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Laure

Internet en Polynésie

publié le 14 mai 2019 à 16:54 par Sailing Olena

Nous sommes à un endroit où internet doit être au plus mauvais et au plus cher. Sur l’île d’Hiva Oa on a trouvé 2 points Wifi, un resto assez cher et le sémaphore, bien plus lent. Pour charger une image de 200kb, il m’a fallu plusieurs minutes ! Non, je n’exagère pas !

Nous avons acheté une carte sim locale, mais ce n’est plus du tout comparable aux offres des Caraîbes, Panama ou Galapagos. 20.- CHF/USD pour 400mb ! Ce n’est pas donné. On va même pas essayer de partager les données avec un ordinateur, car si ça fonctionne, les mises à jours en arrière-plan (même s’ils sont bloqués, Windows est plus fort), va tout bouffer en quelques minutes… ou quelques heures ? Car la vitesse ce n’est pas du 4G, ni du 3G, mais du 2G GPRS, le plus lent des 2G ! Cher et lent ! « On est en Polynésie, tout est cher ! » que disent les polynésiens, en roulant leur « r ».

Je ne sais pas comment je vais continuer avec le blog, en tout cas niveau photos ça risque d’être difficile, niveau vidéo on oublie. Faudra attendre qu’on soit en Nouvelle-Zélande ou Australie.

Entre 2 points Wifi, ça risque d’être long également. On va continuer d’informer un peu dans le site Cruisersat, que je peux faire par mail. Mais comme c’est le site du rallie et que la plupart de nos suiveurs sont des navigateurs, anglophones, pour la plupart, le blog y est en anglais. Vous pouvez utiliser l’outil de traduction de Google (lien dans notre page Blog).

Notre lien cruisersat : www.cruisersat.net/blog/olena

Merci pour votre compréhension

Rouille, oxydation et moisissures

publié le 14 mai 2019 à 16:42 par Sailing Olena

« Ne prend pas d’objet à bord dont tu y tiens, tu pourras jeter tout ce que tu prendras». C’est ce que m’a dit une maman qui a fait un voyage similaire il y a quelques années. Franchement, je ne comprenais pas vraiment pourquoi, à moins de couler, où est le problème ?

« Il viendra un jour où tu maudiras l’eau salée et l’environnement salin » que nous a dit notre ami Paul qui a fait le tour du monde en 11 ans sur son voilier.

Paul, on n’en est pas encore là, mais ça nous fait beaucoup râler ! Le sel dans l’air corrode et rouille tout et n’importe quoi. Les bordures de boîtes de conserves, même dans les placards. Je mets du scotch sur la bordure des déos en aérosol afin de ne pas avoir de marques de cercles de rouille sur les étagères de la salle de bain ! Les câbles de recharge de portables s’oxydent et ne fonctionnent plus. Les prises pour recharger les lecteurs MP3, téléphones, ordinateurs, disques durs externes corrodent également. Impossible de recharger le lecteur MP3 de Cyliane et d’autres appareils suivent. Mon ancien laptop qu’utilisent les enfants pour l’école est hors service. Les connections du clavier ne fonctionnent plus, impossible d’y entrer le mot de passe. J’espère résoudre le problème en achetant un clavier externe… le jour où j’en trouverai un. Car j’ai des programmes sur cet ordinateur que j’ai besoin et que je ne veux pas racheter.

Quant à la moisissure, elle est partout ! On se douche sur la plage arrière, donc dehors, pour ne pas avoir plus d’humidité. Malgré cela, les plafonds des salles de bains, les portes de placards, les parois intérieurs des placards, les sacs d’ordinateurs dans les placards, des habits (également dans des placards) et même sur les coquilles d’œufs dans le frigo ! Au fond de nos sacs à dos… je pourrais en citer encore plein d’autre, il y a de la moisissure partout, nous n’arrêtons pas de nettoyer. C’est désespérant. J’ai jeté pas mal d’épices, dont tout le paprika, c’était moisi ! Même la boîte de cacao !

Les quelques semaines à Panama lors de la saison sèche ont fait beaucoup de bien, on avait enlevé certaines portes de placard, le bateau avait séché. Mais ça n’a pas duré, à peine de retour en milieu tropical, ça a repris de plus belle. Ce n’est pas toujours facile.

Trans-Pacifique

publié le 14 mai 2019 à 16:34 par Sailing Olena

Il n’y a pas de terme correct, car nous ne la traversons pas entièrement, nous nous rendons en Polynésie, qui est au milieu du Pacifique. Les anglophones nous appellent les « Pacific puddle jumpers » traduction : « sauteurs de la flaque du Pacifique ». C’est un terme qu’un journaliste a donné une fois et qui est resté. On bondit d’un côté à l’autre de la flaque, qui est quand même le plus grand océan du monde.

Pour ceci, nous avons joint le rallie « Pacific Puddle Jumpers 2019 », qui n’a pas de date ni lieu de départ et d’arrivée en commun. Tous partent de la côte ouest de l’Amérique et finissent quelque part en Polynésie. C’est un peu moins encadré, et bien moins cher, que l’était le rallie de la transatlantique, mais on a trouvé bon de se joindre, ça donne un petit air de sécurité, car les organisateurs nous surveillent. C’est pourquoi nous postons chaque jour notre position et quelques mots sur le site anglophone cruisersat.net.

Le départ 

Nous avons levé l’ancre le dimanche de Pâques, juste avant midi. Nous sommes partis comme si nous nous rendions dans la baie d’à côté. Aucune émotion, rien ! Les enfants d’ALKYONE nous faisaient de gros signes, les nôtres y répondaient.

Ça m’a fait bizarre, car peu avant, je regardais avec une certaine émotion les autres partir pour la grande traversée. Les jours d’avant je demandais à ceux qui partaient s’ils étaient prêts et nerveux, car je l’étais un peu pour eux. Et quand c’est à notre tour… rien! Nous partions pour environ 3 semaines, aucune île entre-deux, le grand bleu. Aucune émotion. Quand je pense qu’au départ de la transatlantique, j’avais les émotions à fleur de peau.

