermarché Carrefour que nous avons enfin trouvé un diable pliable, pour le transport des objets lourds (dont les bouteilles de gas) à travers les marinas. Pour le retour du supermarché, le diable s’est transformé en remorque à trottinette, ce qui n’a pas manqué de se faire retourner quelques passants.

11.11.2017 Le rocher de Gibraltar

publié le 11 nov. 2017 à 16:37 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:47 ]

Ce matin, Stéphane arrive des sanitaires me disant « j’y ai croisé quelqu’un que tu connais ». C’est l’équipage du NEO II, connu au port d’Almérimar qui est là, chouette ! C’est une famille française, de Bourgogne, partie en septembre pour environ un an sur un petit voilier. Leur fille a l’âge entre mes deux filles, et ça fait plaisir aux enfants de rencontrer d’autres enfants vivant comme eux. Nous nous sommes connus l’après-midi avant notre départ d’Almérimar et n’avions pas eu beaucoup de temps à passer ensemble. Nous espérons avoir un peu plus de temps ici. Ils ont le même projet que nous, càd aller voir les singes sur le rocher. Mais ils partent plus tard et à pied, alors que nous, nous avons nos « voitures » comme le dit Cyliane.

C’est donc en trottinette que nous partons, sac à dos vide, pour ne pas attirer les macaques voleurs de nourriture. D’ailleurs, il est interdit de les nourrir, l’amande est de £ 500.- Ah oui, le rocher de Gibraltar, ville de 30'000 habitant a sa propre monnaie, la livre de Gibraltar, même taux de change que la livre anglaise, mais ce sont des autres billets et monnaie ! Et à par ici, on ne peut pas les faire changer ! Donc, on payera avec la carte de crédit, le taux de change est meilleur qu’en payant en Euro.

Nous passons par la douane, et là, ça ne rigole pas. Les piétons (il y en a beaucoup) passent dans des bâtiments, à l’intérieur ce sont des passages de douane comme dans les aéroports, on fait des zigzag, montre les passeports à la douane espagnole, puis on change de bâtiment (ou chambre) pour repasser un nouveau contrôle de passeports, côté Gibraltar cette fois. Puis nous voilà prêts à traverser la piste d’atterrissage de l’aéroport. Car la seule et unique route amenant à Gibraltar (pour l’instant), traverse la piste ! Il est très étonnant de la traverser à pied (ou trottinette) sans voir de garde comme il y a dans les aéroports, dès que nous devons marcher sur le tarmac.

Nous traversons la ville pour nous trouver devant une Tesla avec la plaque G1 (Gibraltar no 1) qui attendait on ne sait qui d’officiel. Puis de voir une rue fermée, plein de policiers qui surveille et du public qui regarde le long des cordes. On entend des trompettes, on voit dans un lieu (British War Memorial) des militaires, déposant des couronnes, pour la cérémonie du souvenir. Je me renseigne, c’est pour le Poppy Day (jour de l’armistice). Puis quand la cérémonie est finie, les militaires sortent et marchent dans la rue avec leur pas, si connu, d’Angleterre.

Nous passons à côté du cimetière de Trafalgar, cimetière pour les morts lors de cette bataille navale de 1805, avant d’arriver au Cable Car. C’est munis de nos trottinettes que nous prenons le téléphérique, car nous allons aller visiter d’autres choses du rocher et n’allons peut-être pas revenir à la station de départ.
A peine sortis du téléphérique que 2 singes attendent, peut-être qu’un touriste se promènerait avec quelque chose à manger. Peine perdue, ils attendront encore un peu. Nous allons sur les plates-formes de vues, magnifique ! Des macaques y sont aussi, et se chamaillent les emballages de chips trouvés ou volés. Les gros mâles sont très dominants. On change de plate-forme et voilà que j’entends Cyliane hurler et la voit courir à toutes jambes dans la direction opposé. J’ai beau l’appeler, rien ne l’arrête, elle était comme traumatisée. En fait, un macaque était assis sur la barrière et quand elle a passé à côté, il lui a sauté sur la tête ! Timeo était là et regardait le fameux macaque, il s’approche de Timeo, lui tire sur la jaquette et lui saute dessus. Timeo n’a pas bougé, et le macaque est redescendu de suite. Timeo l’a vu venir et n’a pas eu peur. Par contre Cyliane, il lui a fallu bien 1-2 heures pour qu’elle ne panique pas à chaque croisement de singes. Et des singes, il y en a beaucoup et partout sur le rocher !

Ces singes nous ont bien fait rire, ils se chipotaient de la nourriture, grimpaient sur certaines personnes, un mâle avait trouvé/volé un sachet de pains au chocolats et arrachait le sachet par coup de dents pour atteindre la nourriture convoitée, mais sans partager son manger, gare à celui qui ose approcher! Les jeunes mamans s’occupaient de leurs bébés juste à côté du chemin, d’autres étaient couchés au milieu du chemin à se chercher les poux et nous devions les enjamber pour aller de l’autre côté. Et il y en avait même un qui était dans la poubelle et est sorti fier avec le reste d’un cornet de glace.

