Blog‎ > ‎Laure‎ > ‎2017-18 Gibraltar-transat‎ > ‎

La 2ème semaine

publié le 28 janv. 2018 à 13:55 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 12:52 ]

Les jours et les nuits se succèdent. La lune est de plus en plus présente en première partie de la nuit.

Les journées passent vite, il y a toujours de quoi faire. Les filles travaillent leurs cours, Timeo joue et danse. Nous les passons entre la navigation, la cuisine et les réparations. Souvent la nuit, je fais du pain. Entre les pains, tresses, petits pains genre bretzel, je me suis mise au pain cuit dans la cocotte-minute. Ça fonctionne !

Lundi le vent était très instable et très faible. Nous avons fait plusieurs heures au moteur. Mardi nous avons croisé un cargo d'assez près, ça fait plaisir quand on a plus vu de bateau à l'œil nu depuis le jour de notre départ, et le dernier en vue sur AIS était le lendemain de notre départ. Le même jour dès la tombée de la nuit, je distingue une lumière verte à bâbord, un bateau ! Quelques heures plus tard, il nous contacte par VHF, c'est un voilier allemand, LEONORA, parti de Sal (île du Cap Vert le plus à l'est) 8 jours auparavant et se rendant en Martinique. Nous étions le premier bateau qu'ils croisaient. Ce fut un échange bien sympa et nous espérons les croiser aux Caraïbes.

Mercredi, nous avons navigué bien 7 heures au moteur, malgré un bon vent. Nous avons dû affaler le Code 0 pour recoudre certaines coutures de la bande anti UV qui ont lâché. Ma machine à coudre faisant la moue, les hommes ont d'abord passé leur temps à la démonter pour y faire un service avant de m'aider à recoudre la voile sur plusieurs mètres et à différents endroits. Nous en avons aussi profité de réparer certains trous.

Hisser cette voile à moitié ouverte avec ce vent (normalement on l'enroule pour la fermer, mais on l'avait ouverte pour la recoudre et on ne peut enrouler une voile si grande dans un espace si petit correctement) fut du sport et j'étais bien heureuse d'avoir 2 hommes forts à bord.

Depuis vendredi, nous rencontrons beaucoup de squals. Ce sont des nuages tout noirs, sous lesquels il y a beaucoup de vent, parfois beaucoup de pluie. C'est souvent la nuit qu'ils arrivent, noyant le bateau sous des torrents d'eau et doublant presque la force du vent. Ceux chargés de pluie (avec les vents plus violents) sont visibles au radar, nous devons donc plus le surveiller ainsi que le ciel afin de réduire les voiles à temps. Samedi après-midi, un squal nous a même tourné le vent de près de 180°, nous avions du contrevent !

Presque chaque jour nous voyons des oiseaux, même en plein milieu de l'Atlantique. On y voit des hirondelles avec une bande blanche séparant le corps de la queue, et des oiseaux blancs bien plus grands, avec une très longue queue fine. Les poissons volants sont toujours présents, mais en moins grande quantité. Une 30aine de dauphins sont venus nous visiter samedi, les enfants ne se sont même plus déplacés ! Depuis des jours nous croisons des tapis de plantes aquatiques brunes, intéressantes au début, elles commencent à être ennuyeuses, car se prennent dans les hélices (même quand elles ne tournent pas) et sur les hameçons de pêche.

Depuis la perte de notre poisson, nous avons repêché 2 coryphènes, dont un gros. Cette fois, nous les hissons à bord par les escaliers, ça fonctionne mieux. L'un des deux était très gros et nous a fait 3 repas.

Comments