 

Les vagues

Notre destination étant Pitcairn / Les Gambiers, nous étions au près, càd nous navigions au plus près du vent qui était à 55° en face de nous. Les vagues étaient très désordonnées, courtes et un peu plus grosses que pour le vent établi. Ca tapait beaucoup entre les coques, certaines vagues entraient dans le cockpit. Nous avons dû réduire les voiles pour réduire notre vitesse, afin que ça soit un peu moins désagréable et pour éviter de faire de la casse.
Je reprends l’image de Stéphane, qui compare notre bateau à un camper, qui roulerait sur une piste de motocross à 70% de sa vitesse potentielle, 24h/24 pendant plusieurs semaines. Je vous garantis qu’il y aurait pas mal de réparations à faire, c’est tout à fait normal ! C’est pareil pour un bateau.

Nous avions des vagues d’environ 3 mètres, pas beaucoup plus, ce n’est pas la hauteur des vagues qui était le problème, mais leur longueur (qu’on appelle période) qui était courte et le fait qu’elles ne venaient même pas toutes de la même direction. On a fait au mieux, Stéphane n’arrivant pas à dormir dans la chambre, où les vagues tapent au plus fort, il dormait parfois au salon et parfois dans le cockpit, jusqu’à la fois où un poisson volant lui a sauté à la tête !

Une nuit, alors que j’étais assise derrière la barre, je me suis ramassée une vague de côté, elle m’a trempée de la tête aux pieds !

 

Changement de programme

Le soir du 5ème jour, nos amis SERENITY, qui étaient toujours encore 1 jour devant nous dû au fait que nous étions à vitesse réduite, nous annoncent que dans les jours à venir, nous aurions des vagues de 3.5m de haut de face, alors que le vent sera de côté tournant à l’arrière. C’est-à-dire qu’à un moment donné, vent et vagues seront dans le sens opposé.

J’avais mes données météo, mes fichiers grib montraient bien des vagues de 3.5m, ce qui normalement n’est pas un problème, mais je n’avais aucun moyen de vérifier leur angle et je cherche encore aujourd’hui, le moyen de pouvoir lire cette information sur mes fichiers. Nous demandons urgemment à 2 amis navigateurs de voir la météo sur internet pour nous. Tous deux ont répondu très rapidement en confirmant les informations de Jost. L’un nous a dit que nous nous trouvions dans une « machine à laver », oui, nous confirmons, et que ça allait qu’empirer.

Il fut temps de s’arrêter 5-7 jours dans un restoroute et d’attendre le passage de ces vagues. Le problème : nous ne sommes pas en camper et il n’y a rien, aucune île, c’est le grand bleu. Nous n’avions pas le choix, comme SERENITY, on tourne à droite en direction des Marquises. Ce fut la grande déception, depuis des mois on se réjouissait d’aller à Pitcairn et aux Gambiers. Peut-être pourrions-nous y aller depuis les Marquises, c’est à voir.

Ce phénomène météo était dû à un système, dépression et anticyclone assez proches l’un de l’autre, bien au sud de Pitcairn qui a semé la pagaille. Une fois les vagues envoyées, elles partent et traversent les océans sur de longues distances quand il n’y a pas grand-chose pour les arrêter.
Quelques jours plus tard, nos contacts à Pitcairn répondaient à notre mail d’information qu’on avait dérouté, que la mer était très agitée, ils ont eu du gros temps, des vents forts par rafales tempétueuses. Une de nos connaissances, un capitaine professionnel actuellement sur un bateau de recherche océanique en antarctique, nous a écrit que nous avions pris une sage décision.

 

Nouveau cap

D’avoir changé de cap, ça a eu du bon niveau vagues. Certes, elles n’ont pas changé, mais notre cap par rapport aux vagues et ça change beaucoup. Etant plus de l’arrière, c’était un peu moins désagréable, nous avons pu sortir un peu plus de voile et Stéphane a enfin pu mieux dormir. Je ne dirais pas que c’était agréable, elles étaient tout autant chaotiques, de courte période et toujours croisées.

A un millier de miles (un peu moins de 2’000km) au nord de Pitcairn, nous ressentions les vagues qui nous ont fait dérouter. Ce fut de grosses vagues du sud, qui parfois venaient nous fouetter. Elles étaient imprévisibles et fort désagréables.

Plus on avançait vers l’est, plus le vent diminuait et la mer avec. Pour notre dernière semaine de navigation, nous avions pour la première fois de cette traversée, les vagues correspondantes au vent ! Certes, toujours chaotiques. Mais là, nous pouvions enfin dire que c’était agréable. Nous dormions même mieux qu’au mouillage de Santa Cruz !

 

La fête de la montagne

Je ne sais pas ce terme existe en français. Les alémaniques l’utilisent pour la mi-chemin. L’image de la montagne symbolise qu’à mi-chemin, nous sommes au sommet et que la descente sera plus rapide. C’est souvent le cas et ça le sera dû au fait qu’en partant d’abord sur Pitcairn, nous avons fait un détour de plusieurs centaines de miles.

Pour les enfants, c’est l’évènement de toutes les traversées. Nous sortons les chips et souvent faisons un petit cocktail. Là, nous avions fait un virgin piña colada (jus d’ananas mélangé à du lait de coco). Nous avions sorti des dips et même un genre de salami !

Stéphane a bu sa première bière de la traversée. C’est très rare qu’il boive de la bière quand on est en traversée.

Au même moment de notre apéro, notre log affichait les 11'000 miles nautiques depuis notre départ du sud de la France.

 

Rendez-vous

En changeant de cap, nous avons pu sortir les voiles en conséquence du vent et faire un peu plus d’avance. De ce fait, nous rattrapions petit à petit nos amis de SERENITY. Nous communiquions nos positions plusieurs fois par jour par mail. De ce fait, nous avons pu faire rendez-vous. Ils étaient bien plus au nord que nous et ont fait route un peu plus au sud, quant à nous, nous sommes remontés un peu au nord. C’est en fin de journée qu’on est arrivés à leur hauteur, nous étions à une centaine de mètres l’un de l’autre, pouvions communiquer par VHF et même boire un petit apéro en commun. Hmmm, il nous restait du jus de tomate ! Bien sûr, chacun était sur son propre bateau, on pouvait se faire des signes et communiquer par VHF.

Nous sommes restés un peu plus de 24h auprès d’eux. Mais ce ne fut pas si facile pour chacun de nous, car monocoque et catamaran ne se comportent pas de la même manière dans les vagues et le vent, chacun ayant un cap agréable différant. Nous zigzaguions un peu, essayant de rester dans les 5-7 miles de distance l’un de l’autre.