Puis nous sommes allés visiter les grottes de Michael. A l’entrée, rien de bien impressionnant, une grosse grotte, pleine d’estrade et de sièges, illuminée avec des couleurs changeantes (pas à mon goût). L’endroit est utilisé pour des concerts. On descend l’estrade et se rend vers la scène, et là, à l’arrière, c’est vraiment une grotte avec des grosses stalactites/stalagmites comme des cathédrales. On suit un chemin qui descend et c’est superbe (sauf les lumières des couleurs changeantes).

Après une petite collation, on longe le rocher (c’est très pentu, ça descend et ça remonte) en passant par un pont suspendu, passant sous la station intermédiaire du cable car (fermée en cette saison) pour arriver, plus de 3km plus loin, au tunnel creusés lors du siège de Gibraltar. Ce tunnel fait près de 300m de long et descend d’une 50aine de mètres environ. Il y a des ouvertures partout pour les canons, ce qui nous donne de jolies vues. Puis nous descendons visiter la « ville sous le siège », qui n’est qu’un bâtiment en ruine avec des mannequins représentant la vie sous le siège. Et enfin, le château maure, tour construite par les Maures lors de leur brève reconquête de Gibraltar au 14ème siècle.

Après un bref passage dans un supermarché pour nous rendre compte qu’à part la viande, l’alcool et les cigarettes, ce n’est pas moins cher qu’en Espagne, nous repassions la douane. Cette-fois, c’est de l’autre côté de la route qu’on doit passer ! Et rebelote, on ressort nos passeports et zigzaguons entre les deux contrôles de passeports et machines à scanner les bagages.

10.11.2017 Estepona – Gibraltar – Alcaidesa

publié le 11 nov. 2017 à 16:36 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:46 ]

Ce fut à nouveau une navigation tranquille, bien moins longue que d’habitude. Les enfants ont fait de l’école, comme tous les jours de la semaine. J’ai cuisiné de la pâte à tartiner (genre caviar d’aubergine) à base de courgettes et d’aubergine et fait une tarte banane et chocolat.

Approchant le rocher, il nous faut changer de pavillon, car nous naviguons plus en eaux espagnoles.  C’est Cyliane qui se charge de hisser le drapeau anglais, à défaut d’avoir celui de Gibraltar. En fait, tous les bateaux hissent le drapeau anglais maritime (drapeau rouge avec le drapeau anglais en haut à gauche), le pavillon de Gibraltar n’étant pas courant.

Et voilà qu’au pied du rocher de Gibraltar nous sommes accueillis par 3 charmants dauphins ! Ils ne sont pas restés bien longtemps et j’avoue que souvent on sort les voir avant de penser à prendre les appareils de photo.

Il y a plein de cargos à l’ancre tout au long du rocher, nous passons entre eux et le rocher, profitant de les voir d’un peu plus près que d’habitude. Nous voulions aussi profiter de faire le plein à Gibraltar, les prix sont hors concurrence et il parait que la station est juste à l’entrée… Il y a plusieurs marinas, donc nous allons à celle qu’avait fréquentée celui qui nous avait donné l’information. On se renseigne par VHF, non c’est à l’opposé, vers la runway. Heu ??? On continue de chercher, puis je cherche sur Google, c’est bon, on sait où aller. On tourne au coin pour voir des bouées rouges (à laisser du côté babord) et un panneau « attention, ne pas traverser le runway lorsque les lumières blanches clignottent ». Heu ??? Bref, on continue notre chemin, s’attelant à nos tâches, moi à l’avant du bateau avec mes cordes et barbotages. Du coup, j’entends une voix au mégaphone et des lumières blanches qui clignotent que je me retourne et demande à Stéphane « je me demande ce que c’est que ce runway, mais on va savoir ça clignote »… je lève les yeux et je vois un gros avion, pas plus haut que le haut de notre mat, qui passe juste à côté de nous !!! Bein oui, Stéph m’avait parlé de l’aéroport quand on cherchait sur google pour savoir où était la station essence ! Quand je pense qu’en semaine il n’y a que 1-2 avions par jour, on a eu une sacré chance quand même ! Par contre, pas de photo, désolée, ça s’est passé très vite.

Alourdis de quelques centaines de litres de diesel au prix de moins de -.54€ le litre, nous hissions à nouveau le pavillon espagnol pour nous rendre au port d’Alcaidesa, de l’autre côté de l’aéroport.

07 – 10.11.2017 Estepona

publié le 11 nov. 2017 à 16:34 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:36 ]

A notre arrivée au port, le marinero nous reçoit avec une bouteille de vin ! C’est le port qui offre pour chaque bateau qui y vient pour la première fois ! Et mis à part la bouteille, c’était le plus sympa des marineros que nous ayons connus jusqu’ici. Nous avons eu à plusieurs reprises des chouettes discussions avec lui.

Estepona est une petite ville qui doit compter pas mal de touristes en été, mais en cette période, ça va. Il y a des restaurants de tous les pays et des pubs anglais au bord du port. Ils sont pas mal vides. En nous promenant du côté du phare et des pêcheurs, nous avons trouvé un bistro qui de devant semblait être un bar et à l’arrière, une terrasse couverte et fermée remplie d’espagnols, pas une table de libre ! C’était décidé, le lendemain nous allions y manger !

