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30.11.2017 – 21.12.2017 Gran Canaria & Las Palmas

publié le 2 janv. 2018 à 17:04 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 12:06 ]

Nous avions prévu de passer 7-10 jours à Las Palmas, pour finir, nous y étions bloqués pendant 3 semaines.

Lors de nos traversées, nous avions remarqué que le dessalinateur (appareil qui change l’eau salée en eau douce) fraîchement révisé par le chantier naval qui nous a vendu le bateau ne fonctionnait pas correctement. Nous avons donc pris contact avec le représentant espagnol de la marque pour savoir qui les représentait aux Canaries. Un rendez-vous fut pris à Las Palmas pour une nouvelle révision. Après contrôle du mécanicien, il s’est avéré qu’une fois de plus, le chantier naval nous ayant vendu le bateau était incompétent ! Il a fallu sortir le dessalinateur du bateau pour pouvoir le vider complètement de la fausse huile qui y avait été insérée au chantier naval et y faire un gros service. Et comme c’est pas la Suisse, quand on nous dit 7-10 jours de travail, c’est 3 semaines plus tard que le travail est fini.

Nous avons profité du temps sans dessal pour monter l’échelle de bain manquante sur la jupe tribord. En fait, lors de la visite du bateau, il y avait une échelle de chaque côté, mais celle de tribord était branlante. Sur le contrat, ils devaient remplacer l’échelle branlante, quand on est revenus, il y avait une échelle normale à bâbord (la super pour plongeurs pour y monter avec les palmes avait disparu) et plus d’échelle à tribord. Pas très pratique quand la douche extérieure est à tribord, après un bain, il faut passer tout mouillé à travers le cockpit. Il n’y avait rien à faire, le chantier ne voulait rien faire, le dessal bloquant l’accès. Ils avaient juste bouché les trous de l’ancienne échelle, mais ce n’était pas étanche. Donc la grosse révision du dessal à Las Palmas nous a donné l’opportunité de rendre la jupe étanche et d’y ajouter l’échelle manquante.

La ville de Las Palmas n’est pas très belle. La ville est en longueur, car elle relie l’île à une presqu’île et c’est pas très large. Du côté ouest, s’étant la plage de Las Canteras, qui est très jolie avec son paseo, se terminant par l’auditorium qui a une architecture très intéressante, avec les moulures de mains d’acteurs connus qui sont passés par là. C’est, à notre avis, les seuls endroits jolis de cette ville.

A peine quelques jours après notre arrivée qu’arrive, un bateau avec une fille de l’âge de Cyliane. 2 papas (l’un français, l’autre italien) sont partis d’Italie avec leurs filles (Linda et Louve) et 2 équipiers pour se rendre en Martinique. Malheureusement, ils ont eu une avarie, la chaîne de barre a cassé et ils ont fait escale pour réparer. Linda est venue quelques fois jouer avec les enfants, c’était marrant de les voir se dépatouiller avec un mélange de français, anglais, espagnol et italien. Louve qui a quelques années de plus est aussi passée quelque fois. Puis il fut décidé de reporter leur transat à fin janvier, Stefano et Linda sont rentrés en Italie, les adieux ne furent pas si facile.

Le 5 décembre c’est le grand jour, mes parents arrivent ! Le réveil ne fut pas si agréable, nous avons été tirés de notre sommeil avant le lever du jour par le choc de notre bateau contre quelque chose. Nous sautons du lit pour voir ce qu’il en est. Le vent a tourné et vient exactement de la direction de l’ouverture du port et pré-port. Notre ponton, le 1er depuis l’entrée, n’était pas protégé, nous avions des vagues. De plus, la marée était basse, ce qui rallonge les pendilles (cordes attachées à des chaînes dans le port, à l’avant des bateaux) et nous avions heurté le ponton. Nous n’étions pas les seuls à avoir le même réveil, nous étions plusieurs en pyjama en train de raccourcir les pendilles ou d’amarrer le bateau différemment.
Tout le matin, nous avions une houle sur notre ponton, à tel point que Cyliane a eu le mal de mer. La voisine, affairée sur le ponton ne s’est pas sentie bien non plus.