Le second soir, après « l’apéro en commun », nous avons sorti les voiles en conséquence du vent et avons pris le large. Au petit matin, nous étions à nouveau « seuls au monde ».

 

La pêche

Nous avions sorti nos 2 lignes et avons eu quelques touches. Nous avons sorti 2 jolies bonites et une belle dorade coryphène de 90cm. Ca faisait longtemps que les enfants réclamaient pour avoir des petits poissons carrés panés. C’est ainsi que la dorade a terminé. Stéphane a coupé un des filets en conséquence et les enfants se sont chargé de les paner. Chacun à un poste : farine, œuf, panure. La dorade aurait suffi pour 3 repas, mais en la transformant en carrés panés, tout a été mangé en 2 repas !

Nous avons aussi eu des touches dont les poissons sont repartis avec les leurres, dont notre préféré. Tiens, ce n’est pas la première fois qu’on se fait piquer notre leurre préféré ! A croire que les piercings sont à la mode chez les poissons !

Nous avons dû avoir un marlin, à peine mordu il est parti en trombe. Le fil se vidant à vitesse grand V de notre moulinet, nous avons à peine eu le temps d’allumer les moteurs que déjà la 100aine de mètres de ligne était dehors et le fil a cassé, nous laissant les derniers tours sur le rouleau ainsi que le nœud, qui a bien tenu. Avis de recherche : si vous trouvez un marlin avec une très longue laisse, c’est peut-être le nôtre. Mais je sais par d’autres plaisanciers, que ce n’est pas le seul, il est arrivé de même à plusieurs d’entre-eux.

La pêche est un sport assez coûteux si on compte tous les leurres perdus. On s’en sort à meilleur prix au marché aux poissons, et là on a le choix du poisson et de la taille. Mais au milieu de l’océan, c’est difficile de trouver un marché.

 

Attaque de calamars

Comme à toutes traversées, le matin on retrouve plus ou moins de poissons volants et calamars sur le pont.

Un soir, alors qu’on mettait la table, Stéphane trouve un calamar vivant au sol, au milieu du cockpit. On regarde de plus près, il y en avait 7 dans tout le cockpit, au pied de la barre et même vers le banc à l’opposé. A se demander comment ils ont atterri par là. Etant des bébés de la taille de mon petit doigt, nous les avons tous remis à l’eau.

Après avoir mangé, Stéphane découvre un désastre sur le pont. 37 calamars baignant dans leur encre répartis sur tout le côté bâbord. Il faisait déjà nuit, mais il nous fallait nettoyer ceci au plus vite. Malheureusement les nombreuses taches d’encre ont déjà eu le temps de tacher la coque.

 

Légoland et home cinéma

Après quelques jours de navigation, les estomacs des enfants étaient à nouveau OK. C’est là qu’on a commencé à voir les différentes caisses de Légo arriver dans le carré. Ils ont passé de nombreuses heures à construire et jouer avec les Légo, Légo friends et même les Légo mania de la Migros. Nous étions à Légoland.

Parfois il nous fallait nous battre pour qu’ils fassent de la place pour faire de l’école ! D’ailleurs, Timeo a fini ses livres de math de 1ère année lors de cette traversée.

Juste avant le coucher de soleil, les Légos étaient rangés, et ceci sans histoire et sans avoir à répéter et plus on avançait, plus ça se faisait sans rien demander ! Quel luxe ! Je pense que home cinéma était assez motivant pour faire les rangements nécessaires.

En navigation de nuit, nous essayons de minimiser la lumière afin de mieux voir à l’extérieur. Dans les tropiques, le soleil se couche vers 18-18h30 et ½ heure plus tard, il fait nuit noire. Il reste plusieurs heures aux enfants pour voir des films ou émissions éducatives. Et c’est justement pour ça qu’ils adorent les navigations de nuit.

 

Les nuits

Malgré qu’il soit connu qu’on croise très peu de bateaux lors de cette traversée, nous sommes restés fidèles à nos habitudes. Il y a toujours l’un de nous en surveillance.

Stéphane, qui s’endort plus facilement que moi, se couchait vers les 19h30-20h00. Je faisais les quarts de 19h30-23h00 et de 2h00-5h00. Ceci nous laissant nous reposer environ 7h30/nuit en 2 fois. Parfois il nous arrivait de faire une petite sieste pendant la journée.

Il nous est arrivé de décaler les quarts, de les rallonger un peu pour différentes raisons, fatigue, voiles… Nous avons même décalé une fois en rallongeant d’une heure chacun pour que le 2ème quart de Stéphane commence de jour, afin que nous puissions monter le Parasailor ensemble avant mon 2ème coucher. Franchement, se coucher à 9h du matin après les efforts et une bonne douche, c’est pas génial. Mais voilà, on voulait avancer et pas attendre mon lever 3-4h plus tard pour changer de voile.

Il faisait nuit noire pour la plus grande partie du temps. Au début de la traversée, la lune décroissait et se levait quelques heures avant le soleil, chaque jour une heure plus tard. De plus, c’était nuageux. Quand la lune s’est mise à croitre, elle se couchait quelques heures après le soleil, chaque jour une heure plus tard, mais nous arrivions aux Marquises quand elle se couchait vers les 22h30.

Au bout de quelques nuits de traversée je suis en pleine confusion lors de ma période de repos. Je me réveille fréquemment et cherche l’horizon pour voir s’il y a des bateaux. Puis je me rends compte que je suis au lit et me rendort. Ceci arrive plusieurs fois par nuit, parfois 3-4 fois ! Uniquement pendant mon 1ère quart de repos. C’est assez spécial et peu reposant.

 

Cuisine et pâtisserie

3 semaines en pleine mer, c’est 3 semaines sans achats. On fait notre pain nous-même (nous avons une machine à pain) et on se débrouille avec nos provisions.