Le lendemain matin de bonne heure, voilà que le mécanicien commandé par Pablo se présente au bateau. En quelques heures, nos moteurs et saildrive baignaient dans une huile neuve et tout était à nouveau OK pour les garanties de nos nouveaux moteurs. Stéphane avait commencé à démonter les batteries pour essayer de les contrôler. Il n’y a pas de date dessus, aucune idée de quand elles ont été changées, et l’une avait des cristaux de sulfate au niveau des branchements. Depuis le début, dès que le soleil est tombé, le récepteur AIS sonne des alarmes à cause du 12 Volt, on ne comprend pas trop pourquoi, car nous avons assez d’électricité. Mais il est vrai que la tension chute assez vite suivant ce qui est branché. Après contrôle de chaque batterie, il est décidé que nous allons les changer au plus vite. Elles tiendront bien encore quelques mois, mais ce n’est pas aux Caraïbes que nous trouverons des batteries à bon prix. Stéphane prend un taxi pour se rendre dans une zone industrielle pour voir s’il y trouve des batteries qui iraient sur notre bateau. Pendant ce temps, les enfants et moi longeons le passeo maritimo (chemin le long de la plage) avec nos trottinettes, nous arrêtant par-ci par-là sur divers places de jeux.
Malheureusement Stéph revient bredouille, il n’y avait que des batteries de camions, on aurait dû refaire tout le câblage pour les utiliser. C’est alors que notre « coéquipier externe », Pablo, s’est mis en quatre pour trouver des batteries gel à un prix abordable, entre Estepona et les Canaries. Elles vont nous être livrées lundi à Alcaidesa, la marina espagnole juste à côté de l’aéroport de Gibraltar. Notre passage du détroit prévu pour dimanche (si la météo le permet), car quart de lune et plus petite marrée, allait être repoussé.

Le soir, casi prêts pour partir au restaurant, voilà que Cyliane crie « Elina est tombée à l’eau ! ». Ni une, ni deux, j’étais sur le ponton et vois ma fille se tenant aux amarres du bateau d’en face d’une main et tenant sa trottinette restée accrochée aux amarres de l’autre hurlant « il y a les Nintendos dans mon sac à dos ! ». Bein oui, pour elle, les Nintendos (jeux que les enfants ont droit d’avoir seulement lors des sorties au restaurant) étaient plus importants! Le ponton n’était pas large et la surface en dalles de terre cuite à moitié usées. A l’arrivée j’avais dit « pas de trottinette sur le ponton, on marche », Stéph n’était pas de mon avis, je faisais à nouveau trop la « mère poule » et c’est en trottinette qu’ils ont tous fait des allers-retours. Et ce soir-là, Elina seule à terre, a voulu aller un bout sur sa trottinette et la roue avant s’est prise dans un creux. Sa chance a été que la trottinette est restée crochée dans les amarres, elle s’y est hissée de suite pour pouvoir attraper les amarres. Et pour le sac à dos et son contenu, malgré le fait qu’elle a complètement plongé (cheveux mouillés en témoignaient), l’intérieur était sec !

Le lendemain, les enfants et moi avons fait un tour au musée paléontologique. Nous ne nous étions pas renseignés donc nous y sommes allés en nous laissant surprendre. Tout d’abord, la dame de l’entrée eu beaucoup de plaisir d’enfin pouvoir utiliser son français, car les touristes qui passent, parlent tous l’anglais. Comme nous étions les seuls visiteurs, elle nous a accompagnés et expliquant beaucoup de choses.
Tout d’abord, nous sommes passés par le département corrida. J’avoue, je ne suis pas fane du tout, je trouve ça très barbare. Mais bon, on est dans un autre pays avec d’autres cultures, donc on s’y intéresse. Les taureaux traversent le musée en contre-bas pour aller dans l’arène, qui est accolé au musée ! On voit le couloir et leurs chambres noires (trappes) depuis le sol du musée, car le taureau passe un moment dans le noir avant de sortir dans l’arène, pour que le toréador puisse faire des choses avec lui tant qu’il est ébloui et ne le voit pas. Il y a plein de photos, des habits des divers toréadors, des têtes de taureaux empaillées (sans oreilles) et des queues et oreilles de taureaux dans des cadres. Le toréador reçoit les oreilles et la queue après avoir tué le taureau. Mais nous avons été heureux d’apprendre que pas tous les taureaux finissent morts, les bons, ils leurs laissent la vie sauve et ils deviennent des reproducteurs. On finit par sortir jeter un œil sur l’estrade de l’arène.
Nous changeons de département pour passer par des papillons, des coquillages, des fossiles puis un département dinosaure. Quelques reproductions de squelette de taille originale, une grosse vertèbre (vraie).
Puis on monte pour retrouver un département cinéma, pêche, machines de mise en bouteille puis une grosse section agriculture.

Après une petite glace, nous décidons de refaire le passeo maritimo jusqu’au bout pour y rejoindre le supermarché Carrefour, où nous allons jeter un œil avant de retourner au bateau vers Stéphane sans oublier de s’arrêter sur quelques places de jeux. Tout ce temps, Stéphane l’a passé dans ses outils à tirer des câbles, faire des changements électriques et je ne sais tout quoi.

