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21.12.2017 Le départ de Las Palmas

publié le 2 janv. 2018 à 17:07 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 12:08 ]
Enfin nous pouvons quitter Las Palmas, mais avant il faut repasser faire la queue à la capitainerie.
C’est un port municipal et les employés sont très fonctionnaires (je précise que j’ai rien contre les fonctionnaires, je l’ai été à plusieurs reprises pendant plusieurs années). On prend un ticket comme à la poste et on attend… on attend… et les numéros changent à la vitesse d’un escargot au pas de course. Les fois où j’y ai été, j’ai eu la chance qu’il y avait 2 personnes au guichet. Mais, parfois l’une allait aider son collègue, puis c’est le collègue qui allait aider la première… Puis elle se lève (son client toujours assis à son bureau) pour aller saluer un collègue apparemment revenu de vacances, discuter et visionner des photos sur son portable. J’ai eu de la chance, car j’ai été servie à peine un peu plus d’une heure après mon arrivée ! Quand c’était le tour de Stéphane d’être à la capitainerie, il a pu les entendre répondre aux demandes de places de port par VHF qu’ils étaient complets, alors que notre ponton était à moitié vide ! Et lui, c’était plus de 2 heures qu’il a dû attendre. On a dû y aller à plusieurs reprises car ce port ne fonctionne pas comme les autres, il faut payer d’avance. Et comme nous ne savions pas combien de temps nous restions, nous prolongions régulièrement.
Le jour du départ, j’ai pris mon ticket et j’avais 16 numéros à attendre. Bien assez de temps pour aller prendre une douche, revenir discuter avec d’autres marins et me faire interviewer par une radio allemande concernant les bateaux-stoppeurs, avant de pouvoir rendre nos 2 cartes de ponton et recevoir notre dépôt en retour. Mais le vieux fonctionnaire a refusé l’une des cartes, car elle n’était pas plate ! Nous ne l’avions pas reçue neuve et elle n’était pas pliée non plus ! Mais rien à faire.

Enfin nous pouvions sortir du port, mes 2 parents à bord pour leur première sortie sur OLENA. Nous avons dû longer Las Palmas puis la Isleta pour nous rendre au nord de l’île avant de virer de bord. Les vagues sur ce cap n’étaient pas favorables aux estomacs, Cyliane, Elina et ma maman n’étaient pas très en forme. Mais dès que nous avons changé de cap, ça allait beaucoup mieux et ma maman est allée faire une sieste, ce qui estompe également le mal de mer.
Stéphane et moi avons vu un gros dauphin ou une petite baleine noire au large, mais malgré que nous montrions l’endroit où il sortait, les enfants et mon papa ne l’ont pas vu. Comme quoi il faut avoir l’oeuil pour les voir.

Au coucher de soleil, nous arrivions vers la pointe de la Sardina et son phare, que nous contournions  pour nous rendre dans la baie de la Sardina y ancrer. Le vent avait forci petit à petit, et quand le vent est trop fort, nous peinons à bien rentrer le Gennaker (ou Code 0, on ne sait pas exactement ce qu’est notre voile, peut être un mélange des 2 ?). Il s’agit de notre plus grosse voile à l’avant, et pour la ranger, nous l’enroulons sur elle-même. Mais quand il y a beaucoup de vent, la voile s’entoure très serré et la corde qu’on tire pour que ça s’enroule, arrive au bout avant que la voile soit totalement enroulée. Nous ne pouvons pas laisser une voile à moitié dehors, alors on la ressort, et on recommence, en essayant de changer de cap par rapport au vent. Ce jour-là, nous avons dû refaire la manœuvre 4x avant d’enfin pouvoir enrouler la voile en entier.

C’est après la tombée de la nuit que nous sommes entrés dans la baie pour y jeter notre ancre.

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