Comme prévu, les bananes de notre demi-régime ont mûri ensemble. Avec les secousses du bateau, elles sont tombées assez rapidement du régime. J’en ai mis certaines au frigo pour ralentir le mûrissement et laissé d’autres brunir à l’extérieur. Nous avons fait des bananes à toutes les sauces, fondues dans une poêle avec un peu de sucre de canne, entaillées et remplies de chocolat puis cuites sur le grill et surtout en « bananabread ». C’est un cake aux bananes (brunes de préférence) et aux épices que nous avons connus aux Caraïbes. J’ai trouvé une bonne recette et je l’ai adaptée pour ma machine à pain. On en a fait 5 ou 6 et les enfants en réclament encore !

Nous avons aussi fait des cookies au beurre de cacahouètes, de la crème au chocolat, du gougelhopf… Il faut bien se faire plaisir et s’occuper.

 

Les occupations

Contrairement à transatlantique, j’ai eu du temps libre ! C’est certainement dû au fait qu’on a plus de routine et la machine à pain aide aussi en ce sens. Les enfants travaillant un peu plus indépendamment pour l’école, ça aide aussi. Et surtout le fait que j’ai pas écrit pour le blog, ni travaillé de photos ni vidéos.

On a lu, les enfants ont découvert les bandes dessinées (en français) que j’ai copiées sur les tablettes.

Pendant mes quarts de nuits, je lisais Gaston, Calvin & Hobbes… ça faisait des années que je les avais plus lus! J’ai aussi pu regarder des émissions, séries TV et films que j’avais téléchargé. Bien sûr, en coupant toutes les 15-20 minutes pour faire une ronde de contrôle.

 

Grain ou front ?

Le vent et les vagues étant devenus plus stables à la fin du voyage, nous avons pu utiliser le Parasailor plus régulièrement. Nous l’avions dehors pendant plus de 48 heures d’affilées, sans aucun problème. Puis un matin, Stéphane, toujours à l’affut des nuages, voit arriver à grande vitesse, du côté droit, alors que le vent venait de gauche, comme un front. Il enclenche le moteur ce qui me sort du lit illico presto. Au moment où je sors, tout avait l’air OK, le temps d’enfiler mon gilet de sauvetage, il pleuvait des cordes et le vent avait bien forci. La direction du vent avait tourné de 60° ! Ce pourquoi ce grain ou front est arrivé du « faux côté ». Et bien sûr, nous étions sous Parasailor. Le Parasailor est un spinacker en toile de parapente avec un trou au milieu pour laisser sortir le vent quand il y en a trop. Avec la force du vent actuelle, c’était encore OK pour le Parasailor, mais nous ne savions pas si ça va augmentere, mieux vaut prévenir. Stéphane aux commandes, moteur à grande vitesse pour diminuer la force du vent dans la voile et moi au mât à préparer pour descendre la chaussette du Parasailor (fermer la voile). Je prépare les cordes et essaye de tirer la chaussette en bas, en vain. Je m’aide avec le winch électrique et voilà que la poulie qui déviait notre corde sans fin de la chaussette casse. Pour finir, Stéphane a dû venir me prêter main forte pour la descendre. C’est bien la première fois que j’avais autant de peine. Nous avons rangé la voile complètement trempée et sommes allés nous sécher et réchauffer. Il ne faisait pas froid, mais trempés sous le vent, ça rafraîchit.

Il pleuvait à l’horizontal, c’est bien la première fois qu’on a dû fermer la porte du cockpit car il pleuvait à l’intérieur ! Les enfants étaient tous réveillés, les moteurs à grande vitesse leur a semblé bizarre.

Après le passage de ce grain ou front, le vent était complètement tombé. Nous avons dû faire du moteur pendant plus de 3h avant que le vent revienne.

Ce que nous avons vu, c’est tout d’un front, mais il y a 2 hics, le baromètre n’a pas bougé et dans ces latitudes, il semblerait qu’il n’y ait pas de fronts. Quant au grain, en général, les nuages sont d’un gris plus foncés et n’enlèvent pas le vent derrière eux. La météo a bien changé ces dernières années, est-ce également l’un de ces changements ?

Au moment de grain/front, il y avait un monocoque à quelques miles de nous. On a eu contact par VHF avec eux après ça. Tout comme nous, ils se sont fait surprendre et n’ont pas compris. C’est venu du « beau » côté. Eux avaient la grand-voile dehors et ont fait un empannage involontaire (la GV change de côté involontairement avec le vent arrière, ça peut faire pas mal de dégâts).

 

L’arrivée

Le jour avant l’arrivée j’annonce aux enfants que nous allons arriver le lendemain. Cyliane : « quoi ! déjà ?!? », puis Elina : « ah non ! fini la télé chaque soir ! ». Puis quelques heures plus tard, Elina : « il va y avoir des moustiques, des mouches, des guêpes, on ne peut pas rester au milieu de l’océan ? ».

Le lendemain matin au lever du jour nous voyions terre, 2 îles devant nous, dont Hiva Oa, où nous nous rendions. On longe l’île quand soudain, VEGA, un bateau ami nous appelle par VHF. Ils ont vu dans Cruisersat qu’on allait arriver bientôt. Ils nous informent entre autre qu’il faudra une ancre à l’arrière également, comme ça on peut la préparer.

Peu avant notre entrée dans la baie, on voit sur l’AIS un autre bateau ami suisse en sortir, nous avons contact par VHF. Ça fait plaisir d’avoir à nouveau contact avec des gens et encore mieux quand on les connaît. Quand il fut temps de descendre le Parasailor, je vois un autre bateau suisse quitter le mouillage. Nous nous sommes croisés de près (plusieurs centaines de mètres quand même), car chacun occupé sur leur pont respectif à s’occuper de voiles.

Au fond de l’énorme baie se trouve différentes baies, on rentre dans celle du mouillage. Notre ami de VEGA était dans son annexe et nous informait du meilleur endroit abrité de la houle pour encrer et attendait la fin de notre manœuvre pour récupérer notre ancre de poupe. Le bois que nous avons utilisé comme dévidoir pour notre cordage d’ancre de poupe ayant cassé à l’entrée de la baie suite à une vague, nous avons dû faire un nouveau montage (la bobine est lourde) et de ce fait, le vent nous a poussé pas très favorablement pour la manœuvre. Nous avons dû remonter l’ancre de proue pour se remettre en bonne position. Ah ! C’est frustrant, on était prêts et on peut tout recommencer, on s’active autour du bateau alors que les voisins font de grand signes de bienvenue et nous ne pouvons même pas y répondre.