07.11.2107 Benalmádena – Estepona

publié le 8 nov. 2017 à 15:38 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:30 ]

La marina de Benalmádena est spéciale, ils ont créé des îles au milieu avec des blocs locatifs aux formes très jolies et spéciales, entourés de bateaux. On y accède par des ponts, fermés par des grilles. Il y a beaucoup de murs décorés par des mosaïques, c’est magnifique, ça brille. Le bord de la marina est un grand centre commercial, plein de magasins et de restaurants. Il y a beaucoup de vie, beaucoup de touristes, beaucoup de gens vivant comme nous sur des bateaux qui sont de passage. Le supermarché est ouvert jusqu’à 1h du matin ! Mais dès 22h, ils ne vendent plus d’alcool. Il y a une petite houle dans tout le port, sans arrêt, on ne sait pas pourquoi. L’endroit est très beau, mais comme à notre habitude, les endroits touristiques ne sont pas nos favoris. Nous repartions le lendemain pour Estepona, qui selon Pablo est bien moins joli.

A nouveau une journée de navigation tranquille, Cyliane a fait un peu d’école avec son papa, Elina s’est installée avec ses devoirs dans un coin du cockpit, quand à Timeo, il s’est créé une petite ville sur la table du cockpit et y a joué avec des Strumpfs et des voitures.  

A peine passé la punta Callaburas, que les montagnes de Gibraltar sont apparues, au loin, dans un genre de brume. Nous ressentons aussi le courant de l’Atlantique rentrant dans la Méditerranée, notre log nous montre 0.9 nœud de plus que notre GPS, c’est-à-dire que nous naviguons plus vite dans l’eau que sur la terre (au-dessous de l’eau), donc, nous avons 0.9 nœud de contre-courant.
Dans l’après-midi, ce sont des montagnes du côté marocain que nous voyons. D’ailleurs, depuis le passage du Cabo de Gata (le coin en bas à droite de l’Espagne, juste à l’est d’Almeria), c’est tous les jours qu’on entend à la VHF de demandes d’informations de bateaux pneumatiques avec une 30aine de personnes à bord, partis du Maroc pour rejoindre l’Espagne.

Puis voilà que Timeo se met à crier « Dauphins ! ». Il y en avait à bâbord, à tribord, partout ! Nous avons croisé la route d’un groupe d’une 50aine de dauphins, qui se déplaçait assez vite sans prendre le temps de venir jouer à notre proue. Le temps de prendre les appareils de photos qu’ils étaient trop loins ! Mais nous avons pu voir un dauphin faire un saut de bien 2 mètres de haut, assez près du bateau. Ce fut juste magnifique !

Peut-être une heure plus tard, voici que Stéphane détecte quelque chose, à nouveau des dauphins ! Ils tournaient en rond, l’air de chasser. Nous avons rentré notre voile et sommes partis pour les voir d’un peu plus près. C’était 4 dauphins qui devaient bien mesurer près de 2m, qui ont fini par nager un moment à notre proue pour notre plus grand plaisir.

Notre petit tour vers les dauphins a fait une boucle sur les écrans AIS, et ce n’est pas allé long jusqu’à ce qu’on nous demande ce que nous avons fait de bizarre. La question nous a bien fait rire, nous ne nous y attendions pas du tout.

Avant l’entrée dans le port, nous sommes allés encrer vers la plage d’Estepona (juste en face du phare, pour mon plus grand plaisir), car Stéphane devait plonger pour remettre l’anode qu’il avait enlevée dans le port d’Almerimar. Plonger dans un port n’est pas génial, ce n’est pas propre et c’est assez sombre. Par contre, plus nous nous approchons de Gibraltar, plus la mer est froide. Fini les baignades, l’eau a un peu moins de 15°C ! D’ailleurs, depuis notre arrivée à Benalmádena, nous devons mettre le chauffage la nuit.

05-06.11.2017 Almérimar – Benalmádena

publié le 8 nov. 2017 à 15:36 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:28 ]

Une semaine après notre arrivée il était temps de repartir. Le vent du jour d’avant (dans la direction opposée de notre voyage) était tombé, mais pas la houle ! Nous avions de grosses vagues, et comme la Méditerranée est une petite mer, les vagues sont serrées. Le bateau n’a pas le temps d’en passer une qu’une autre est déjà là. Ca tape sous le bateau entre les coques, c’est assez désagréable. Eh oui, les catamarans n’ont pas que des avantages !

Les enfants se sont levés les uns après les autres, et ça n’a pas mis longtemps jusqu’à ce qu’ils se mettent à nourrir les poissons, peu importe si un médicament contre le mal de mer avait été pris ou pas. Même Timeo, qui jusqu’à présent n’a jamais été mal, s’y est mis. Même nos estomacs à Stéphane et moi n’étaient pas au meilleur de leur forme, mais nous n’avions pas encore besoin de prendre de pastille. Il était clair qu’en continuant sur notre cap, nous allions finir tous les 5 malades et il n’est jamais drôle de voir ses enfants pas trop bien. Bon, Timeo pétait la forme avant et après le nourrissage de poissons ! Nous avons changé de cap pour nous rendre dans un petit port, espérant qu’il y ait de la place pour nous, car il était annoncé comme port pour petits bateaux ayant que peu de places visiteurs. A peine le cap changé, voilà que tout va bien avec les vagues, nous avions l’impression qu’elles avaient diminué. Nous avons à plusieurs reprises repris notre ancien cap pour voir qu’il n’en était rien. Les vagues, ça passe ou ça casse selon l’angle duquel nous naviguons dessus.