Puis ce fut l’heure de partir à l’aéroport chercher mes parents. J’ai pris Cyliane avec moi, vu qu’elle était si mal. L’avantage du mal de mer c’est que ça disparaît dès qu’on est à terre. Nous avons marché près de 2km pour prendre le bus qui nous amène à l’aéroport.

Le soir, cherchant un petit restaurant sympa, nous sommes tombés sur le Sailors Bay au port. C’est l’endroit où se retrouvent les navigateurs et l’ambiance est bien sympa. Ce soir-là, un équipage avait sorti un banjo et un trombone à coulisse et jouait et chantait des chansons en français, anglais et italien. Les chansons d’Edith Piaff faisaient chanter pas mal de tables ! Il faut dire qu’on croise beaucoup de français aux Canaries.

Un dimanche, accompagnés de mon père et de Louve, nous nous sommes rendus au musée Elder, le  musée de la science et de la technologie. Nous y avons passé des heures très intéressantes, il y a plein d’expériences à faire, les enfants peuvent toucher et bouger des choses. Nous avons aussi pu nous asseoir sur un genre de carrousel, ressemblant à un bras robotisé (voir vidéos). Le musée fêtait son anniversaire et c’était un jour spécial, ils invitaient tout le monde dans leur aula pour voir un spectacle d’acrobatie, suivi d’un concert dans le hall du musée. Ce fut une journée pleine de bonnes surprises. Le musée est superbe, par contre il manque de maintenance, nous avons vu plusieurs squelettes cassés, de postes à expériences inutilisables car cassés, c’est dommage !

Un jour, j’ai pris Timeo et nous sommes partis faire quelques gros achats. Je m’étais renseignée chez Mercadona, un supermarché que j’aime bien, s’ils livraient à domicile, oui ! Donc nous voilà à remplir un énorme chariot de 60 litres d’eau (en bouteilles de 6 litres), de centaines de cannettes de bière et minérales et de nourriture diverse. Arrivés à la caisse, ils nous demandent l’adresse et surprise, ils ne livrent pas le port ! Chaque magasin a son carré de livraison. Nous laissons tout et partons chez Super Dino, un autre supermarché. Cette-fois, je ne demande plus s’ils livrent à domicile mais s’ils livrent au port. Bien sûr ! Et nous voilà tous les deux à recommencer à remplir un chariot.

Stéphane avait vu une publicité pour une entreprise imprimant des t-shirts. Ce fut décidé, nous allions faire imprimer des t-shirts OLENA pour la transatlantique. Je me rends donc avec Elina à cette entreprise, qui se trouve tout au bout de la ville, en hauteur de la Isleta à près de 4km du port. Il n’y avait qu’un employé, car ils sont fermés l’après-midi, mais il a pu me donner toutes les informations, dont le fait qu’il nous fallait amener les t-shirts. Nous voici donc parti à la recherche de t-shirts que nous devions leur amener le lendemain matin si nous voulions avoir les t-shirts à temps. En passant au nord de la plage de Las Canteras, nous avons pu aller visiter les figures dans le sable, appelé « XII Belén de Arena de Las Canteras ». C’était magnifique (voir vidéo et photos).
Le soir même, mes parents avaient invité les petits au restaurant afin que Stéphane et moi puissions sortir tous les 2. Mais le choix du restaurant s’est fait en fonction de l’endroit où nous pourrions trouver des t-shirts adultes et enfants, que nous n’avions pas trouvé avec Elina. Après avoir trouvé nos t-shirts, nous avons profité d’un bon petit souper entre 4 yeux avant de rentrer, bien fatiguée en ce qui me concerne, car j’avais fait bien 15km en trottinette ce jour-là, et ma cuisse me brûlait ! Eh oui, la trottinette ce n’est pas un mouvement habituel.
Le lendemain, je retournai seule à la Isleta avec mes t-shirts. Il n’était malheureusement pas possible de faire tout comme nous le voulions, mais ils allaient faire au mieux. Ils me parlaient d’un cadre autour de l’image en couleur, je ne comprenais pas vraiment, jusqu’à ce que j’ai vu le résultat. L’arrière (noir-blanc) est superbe, mais dès qu’ils ont des couleurs, ils collent une feuille et il y a un cadre noir autour de l’image, sur l’un des t-shirts, ça coupe carrément la tête de Stéphane sur le logo. Le résultat n’est pas génial. Sinon, ils étaient bien sympa, car ils m’ont amené les t-shirts finis au port !