Une fois l’ancre de poupe posée, c’était bon, on pouvait sortir l’apéro, fêter l’arrivée. On n’a pas eu le temps d’y goûter, l’ancre de poupe avait dérivé !  Notre bateau étant encore en bonne position, Stéphane a pu remettre l’ancre de poupe avec l’aide de VEGA un peu plus loin et c’était bon pour la nuit.

Par contre le lendemain, alors que nous étions au village, VEGA nous appelait par VHF, l’ancre de poupe avait à nouveau dérivé et le bateau assez proche d’un autre. Comme tous les bateaux ont 2 ancres, eux ne tournent plus avec le vent. On s’est dépêchés de rentrer et avons refait la manœuvre, et cette-fois, l’ancre tient bien ! Le souci sera de la ressortir.

On a pensé que le problème venait de notre ancre, qui n’est peut-être pas idéale comme ancre de poupe. Mais SERENITY, qui ont l’habitude de cette manœuvre a eu les mêmes problèmes, 3 fois qu’on a remis l’ancre, on a même mis une 3ème ancre et ça tient pas à 100%. Un matin, un bateau avait dérivé sur une bonne distance et sa quille posait sur le fond. A marée haute ils ont pu le tirer dehors. Le mouillage est connu pour être le plus médiocre de toutes les Marquises, mais c’est là que se trouve le village d’Atuona, où nous devons faire les formalités d’entrées à la gendarmerie.

Santa Cruz

publié le 14 mai 2019 à 15:02 par Sailing Olena

Il fut temps de changer d’île. En chemin nous croisions de très près les copains de CHASING WATERFALLS, arrivés aux Galápagos 1 semaine après nous, de ce fait, nous nous sommes croisés tout le long, sans passer du temps ensemble.

Nous avons eu un beau comité d’accueil à Santa Cruz, les enfants d’ALKYONE, partis 1 jour avant nous, et de JAJAPAMI étaient sur les ponts des bateaux et faisaient de grands signes.

En chemin pour nous rendre chez notre agent pour les formalités d’arrivée, nous croisons ALKYONE et sommes allés ensemble voir le marché aux poissons d’un peu plus près. Nous avons beaucoup ri, ce qui s’y passait avait tout d’un dessin animé. Les dames du marché essayaient de travailler entre les otaries qui dormaient sous le comptoir et celle qui s’était postée entre elles, nez à hauteur du comptoir attendant bravement, comme un chien, de recevoir quelque chose. Puis une iguane entrant dans les caisses pour y chaparder du poisson. Et à l’arrière, les pélicans en plus grand nombre, essayant de chaparder les restes de poissons. Ils se volaient les uns et les autres et pour finir, l’un s’est mis un bout de poisson au travers de sa gorge et a peiné le ressortir pour l’avaler dans le bon sens.

Après les formalités, femmes et enfants sommes allés visiter le centre Darwin, où travaillent beaucoup de biologistes.

Il y a un peu moins à faire sur cette île sans passer par des tours, les enfants en ont profité pour passer du temps avec les copains, les filles d’ALKYONE jouant chez nous, Timeo jouant chez JAJAPAMI avec leurs 2 garçons. Un jour, j’ai pris les 2 ados (le garçon d’ALKYONE et Elina) pour aller nous baigner à Las Grietas. C’est une gorge entre 2 falaises remplie d’eau de mer, on peut y nager sur bien 200m. C’est très touristique et très joli. Stéph et moi y étions déjà allés avec nos enfants et ceux d’ALKYONE, sans savoir que ça fermait 5 minutes après notre arrivée. Les enfants y étaient retournés avec Suzanne alors que nous étions en sortie plongée.

Le jour avant notre départ pour la Polynésie, jour de départ pour SERENITY, nous sommes allés au marché à 6h du matin. C’était bondé et nous avons pu faire le plein des bateaux pour la traversée. On a découvert d’épaisses bananes rouges, un délice. J’ai même acheté un demi régime de bananes. Dans tous les récits de navigateurs, ils ont des régimes, dont les bananes mûrissent en même temps. Moi aussi j’avais envie d’un régime, mais plus petit. Le vendeur m’a coupé un régime en deux et vendu pour 3.50 USD !

 

Sortie plongée

Dernière chance pour voir les requins marteaux de près, nous réservons une sortie aux Gordon’s rocks, 2 pans d’un ancien volcan qui sortent de l’eau. Nous plongeons dans ce qui était le cratère, c’est là où se trouvent les gros poissons, car c’est une station de nettoyage (endroit où se trouvent les petits poissons et/ou crevettes nettoyeurs).

Nous traversons l’île en taxi, jusqu’au nord, où se trouvent les bateaux navettes menant à l’île de l’aéroport. Nous regardons le flot de touristes et leurs bagages monter et descendre des bateaux navettes en attendant l’arrivée de notre bateau de plongée.

Nous ne sommes que 6 plongeurs, c’est sympa, on a de la place. Malheureusement Suzi ne nous a pas accompagnés, car elle avait une otite. Elle s’occupe de nos enfants, merci à elle !

Nous avons 2 guides et faisons 2 palanquées afin de chacun pouvoir profiter un max. On commence par plonger tous ensemble, la visibilité est médiocre, c’est la pleine lune et ce n’est pas le meilleur moment de la marée. On voit quelques gros requins passer, ils disparaissent bien vite, on voit à peine à 10m. Les palanquées se séparent, notre guide passe beaucoup de temps à s’arrêter et attendre, les requins sont tout près, seulement on ne les voit pas vraiment. Stéphane a vu passer un requin marteau près de lui, mais il est reparti très vite. Les requins marteaux sont assez peureux.