A quelques mètres de l’entrée du port, voilà que 2 dauphins traversent devant nous ! Les enfants n’en revenaient pas, les dauphins vont quand même pas dans les ports ! Arrivés dans le port d’Adra, nous appelons la VHF à plusieurs reprises, rien ! A droite, des pontons vides de bateaux mais remplis de goélands et d’albatros, à gauche, une marina de petits bateaux et au milieu une pompe à essence sans personne. On attend. Voilà qu’un homme ouvre la barrière amenant à la pompe et va faire le plein à des bidons dans une charrette. Nous lui demandons où sont les places visiteurs, « aux pontons vides, où vous voulez ». Bizarre. Nous choisissons de nous mettre en bout de ponton, dérangeant les oiseaux. A peine fini d’amarrer, voilà qu’un Sécuritas arrive pour nous faire remplir les papiers. Il nous a appris que la marina n’est pas finie, qu’il n’y a pas de sanitaire, ni rien. C’est pas lui qui encaisse, mais la police qui viendra frapper à 6 - 6h30 du matin au début de leur service. Il repart sans nous donner de carte du ponton, qui est fermé à clef.

Nous avons quand même trouvé un moyen de rouvrir la porte du ponton de l’extérieur afin d’aller faire un tour en ville en famille. Le cris de petits oiseaux très bruyants dans les arbres non loin de nous attiraient mon attention. Ça me rappelait les Loriquets en Australie, juste avant le coucher du soleil. Il me fallait aller voir ça.

C’est dans cette petite ville d’Adra qu’avait été la première fonderie de plomb d’Europe. De la fonderie, il n’en reste qu’une tour. Un des bâtiments aux abords de la marina de petits bateaux avait la forme d’un bateau. Sinon, rien de spécial.

Le lendemain, Stéphane attendait à 6 heures. Personne n’est venu. Pas de VHF, pas de bureaux ouverts et nous voulions partir. A 7h30, nous sommes sortis, sans payer ! C’est Pablo, notre « coéquipier externe », qui s’est chargé d’appeler la marina et de leur demander la facture par mail. Notre espagnol est assez bon pour des conversations, mais là, par téléphone avec un vocabulaire que nous ne connaissons pas trop, ça aurait été difficile de nous faire comprendre.

La houle était tombée et la route jusqu’à Benalmádena fut tranquille. Stéphane, pour changer, pris par une crise de nettoyage aigüe s’est mis à polir tout ce qui est en acier chromé. A tout moment on l’entend râler « mon ancien bateau qui avait plus de 30 ans n’a jamais été dans l’état de ce bateau qui en a à peine 16 ! ». Bein oui, tout le monde n’est pas aussi pointilleux que lui. Apparemment ses crises de nettoyage aigües sont contagieuses, Elina s’y est mise aussi suivie par Cyliane le lendemain. Stéphane a de la rude concurrence quand il s’agit de polir. A voir si ça suit le jour où il faudra faire le polish de la coque ! Ce serait bien pratique, car il y en a des mètres carrés !

29.10 - 04.11.2017 Almerimar

publié le 8 nov. 2017 à 15:31 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:27 ]

Almerimar est une petite ville à l’ouest d’Almeria, qui n’a, touristiquement parlé, rien de bien intéressant à voir. Par contre, pour nous, ce fut un endroit idéal. Il y avait un supermarché assez près du port, un grand magasin chinois qui vendait de tout et n’importe quoi sauf boissons et nourriture, où nous avons trouvé beaucoup de ce qui nous manquait en cuisine, et il y avait de la main d’œuvre pour bateaux et les entreprises qui vont avec.

Le port est bon marché, ce pourquoi il y a tant de bateaux de tous les pays d’Europe et du monde. Nous n’étions pas les seuls suisses. Il y a beaucoup de bateaux à vendre, des bateaux ayant fini leur voyage, d’autres en partance pour le chaud, comme nous.

Nos nouveaux moteurs avaient 50 heures d’utilisation, nous devions faire faire la vidange d’huile moteur et saildrive par un agent Yanmar, ce qui est obligatoire pour la garantie. Mais comme Pablo nous avait avertis, ils n’avaient pas le temps. Après contrôle, nous sommes venus à la conclusion qu’ils n’avaient pas envie de travailler en fait.

Bref, il y avait d’autres choses que nous devions faire et nous sommes restés dans ce port. Chaque jour, nous avons bricolé des choses sur le bateau et organisé du matériel qu’il nous faudra plus tard et qui sera plus compliqué à trouver dans les îles.

