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De la casse, et ça continue

publié le 22 janv. 2018 à 02:42 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 12:43 ]

Les journées passent vite, nous n'avons pas le temps de s'ennuyer. Je m'imaginais pouvoir lire, je n'ai même pas encore eu du temps pour voir des choses d'école avec les filles qui heureusement, se portent mieux et se sont remises à travailler leurs cours.

Samedi, nous avons pêché une petite dorade coryphène, et pour une fois, elle a été facile à hisser à bord. Peu de temps après, une deuxième, bien plus grosse, elle faisait des bonds hors de l'eau pour essayer de se libérer. Nous avons essayé de la prendre avec notre nouveau crochet, car c'est avec le filet que nous les perdions, et nous venons de remarquer que nous devions le réparer. Ce ne fut pas facile de le " harponner ", Stéph me criant de l'attraper par les ouïes, le bateau et le poisson bougent, les vagues n'aident pas, il faut se tenir… J'ai réussi à le piquer dans le ventre, je le hisse, il arrive au coin supérieur je dois me lever pour le hisser plus haut et plouf, plus de poisson. Comme d'habitude avec ce poisson, dès qu'ils n'y a plus de tension sur le fil, les crochets se sortent tous seuls. Dommage, car nous ne pensons pas qu'il puisse survivre et il nous aurait bien fait 2 repas ! Je le voyais déjà en gratin.

Puis nous avons dû faire une manœuvre au moteur en oubliant qu'on traînait encore la ligne et nous avons perdu les 2 leurres qui mordent le mieux. A présent, il ne nous reste plus qu'un leurre et de bien gros crochets (ce n’est pas notre première perte de leurres). Il se peut que nous fassions usage de nos boîtes de thon finalement.

Ce dimanche fut le premier jour ensoleillé depuis notre départ de Mindelo. Mais niveau casse, c'est la pire journée. Le vent n'est pas si fort, entre 15-20 nœuds, très peu de rafales à 25 nœuds. C'est enfin le jour idéal pour monter notre Parasailor (grande voile, un genre de Spinacker en toile de parapente avec une fente au milieu, genre parapente). Stéph et moi avons bossé bien 2 heures à l'avant, descendant notre Code 0 pour le ranger avec ses écoutes (cordes) dans son sac dans une soute, sortir le Parasailor, préparer toutes les écoutes, le hisser en haut du mât. Puis ce fut le moment de remonter sa chaussette (une sorte de sac tout le long de la voile pour permettre de la monter et descendre du mât sans avoir le vent dedans) que je dis stop. Il me semble avoir trop de vent. Dieter était de mon avis, Stéph pas très content, car nous ne pouvions la laisser pendouiller là-haut, donc on redescend le tout et la rangeons dans son sac. Quelques heures plus tard, le vent étant plus régulier et moins fort, on réitère le tout et sortons le Parasailor. Il s'ouvre, magnifique, pour une fois, la manœuvre était parfaite. Il faut dire que c'est que la 5ème fois qu'on l'utilise. Puis la grand-voile vient faire des turbulences dans le Parasailor et il s'affale contre le mât. Je surveille, car notre radar est à la hauteur de la fente, mais heureusement, la voile reste bien de côté et ne se prend pas dedans. Le vent rentre à nouveau dans le Parasailor et là je vois qu'il est déchiré, sur plusieurs mètres de large, un peu plus haut que la fente ouverte. Il me semble que c'est une couture qui a lâché, mais pas le temps de regarder de plus près, il faut agir vite, descendre la chaussette pour ne pas l'abîmer plus. Et on recommence, on range le Parasailor pour la 2ème fois dans son sac, et cette-fois, on range les écoutes qui ne servent plus à rien. On ressort le Code 0 pour le remonter au mât, tirer ses écoutes en places…

Et c'est là que Stéphane voit une ampoule sur le trampoline. On ne sait pourquoi, l'ampoule de la lampe d'éclairage de pont (qu'on utilise la nuit pour faire les manœuvres de la grand-voile au mât) est tombée. Ayant encore la drisse du Code 0 en bas, Stéphane l'a utilisée pour monter au mât remettre l'ampoule en place. En pleine mer, avec la houle, c'est sport de monter au mat, même si ce n'est que jusqu'à la première barre de flèche.

De retour au cockpit qu'on retrouve la sangle de retenue de la grand-voile sur la bôme, sur le sol. Cette sangle, nous venions de la donner à réparer à Tenerife! Apparemment, ils ont utilisé un fil trop fin.

Où est passé la bâche du gril? On l'avait attachée au gril, mais apparemment, la corde a dû lâcher, et la bâche s'envoler.

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