La 2ème plongée a été faite vers la roche d’en face. La visibilité était tout autant médiocre. On a suivi notre guide, qui se promenait entre le labyrinthe de pics sous l’eau. Il y avait pas mal de courant, qui nous poussait un peu dans tous les sens. En fin de plongée, Stéph et moi étions peut être 1m au-dessus de Jost et du guide, puis tout à coup, tout est blanc (bulles d’air dans l’eau près de rochers émergés) et je vois Stéph partir dans un courant ascendant. Ne voyant pas les 2 autres je suis Stéph, de toute manière, j’étais également prise dans ce courant, je ne pense pas que j’aurais eu la force de lutter contre. Nous étions à faible profondeur, donc aucun danger, mais mon ordi n’a pas aimé ma montée rapide. On émerge, je vois Stéph tout près d’un rocher et lui fait signe de s’en éloigner. Il me regarde avec de gros yeux, je me retourne, j’étais tout aussi près d’un rocher derrière moi. Le courant passant entre les rochers ne nous mettait pas en danger, il nous en éloignait. C’est allé vite, l’annexe du bateau de plongée arrivait vers nous et au même moment le guide a sorti son parachute de palier. Stéph est allé l’informer qu’on était OK avant de monter avec moi sur l’annexe.
J’ai fait beaucoup de plongées dans les courants, mais c’est la première fois que je me suis fait prendre dans un courant ascendant. C’était intéressant, j’ai beaucoup appris.

 

La plaisance et les réparations

Nous sommes dans des endroits paradisiaques, malgré que les enfants ont eu leurs vacances de printemps, on a quand même travaillé en dehors des réparations de notre incident. J’ai enfin eu le temps d’insérer des fenêtres dans nos canvas (fermetures du cockpit en toile de tente). Nous avons également changé le câble d’antenne de notre VHF, mais le mouillage à Santa Cruz bougeait tant que Stéphane a eu le mal de mer perché tout en haut du mât.

C’est le matin de notre départ que Stéphane est remonté au mât pour faire des contrôles avant la traversée. Les garde-côtes se promenaient autour de nous, contrôlant tous les bateaux. A chaque fois ils nous regardaient, mais vu qu’on était affairés au mât, ils ont fini par partir et nous n’avons pas eu de contrôle. Ca n’aurait fait que le 5ème contrôle à Galápagos, dont le 2ème des garde-côtes !

En trans-Pacifique!

publié le 20 avr. 2019 à 17:36 par Sailing Olena

D'ici quelques heures, nous allons lever l'ancre pour traverser le Pacifique!
2'740 miles nautiques (5'075 km) en ligne droite nous attendent. Il faudra compter dans les 3 semaines pour la traversée.

Vous pouvez suivre notre avancée


Isabela

publié le 20 avr. 2019 à 17:27 par Sailing Olena

L’île a moins d’otaries, de ce fait elles ne viennent pas sur les bateaux, on ne doit pas fermer. Il y a beaucoup d’iguanes d’eau qui traînent partout aux abords de l’eau. On doit vraiment faire attention où on met les pieds ! Car dans cet archipel, les animaux semblent savoir qu’on doit garder une distance de 2m, ils ne bougent pas, ils n’ont pas peur. Il y a aussi des pinguins qui nagent autour du bateau, ils sont tout petits et très rapides. Il y a aussi de petits requins à pointe noire qui nagent autour du bateau. Un jour, on en avait 2 et Timeo sur une planche de paddling qui dit « cool, un requin, maman, je peux aller nager avec ? ». Quand je pense qu’il y a moins de 2 ans, les 3 disaient combien ce serait dangereux avec tous ces requins ! D’ailleurs un jour, 3 petits tournaient autour du bateau, nous étions en train d’entrer dans l’eau pour nettoyer la coque, personne ne s’est posé de question, nous sommes tous allés dans l’eau. Il faut dire qu’il s’agit de bébés requins de récifs, ils ne sont pas agressifs. Il ne faut pas les ennuyer non plus, ils savent se défendre, ça reste des requins !

L’île est très grande, mais seul la partie sud est habitée. Le reste de l’ile est vierge. Le village est très petit, et comporte un grand nombre de tours-opérateurs, de centres de plongée et petits hôtels.

Nous nous sommes rendus au centre des tortues, qui est similaire à celui de San Cristobal. Le chemin y menant passe sur des marais, où l’on peut admirer les flamands roses, des iguanes d’eau et oiseaux.

Les enfants ont accompagné ALKYONE à une sortie en Taxi. Les enfants étaient assis à l’arrière du pick-up et à un moment, la plage arrière s’est ouverte et l’une des filles est tombée alors qu’ils roulaient. Heureusement il y a eu plus de peurs que de mal.

A un moment il y avait 5 kid-boats dans la baie. Nous avons organisé une rencontre à la plage. ALKYONE (D) avec leurs 5 enfants, ARCHER (USA) avec leurs 2 garçons, MAPLE (CAN) avec leurs 2 filles, VEGA (N) avec leurs 3 enfants et nous. C’était très sympa.

Nous avons organisé un camion-taxi pour une petite sortie, SERENITY et VEGA nous ont rejoints et nous avions emmené 4 des enfants d’ALKYONE. Nous avons d’abord été vers le mur des larmes (un mur construit par les prisonniers lorsque l’île était une des prisons les plus sévère, fermée dans les années 1950. Le taxi nous a déposés au plus près, mais il restait 5km à faire à pied. La première moitié il y a pleins de petits chemins très courts qui partent sur les côtés pour voir des étangs, tunnels de lave et petite plage dans les mangroves. Il faisait très chaud et nous nous sommes séparés en 2 groupes à mi-chemin. Certains sont allés jusqu’au mur, d’autres ont profité des choses à voir aux abords du chemin.
Puis nous avons fait la ballade menant au centre des tortues. Comme quasi tous l’avaient soit déjà visité ou vu celui de l’île précédente, nous avons continué notre chemin pour nous rendre aux « grottes de sucre ». C’est un tunnel de lave dans lequel on peut se promener à l’aide de torches. Du souffre est sur les murs ce qui leur donne un aspect doré.

Nous avons réservé un tour snorkling avec Susanne à « los Tuneles ». La sortie est dans les 100 USD, les hommes n’avaient pas envie d’y aller et ont gardé les enfants. L’endroit comporte des voûtes de lave qui fait des ponts partout, sur et sous l’eau. Nous avons vu de très jolies choses dont les plus grosses tortues jamais vues, plein de requins à pointe blanche qui dormaient sous des voûtes ou qui nageaient entre nous, des raies et des hippocampes deux fois plus gros que ceux que j’avais pu voir.

Nous avons aussi été faire du snorkling tout près du port. C’est toujours bourré de monde mais malgré cela, les animaux sont présents. Un aquarium naturel, en plus des nombreux poissons nous avons vu des raies aigle, des requins à pointe noire et des requins à pointe blanche.