Puis ce fut à Gilles et Louve de rentrer chez eux en Martinique. Comme il ne restait plus personne sur le bateau, ils nous ont donné tous leurs produits frais. Nous en avons profité pour faire un gros souper pour 9, et nous avons passé une super soirée à écouter les récits de Gilles, un marin passionné qui a beaucoup navigué en Antarctique, Terre de feu et Antilles. Nous nous réjouissons de les revoir quand nous serons en Martinique.

Un petit tour de l’île

Mon papa a loué un mini-bus pour aller faire un petit tour dans l’île. Ce fut organisé au Sailors Bay, qui est plus qu’un bar-restaurant. Il réserve la voiture et le loueur vient le jour voulu avec la voiture au port et c’est devant un café que les contrats sont signés!

Nous sommes partis pour Bandama, voir le cratère. L’ascension fut spéciale, car on tourne en rond autour d’un pic, ce qui nous donne une vue à 360°. En haut, la vue fut belle, nous voyions Las Palmas et le cratère fut intéressant. Il me paraissait petit et un peu au bord de l’île pour être le cratère principal. En fait, c’était le cratère de la dernière activité volcanique. Nous regardions quelques guides touristiques dans la maisonnette d’information au sommet et voilà que la personne nous demande si nous voulions visiter le bunker au-dessous. Et nous voilà tous les 7 à suivre une guide quelques mètres plus bas. La chambre principale était transformée en cinéma et nous avons vu un film sur les volcans et la formation de l’ile, avec jeux de lumière et son. Super sympa et intéressant, mais quelque peu effrayant pour Cyliane.

Puis nous avons suivi la route de la montagne, conseil du loueur, nous sommes arrêtés boire quelque chose dans le joli village de San Bartolomé de Tirajana. Les gens du bar avaient beaucoup de plaisir de voir débarquer des touristes, apparemment il ne doit pas en avoir beaucoup qui s’arrêtent. Nous sommes repartis avec une orange chacun, que le tenancier nous a donné. Puis nous avons commencé la descente de la vallée de Fataga, une magnifique vallée qui m’a fait penser aux images que j’ai vues du Grand Canyon, sauf que là, nous n’étions pas dessus, mais à l’intérieur ou sur les côtes.
Nous avons ensuite été à Maspalomas pour voir les dunes de sable. Il y avait pas mal de vent et le sable volait de partout, ce pourquoi nous n’avons pas trop pu nous balader dans les dunes, mais j’y suis quand même allée un petit bout avec les enfants.

Nous sommes remontés vers Las Palmas et comme ce ne fut pas si tard, nous avons profité d’aller à Arucas, pour voir sa cathédrale. Aux abords de la ville, nous nous sommes trompés de chemin et sommes grimpés sur la montagne d’Arucas, là aussi nous tournions autour du pic nous donnant une vue à 360° lors de l’ascension. La vue fut superbe, c’était bien sympa d’avoir pris la mauvaise route. Puis nous sommes allés en ville voir cette cathédrale, construite avec des pierres de lave noire, avec une architecture néogothique construite au début du XXème siècle (1909-1917). A l’intérieur on voit bien que l’église est plus moderne qu’elle n’en parait à l’extérieur. Les rues du centre-ville sont bien sympas, dommage que Las Palmas ne ressemble pas à cette ville.

Puis nous sommes allés à Firgas, voir le Paseo de Canaria. C’est une ruelle en pente, la partie du haut, il y a pour chaque île des Canaries, des images en catelles ainsi que la forme de l’île en 3D. Le bas de la ruelle, c’est une fontaine en cascade bordée d’un mur contenant des bancs décorés avec des catelles. Et au bas de la ruelle, une jolie fontaine ronde (voir vidéo).

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