Stéphane a enfilé son matériel de plongée une fois de plus pour aller démonter une anode de l’hélice, pour pouvoir en commander des nouvelles et être certains d’avoir les bonnes.
A partir d’une petite plaque de métal il a fabriqué un outil afin de réparer l’émerillon (un genre de tourniquet) en haut d’une de nos voiles avant. Car bien sûr, le bateau est rempli d’outils, mais il manque toujours quelque chose.
Nous avons aussi profité de changer les tuyaux d’évacuation des WC de la chambre de Cyliane. A Canet, nous avions détartré ceux des nôtres (après que Timeo les ait bouché en jetant des lingettes dans les WC), car nous n’avions pas l’accès à certaines attaches de tuyau, donc ne pouvions pas les changer. Ces tuyaux n’ont pas un grand diamètre, de plus le calcaire d’urine et le sel de la chasse d’eau (eau de mer) forme une croûte qui chez nous, diminuait le diamètre du tuyau de près de la moitié ! Donc si vous passez près d’une marina et que vous voyez des gens tapant des tuyaux blancs avec des marteaux ou frappant les tuyaux au sol, vous savez ce qu’ils font ! C’est courant.
Nous avons aussi profité de nettoyer les côtés du bateau pour y coller les autocollants du logo de notre bateau, sponsorisé par von Burg Beschriftungen de Selzach, que nous remercions vivement. Ils n’ont pas été si faciles à poser, ils sont longs, nous étions dans l’annexe qui bougeait et avions suivi l’instruction d’enlever le revers, de gicler d’eau avec un peu de savon et coller. C’était sans compter que le soleil rétrécissait le noir du nom le temps de finir de décoller la feuille! C’est alors que Cyliane est venue nous faire de l’ombre avec un parapluie. Nous avons fait au mieux, mais il y a quelques plis. Nous espérons que ça tiendra les vagues. De l’autre côté, nous l’avons fait à notre manière, et à part que c’est pas tout à fait droit, c’est bien allé.

Et voilà que mardi une vieille galère amarre au port, suivie par une deuxième. Ce sont 2 bateaux que nous sommes allés visiter le jeudi matin, avant l’arrivée de la foule ! La première fut une réplique du bateau de Magellan, premier bateau à avoir réalisé un tour du monde. Et cette réplique a également fait le tour du monde avec 20 hommes à bord. Il a été le pavillon espagnol à l’exposition mondiale au Japon. Le 2ème bateau fut la réplique d’une galère de transport de marchandise du siècle après celle de Magellan. Elle est plus grande et un peu plus moderne que l’autre et contient des canons. Ce fut une visite très intéressante, autant pour nous que pour les enfants. Le soir de la visite, nous avons profité de la wifi pour apprendre un peu plus sur l’histoire de Magellan, car une partie était indiquée sur des panneaux vers le bateau, mais certaines informations manquaient, et Elina voulait savoir ce qui était arrivé à l’un des bateaux qui a soudainement disparu des panneaux (au départ, il y en avait 5, le 1er a échoué, le second a déserté en faisant demi-tour, et tout à coup, il en restait plus que 2 ). En fait, par manque d’hommes, ils ont brûlé le bateau, car pour manœuvrer un bateau pareil, il fallait 30-50 hommes. Les enfants ont été choqués d’apprendre que pour lutter contre la famine, ils se nourrissaient de rats, de soupe à base de copeaux de bois et rongeaient le cuir des bords de voiles. Ce fut un cours d’histoire très intéressant pour chacun d’entre nous.

Nous avons fait la connaissance de Miguel et Mari, qui habitent tout près d’Almerimar. Miguel est un ami de Pablo, à qui Pablo a demandé de passer prendre une veste qu’il a oubliée. Il ne nous a pas fallu long pour commencer une belle amitié et remercier Pablo d’avoir oublié sa veste. Nous avons passé de superbes moments avec eux, dans un bar à Tapas au bord de la plage de Balanegra, leur village, où il nous a aussi amené à une fête d’Halloween pour les enfants. C’était plein d’enfants et d’adultes déguisés, tous espagnols, car ce n’est pas un village touristique. Mes enfants se mêlent pas encore aux autres, ils ne comprennent pas la langue et font les timides. Donc nous ne sommes pas restés longtemps à la fête.

Miguel nous a aussi fait visiter son entreprise, car c’est un des plus gros producteur de courgettes au monde, 42 millions de tonnes de courgettes par année ! Ce fut une visite très intéressante, nous avons vu une des serre de plantation, 15'000 plantes rien que dans cette serre, chaque plante produit une centaine de courgettes pour un total de 30kg environ. Leur système d’irrigation est très moderne, ils récupèrent l’eau de pluie et dessalent l’eau de la mer puis la font passer dans des bains pour reminéraliser l’eau. Le parking est pourvu de panneaux solaires, ce qui leur produit une bonne partie de leur utilisation et fournit de l’ombre aux voitures.
Chacun a profité de la visite différemment, Timeo était très intéressé par les chaînes de caissettes en carton qui se promenaient au-dessus du personnel, Elina par les machines qui pliaient et collaient les caissettes en quelques secondes, Cyliane par les camions qui arrivaient directement contre le trou et se faisait charger en quelques minutes.
Vous avez certainement déjà mangé de ses courgettes, car il livre les 2 plus grands supermarchés de Suisse et la France également. Il nous a amené un carton plein le premier jour, un régal, nous n’avons jamais mangé de courgettes autant bonnes !