Les photos suivront à l'occasion. Désolée pour le retard.

En mode réparation !

publié le 20 avr. 2019 à 17:25 par Sailing Olena

A peine ancré un peu plus loin, Jost est venu nous prêter main-forte pour sortir le safran. Ayant déjà sorti nos safrans à Carriacou, la manœuvre nous était connue et dans l’eau, elle ne fut pas plus difficile qu’à terre. Il suffisait d’accrocher une ceinture de plombs pour qu’il descende bien droit, car le safran flotte.

A peine le safran hors de l’eau, Stéphane mélangeait les 2 pâtes d’Epoxy que Jost utilisait pour colmater le coin de la quille. C’est une réparation temporaire qui durera jusqu’à notre prochaine sortie de l’eau. Il est clair que nous allons garder ce coin à l’œil !

En résumé, notre fibre de verre n’a pas touché l’eau plus de quelques heures !

Après séchage et ponçage, les hommes ont commencé à colmater le trou dans le safran et monter des couches de fibre de verre avant d’y mettre une couche de gelcoat. Le travail a été fait en ordre et nous n’aurons plus rien à y refaire.

Au bout du 4ème jour, Jost, Stéph et moi avons remis le safran en place, bien plus facilement que quand nous l’avions fait lors de notre sortie d’eau à Carriacou. 

On tape un tas de pierres

publié le 20 avr. 2019 à 17:24 par Sailing Olena

Ce n’est pas un gag, on doit vraiment aller ancrer là ??? Les autorités équatoriennes nous autorisent la visite des Galapágos dans seulement 3 îles et à une seule baie par île et c’est là ??? Selon la carte, l’endroit où étaient amarrés les bateaux est truffé de cailloux !

Nous suivons MAPLE, ne sachant pas vraiment où passer. Au large il y a bien des feux verts et rouge, puis à l’approche de la place d’ancrage, 3 bouées jaunes, des rochers et 8 bateaux assez serrés. Que signifient les bouées jaunes, l’une a un feu mais pas de croix, un danger ? Les 2 autres serait-ce pour amarrer les bateaux d’approvisionnement ?

On navigue entre les tas de cailloux comme on peut et essayons d’aller ancrer à côté d’un bateau. A peine fini, voici qu’un occupant de ce bateau nous informe que c’est plein de cailloux, qu’on est à marée haute et qu’on est pas à un endroit sûr. On lève l’ancre et reculons tout doucement en suivant notre tracking d’entrée (ligne faite par les points GPS de notre route).

Bang ! On heurte des cailloux ! Le choc ne fut pas très fort, mais les 3 enfants ont été réveillés en sursaut. On soulève les planchers pour voir s’il y a une voie d’eau, tout va bien, c’est sec, rien ne rentre. On avance à nouveau et posons l’ancre provisoirement pour aller voir les dégâts. Il manque un peu de fibre de verre à la quille et au safran. Stéphane est allé voir le tas de cailloux et a marqué le tas d’une bouteille PET au bout d’une ligne avec un plomb pour ne pas y repasser dessus.

MAPLE étaient d’accord qu’on reste ancrés très proche d’eux en attendant le passage de l’agent et d’un représentant des autorités portuaires. Nous avons commencé à nous renseigner aux possibilités de sortir le bateau de l’eau aux Galápagos, car nous ne voulions pas laisser la fibre de verre se pomper d’eau avant la trans-pacifique ! Pour finir, il s’est avéré que les moyens du bord de l’archipel risquaient de nous créer bien plus de dégâts. Ca ne valait pas la peine de faire de la casse pour réparer de petits bobos.

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Après le passage des autorités, nous avons été nous ancrer entre les bouées jaunes à l’arrière des autres bateaux. Selon les autres plaisanciers, les bouées jaunes seraient peut-être l’entrée de l’ancrage.

 

D’un caillou à une montagne

Faisant partie du rallie Pacific Puddle Jumpers, nous informons nos positions et aventures en anglais sur cruisersat.net. A notre arrivée on y a fait une entrée en informant qu’on avait heurté un caillou et qu’on devrait sortir le bateau pour réparation avant la trans-pacifique.

Des gens en Suisse ont informé la marraine de Stéphane, une dame d’un certain âge, que nous avions fait naufrage et que notre bateau était bon pour la casse. Nous ne savons pas si ces personnes ne comprennent pas suffisamment l’anglais ou si l’histoire c’est transformée par du bouche à oreille.

Elle a essayé de nous joindre pendant toute une journée alors que nous étions en vadrouille et injoignable. Vous pouvez imaginer sa frayeur !

En route pour Isabela

publié le 20 avr. 2019 à 17:20 par Sailing Olena

Il était temps de changer d’île. Notre agent nous a amené notre Zarpe, le papier qui nous autorise de nous rendre d’une île à l’autre pendant un certain nombre d’heure (de 16h00 – 12h00 le lendemain en ce qui nous concernait). La distance entre les deux îles étant de 80 miles nautiques (148km), nous allions naviguer de nuit pour arriver de jour. Nous avions prévu de lever l’ancre peu après 16h00 mais voilà que les garde-côtes débarquent pour un contrôle, c’est notre 3ème depuis le début du voyage. Ce fut liquidé rapidement dans la bonne humeur et nous pouvions rejoindre SERENITY qui nous attendaient au loin.

La nuit fut calme, le vent oscillant de force et d’angle, parfois jusqu’à 60° ! Notre route est un vrai zigzag, mais nous avons pu faire le tout à la voile. Devant nous se trouvait MAPLE, une famille canadienne avec des filles de l’âge des nôtres. SERENITY derrière nous et un peu plus à l’arrière ALKYONE. Chouette tous ces bateaux connus faisant le même voyage !

Sorties plongées

publié le 20 avr. 2019 à 17:19 par Sailing Olena

SERENITY et nous voulions aller voir les fameux requins marteaux de Kicker Rock (León Dormido). Comme nous ne laissons pas les enfants seuls et que de les prendre avec nous coûtaient 300.- USD de plus, nous avons réservé 2 sorties différentes.

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Kicker Rock (León Dormido)

Les hommes sont partis plonger et sont revenus ravis. Leur veux ont été exhaussés. Deux jours plus tard, c’est les femmes qui sont parties plonger. La sortie était encore bien organisée, on s’est d’abord arrêté vers une baie pour faire du snorkeling et avons profité de la faible profondeur pour faire un check-dive. Les guides nous font faire 2 petits exercices pour voir comment on réagit et ils peuvent ainsi voir si on gère notre flottabilité. Les 3 plongeurs avec nous étaient tous des débutants, ils se sont bien débrouillés niveau exercices et flottabilité par contre ils ont fait un gaspillage d’air impressionnant ! 

On se rend vers les tombants, le guide nous informe encore que ceux qui ont peu d’air remontent avec son assistant, ce qui m’a soulagé car vu l’air qu’ils ont gaspillé. Il fait un bref briefing et on saute à l’eau. Tout se passe bien, on voit un requin marteau passer au loin, un gros requin à pointe noire, une raie aigle puis une raie manta passent. Tout le monde glisse un peu et on se retrouve plus profond que prévu. Au vu du temps et de la profondeur, je monte un peu essayant de faire monter le groupe, car plus on est profond, plus on utilise de l’air. Le guide le voit, fait signe de monter un peu puis il redescend, ce qui fait descendre tout le monde. Au moment où on arrive au banc de poisson où nous étions sensés aller jouer dedans, l’un des plongeurs montre qu’il est à court d’air. Bah oui, à ces profondeurs et avec le gaspillage, c’était à prévoir. Mais à notre grosse surprise, il a fait sortir tout le monde de l’eau. Ce fut la grosse déception, au prix qu’on paye les sorties plongées ! Pour la deuxième plongée, il s’est tenu à son briefing, déjà nous étions moins profonds, les débutants ont moins gaspillé l’air en surface et il a fait sortir ceux à court d’air tout en continuant de plonger avec nous. Cette-fois, nous avons pu aller jouer dans le banc de poissons et c’était génial. A l’intérieur, il faisait nuit-noire ! Ils tournent autour de nous, des murs de poissons !

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Alors que nous étions tous à bord, il y eut un petit brouhaha sur le bateau d’à côté. Un requin baleine était à côté et nous a passé dessous. Nous avons pu voir sa couleur, sans trop reconnaître sa forme. Il plongeait et nous ne pouvions pas sauter à l’eau.

Nous avons fait une sortie plongée à Punta Pitt ensemble tous les 4. ALKYONE ont gardé nos enfants, MERCI à eux ! Nous avons longé toute l’île en speed-boat car le site se trouve au nord-est de l’île. On a fait une petite halte devant des rochers comportant un trou et le ranger nous a expliqué que ces rochers ainsi que Kickers Rock ont été faits avec la cendre d’un volcan qui s’est durci en retombant en pile. La roche est fragile, on ne peut pas y grimper dessus. D’ici quelques millénaires, ces rochers n’existeront plus.

Nous avons sauté à l’eau où il y avait des otaries. A peine la tête sous l’eau qu’elles nous tournaient autour. Elles sont très curieuses. A un moment j’étais agenouillée parterre quand l’une vient me voir de près, puis elle renifle mon genou avant de repartir jouer plus loin. Ouah, c’était génial ! Ensuite nous nous sommes promenés, suivant notre guide et le groupe (car interdit de plonger seuls aux Galapágos), voyant plein de poissons, des requins etc…

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La deuxième plongée fut sympa, mais le guide allait un peu vite. Il y avait bien son assistant à l’arrière quelque part, mais je me suis perdue. En fait, on a vu une raie, je l’ai filmée, Jost l’a filmée pendant que je partais à 4-5m en filmer une autre. C’est peut être allé 1 minute, je me retourne, plus personne ! Il faut dire que la visibilité n’était pas très bonne, car il y avait plein de plancton. Je m’active pour les trouver, je fonce, le guide avait dit rochers à droite, mais il y a des rochers partout ! Je cherche 1 minute puis fais surface comme le veut le protocole. L’assistant sort peu après moi, je le rejoins et nous rejoignons le groupe. Arrivés en bas, Stéph, Suzi & Jost étaient manquant. Ils avaient fait demi-tour pour me trouver et ils ont perdu le groupe. C’est en remontant à la surface qu’ils ont retrouvé l’assistant et ont pu rejoindre le groupe juste à temps pour voir un requin se faisant pourchasser par une otarie ! Les requins de recifs et les requins marteaux sont assez peureux et les otaries très joueuses aiment les chasser. Pourtant l’otarie fait partie du garde-manger de certains requins !

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Après la plongée, on a fait une marche d’une bonne heure avec le ranger. J’espérais voir un fou aux pieds bleus et j’ai été plus qu’exhaussée. Les fous aux pieds bleus, contrairement à ceux aux pieds rouges (notre Gaston), ne nichent pas dans les arbres. Le mâle choisi un endroit au sol, dépose ses excréments en cercle, y dépose 3-4 brindilles et voilà le nid ! A l’approche d’une femelle, il danse en levant les pieds pour montrer sa belle couleur bleue, c’est comme ça qu’ils se reconnaissent. Nous étions en pleine période de ponte, il y avait des tas de nids occupés, parfois à 10cm du sentier. Les femelles (grandes iris noires) et les mâles (petits iris noirs avec pourtour blanc) gardaient les 1-2 œufs qu’ils avaient. On passait très près d’eux, ils ne bougeaient pas ! L’un des nids avait déjà 2 oisillons ! L’histoire de ces oiseaux est triste, le premier œuf a 10 jours de plus que l’autre, les parents nourrissent le grand, s’il reste quelque chose, c’est pour le petit, qui n’est qu’un plan B au cas où le premier ne survivrait pas. Il arrive souvent que le petit ne survive pas. Parfois le grand le pousse hors du nid ou le tue, sous les regards des parents qui ne s’en mêlent pas.

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Nous avons également vu quelques fous blancs et bruns aux pieds rouges qui nichaient dans des arbres. Très jolie ballade en partance d’une plage de sable doré où se trouvaient quelques otaries.

L’un des bébés otaries était mourant, il était petit et bien maigre. Le ranger nous a expliqué que l’otarie a souvent un petit chaque année et allaite pendant 3 ans. Le grand est souvent pendu aux tétines et boit beaucoup. Il ne reste plus grand-chose pour les suivants. De plus, avec cette grande population, il faut que les bébés retrouvent la bonne maman !

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