Miguel et Mari sont venus manger sur notre bateau, nous avons fait de la cuisine suisse, des Röstis avec des saucisses à rôtir et de la sauce aux oignons. Comme dessert j’ai fait une tourte aux carottes, mais je n’ai pas pu résister à leur faire goûter un cake aux courgettes. Comme je le pensais, ils ne connaissaient pas et ont beaucoup aimé.  Le soir même je traduisais les recettes de la tourte aux carottes et du cake aux courgettes en espagnol pour Mari. D’ailleurs, nous avons fait de très gros progrès en Espagnol, que nous n’utilisions plus depuis plus d’une dixaine d’année. En partie grâce à Mari et Miguel ! Mais c’est pas la région où ils parlent le mieux l’espagnol ! J’avais raconté à Pablo que je comprenais pas grand-chose et il m’a dit que même les espagnols peinent à comprendre les gens de cette région. Ils bouffent leurs mots et parlent très vite. Nous avons vite remarqué qu’ils enlèvent les S (ou Z) des mots quand ils parlent. Donc s’ils disent « lu », ça veut dire « luz » (prononcé louce = lumière / électricité), pour dire « después » (après) ils disent « dépué ». On s’y habitue assez vite, à ma grande surprise.

Miguel a décidé qu’en plus des courgettes, il voulait nous faire le plein de légumes jusqu’aux Canaries. C’est alors qu’il nous a amené des caisses remplies de concombres, aubergines et poivrons. Des légumes d’une fraîcheur et d’un vrai délice. Merci Miguel ! Heureusement je venais de finir d’installer mon filet à légumes que je voulais depuis longtemps et que nous avions acheté le matériel nécessaire à Almerimar

28-29.10.2017 Cala cerrada (Cabo Tiñoso) – Almerimar

publié le 30 oct. 2017 à 06:39 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:24 ]

Nous sommes partis gentiment, un peu tard de cette magnifique crique. Ca faisait bien 2 jours que j’avais envie d’un bon tartare de bonite, Stéphane a donc sorti la canne. Mais à la pêche, c’est le matin ou le soir, la journée, ça mord peu.

J’ai profité d’enfin faire du tri dans la pharmacie et de faire une liste des médicaments que nous avait organisé notre pédiatre pour notre voyage. Nous avons plein de médicaments que nous ne connaissons pas, et en cas de maladie, je me vois mal sortir toutes les boîtes et commencer à lire les notices. J’ai donc fait une liste avec plein d’informations que j’ai pensées utiles. Avec la pharmacie de la maison, que j’avais pris telle-quelle et tout le reste servant à soigner, j’en ai eu casi 2 jours à trier et ranger (ou plutôt jouer du Tetris) dans le placard qu’on avait choisi de devenir notre pharmacie.

Le soir, alors que j’étais en train de préparer le souper, voilà que la canne à pêche se met mouliner. Mon tartare allait être servi ! Une bonne bonite, qui a passé exclusivement à la préparation de tartare. Nous avions donc 2 souper, mais je dois avouer que je dois bien avoir mangé ¾ du tartare à moi seule, car les filles n’en veulent pas, Timeo en a pris juste un peu et Stéphane un peu plus.

Après la tombée de la nuit, nous sommes allés poser notre ancre dans la baie Cala de san Pedro. On était censés être abrités du vent du nord et de la houle, ce n’était pas vraiment le cas. Nous étions un peu secoués, mais ça allait bien pour passer quelques heures. Je suis restée éveillée jusqu’à 2h avec ma liste de médicaments, ainsi je pouvais contrôler que l’ancre tienne bien.

A peine le jour levé, nous sortions de la baie pour rejoindre le port d’Almerimar. Peu de temps après avoir posé la canne que ça mouline déjà ! On amène le poisson près du bateau, surprise, un poisson tout doré avec une queue en V, on ne connait pas. On cherche dans les livres et il se pourrait bien qu’il s’agisse d’un Coryphène. On le tire un peu plus près et c’est là qu’on a la confirmation, le poisson se tourne un peu, on peut apprécier sa couleur bleu-turquoise aux alentours de sa magnifique longue nageoire dorsale. Stéphane essaie de le mettre dans le filet, le poisson se débat dès qu’on le touche. Nous essayons par plusieurs moyens de le mettre dans le filet, sans succès. Il est gros, il se débat, sans le vouloir, nous avons un peu lâché la tension sur le fil pour mieux le prendre dans le filet, il s’est détaché et s’en est allé. Dommage, apparemment ça devait être un bon poisson et assez rare à pêcher. De plus, je n’ai même pas eu le temps de faire une photo ! 2x j’avais l’appareil en main, 2x j’ai dû le reposer pour aider. Ça restera un très beau souvenir, car la couleur or et bleu-turquoise était juste magnifique à regarder.
Il n’a pas fallu beaucoup de temps avant qu’une nouvelle bonite morde à l’ameçon. Comme les enfants voulaient des petits poissons panés rectangulaires, c’est à ce met qu’était destiné ce poisson.

4 dauphins sont venus nous faire un petit coucou très rapide à l’avant du bateau. Les enfants ont juste eu le temps de mettre leurs gilets pour les voir 1-2 minutes ! Le jour d’avant, seul Stéphane en a vu, le temps d’arriver à l’avant qu’ils étaient déjà partis.

C’est au milieu de l’après-midi que nous arrivons au port d’Almerimar, port où nous allons rester plusieurs jours, car nous avons quelques maintenances à faire.

25-28.10.2017 Quelques jours de vacances au Cabo Tiñoso

publié le 30 oct. 2017 à 05:45 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:23 ]

Comme nous sommes arrivés à la fin de l’après-midi, nous avons de suite descendu l’annexe pour rejoindre la plage de gravier où les enfants ont joué. La plage n’est pas très large, des ados allemands jouaient tout à droite alors que des promeneurs nudistes étaient de l’autre côté. En nous approchant des ados j’explique aux enfants que dans des endroits aussi reculés, c’est normal de voir des gens nus et qu’il n’y a pas à faire de commentaires, et qu’il faut se comporter tout à fait normalement. Ils ont complétement ignorés ces gens et aucun commentaire n’a fusé, fort heureusement car c’était des français et comme j’étais seule avec les enfants, ils me parlent en français !
Par contre, ils n’ont pas pris contact avec les ados, un peu trop âgés à leur goût.

Le lendemain, les allemands étaient partis, et nous en avons profité pour prendre leur bouée, plus proche de la plage et mieux protégée.
J’ai aussi sorti la tondeuse pour couper les cheveux de Timeo et de Stéphane. Nous sommes allés sur le trampoline avec Timeo, pensant que les cheveux allaient tomber dans l’eau à travers le filet. Résultat, il y avait des cheveux sur tout le bateau ! Les cheveux étaient un peu longs et restaient sur le trampoline, le peu de vent qu’il y avait a fait le reste. J’étais donc bonne à gicler le bateau !  Munis de cette expérience, c’est sur la plage arrière que j’ai coupé les cheveux de Stéphane !
Après l’école, les enfants se sont baignés autour du bateau, et nous sommes retournés, tous les 5 cette-fois, sur la plage. Stéphane en a profité pour s’entraîner un peu avec son drône.

Le surlendemain, c’était baignade à nouveau et Stéphane a plongé pour aller nettoyer les hélices. Les crustacés se collent partout sous un bateau, et les hélices en étaient pleines. D’ailleurs nous avions remarqué la lenteur à régir entre marche arrière et marche avant, car les pales doivent pivoter pour être efficace dans l’autre sens.

Puis il a pu plonger une nouvelle fois, car en tournant l’échelle, que nos vendeurs avaient montée à l’envers, une pièce est tombée à l’eau. Il a pu ainsi voir un peu ce spot de plongée, car là aussi, tous les jours nous voyions passer les bateaux de plongée.

Le soir, l’équipage du voilier anglais La perla, à la bouée d’à côté, Paula & Nick, sont passés prendre l’apéro, ce fut bien sympa et à nouveau, plein d’échanges de bons tuyaux !

25.10.2017 Torrevieja – Cala cerrada (Cabo Tiñoso)

publié le 30 oct. 2017 à 05:18 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 11:20 ]

C’est lors d’une journée presque sans vent que nous sortons du port. Notre but étant d’être début décembre aux îles Canaries, la direction est le sud, le plus loin possible. C’est donc au moteur que nous passons de petits caps et les fermes de poissons. Nous avons fait une halte au port de Cartagena pour faire le plein de Diesel. Le port est immense, il y a plusieurs marinas et 2 gros paquebots amarrés à l’avant de 2 marinas. Aucune idée où se trouvent les pompes, c’est par VHF que nous nous informons. « Tournez à l’arrière du paquebot Crystal Symphony » qu’ils nous disent. Toujours rien en vue, malgré que j’étais sur le toit munie de mes jumelles. Il y avait des gens sur des bateaux au port qui nous ont montré où passer, car la pompe est au milieu des 2 marinas et il faut zigzaguer entre les pontons de l’une d’elle pour y accéder ! En faisant le tour du paquebot, nous avons eu le temps d’admirer ce beau bateau, Elina de compter qu’il manquait de canots de survie pour les milliers de passagers que compte le paquebot et nous d’expliquer que les tonneaux entassés à côté sont des canots de survie gonflables.

C’est alourdi de plusieurs centaines de litres de Diesel que nous quittions le port de Cartagena. L’endroit vu de la mer n’est pas très beau. Ils ont coupé une montagne en escalier apparemment pour faire de la place pour un port de cargos, d’une raffinerie etc.... C’est simplement moche ! Il y a des forts de différentes époques des deux côtés de l’entrée du port, à l’un des fort assez vieux a été ajouté une tour en béton d’un blanc qui perd sa couleur. Très moche ! Bon, les forts sont pas censés être beaux, mais de protéger.

Moins de 2 heures plus tard, nous arrivions dans une petite crique superbe, où nous nous mettions à une bouée à côté d’un bateau allemand.

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