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Laure

Nage avec les baleines

publié le 16 sept. 2019 à 00:06 par Sailing Olena

Pour ne pas laisser les enfants seuls à bord, Stéphane est allé à la sortie baleine le jour avant moi avec Susi et Jost de Serenity.
La sortie se fait sur une grande annexe rapide, il y a de la place pour 8 passagers plus l’équipage. Ils ont un écouteur qu’ils mettent dans l’eau et ils ont entendu le chant d'un mâle. Ils ont été à l'eau, l'ont bien entendu mais pas vu.

Puis ils ont trouvé une mère avec un baleineau. Ils ont pu nager avec eux, c’était magnifique. Le petit monte toutes les 3-5 minutes pour respirer puis retourne sous sa mère, qui monte toutes les 20 minutes. A un moment le petit pointait contre le ventre de sa maman, ils supposent qu'il buvait le lait. 300l/jour alors que la maman n'a rien pour se nourrir dans ses eaux. Elle perdrait 10 tonnes jusqu'à son retour dans les mers froides.

Le lendemain, ils sont venus me chercher et Simon, le guide, nous annonce, qu'ils ont eu le jackpot le matin, 4 baleines et des dauphins. Ça laissait entendre que ce n’était pas bon pour nous.

On retourne au spot du matin. Les pêcheurs croisés informent que les baleines sont parties au large. Le guetteur en voit sauter au large, on y va. Il y avait beaucoup d'activité, 4 baleines dont 2 qui tapaient de la queue pour faire partir les autres. Un "combat" pour une femelle, c'est la saison de reproduction. Ils faisaient beaucoup de sauts hors de l’eau.

Une s'éloigne, on suit les 3 qui sont accompagnées par des dauphins à long bec. Les baleines se calment et restent plus ou moins au même endroit, on glisse doucement à l'eau. Puis l'un des nageurs palme faux, faisant du bruit (il n’a pas compris le briefing). Les baleines partent, on a rien vu.

Le vent avait fraîchi, les vagues et la houle rendait les distances à palmer épuisantes, car le bateau respecte la distance par rapport aux baleines

On s'en rapproche à nouveau en bateau, on retourne à l'eau, on les voit bien passer, monter devant. Mais trop loin pour filmer. Elles repartent.

A nouveau près d'eux, on se remet à l'eau. On en voit 2, j'ai filmé mais la distance était un peu loin pour la caméra (photo du montage). On en voit une qui vrille et elles montent respirer avant de s’éloigner.

A un moment je regarde sous moi, 4 dauphins, l'un me regarde (photo), je croyais rêver! Un ballet de dauphins et plus loin j'apercevais encore les 2 baleines.

Un peu plus loin, on se remet à l'eau. Je n’ai pas pris la GoPro prêtée par Jost, car la batterie était à plat. Dommage, c'était époustouflant. Simon, le guide, part devant avec 2 femmes qui peinent en palmes, je les suis, on doit rester en groupe. Je vois à droite une grosse baleine, à gauche je vois un groupe, je les compte plusieurs fois, j'en croyais pas mes yeux. 6 baleines! On a tous été surpris et compté plusieurs fois tant c’était incroyable.

Les baleines se séparent en 2 groupes de 3. Simon à l'avant a suivi un groupe. Me rendant compte que l'autre groupe vient contre moi, je m'arrête et observe. Le gros mâle monte et sort à côté de moi, je sors ma tête pour voir de la surface. Mon dieu qu'il est proche. Le bruit du souffle si près est si fort! Ca cogite dans ma tête "ne bouge pas, elle t'a vue, elle sait ce qu'elle fait". Elle descend et vrille afin que je puisse l'admirer sous tous ses angles. J'aperçois bien 2 taches de coquillages parasites sous son cou.

Puis sa nageoire est si proche, j'ai dû tirer mes palmes contre moi pour pas qu'elle me touche. Les 3 baleines descendaient en se vrillant les unes autour des autres, tout près sans se toucher, c’était d'une grâce!

J'étais scotchée, émue, l’impression d’avoir rêvé. Derrière moi, l’autre nageur avait l’air d’être tout aussi étonné que moi.

Simon nous vient contre en filmant au moment où nous étions tout près des baleines. Je lui demande à quelle distance elles étaient sous nous (car moi et les distances...) il me montre 2m. Ça fait bizarre. Puis il me dit que c'est pour ça qu'il dit de rester derrière lui. Nous étions derrière lui, jusqu'à ce qu'il ait fait demi-tour pour nous rejoindre, ce pourquoi on s’est retrouvés entre le guide et les baleines.

Simon fait ça depuis 13 ans, et c'était lui le plus excités de tous! Il est génial, on voit qu'il aime son job. Il était tout content, était super heureux que le mâle est venu accompagné d’un dauphin tursiops! Oui, j'ai vu des dauphins, même un groupe de 3 qui n'étaient pas ceux d'avant, car tous les 3 de grandeur différente. Quant à savoir de quel genre de dauphins, j'avais des baleines à bosse plein les yeux.

On s'est remis à l'eau encore 2x, c'était similaire aux fois d'avant. C’est une expérience magique, époustouflante.

Je mettrai les coordonnées de Simon à l’occasion sous cuisers Info.

 

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Bora-Bora

publié le 15 sept. 2019 à 23:43 par Sailing Olena

Nous y voilà ! Beaucoup de navigateurs nous ont dit que ça ne valait même pas la peine d’y aller, très cher, très touristique et moins beau que ses îles voisines. Nous avions reçu une superbe vidéo de copains du bateau suisse Sawadiva, qui ont grimpé au sommet de l’île, magnifique ! On ne peut pas venir en Polynésie, passer à quelques kilomètres de Bora-Bora sans y venir, donc on y va ! Et comme on l’a souvent remarqué, mieux vaut contrôler les dires des autres par nous-même. En voyageant comme nous le faisons, nous devenons blasés, on a vu tant de belles choses qu’on commence à voir normal ce que d’autres touristes trouvent superbe. Souvent on sourit aux américains en entendant leur « wonderful », « paradise »… Donc les dires des plus blasés que nous, peut souvent nous fausser.

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Heureusement nous y sommes venus. C’est un endroit superbe, certes très touristique, mais pas pire que les Caraïbes. Cher… ça dépend de quoi. Peut-être les restos et les hôtels. Les supermarchés ont des prix similaires à Tahiti et on a vu des souvenirs bien moins chers que sur d’autres îles.

Les bouées ne sont pas données, mais si on prend une semaine, c’est 100USD, ça va encore, et c’est valable pour toutes les bouées dans le lagon, donc on peut bouger. De plus, Françis, le responsable des bouées, ramasse les poubelles 2x par semaine et est très serviable.

Nous avons passé quelques jours vers le récif au sud de la passe, le motu devant nous nous protégeant du vent d’Est. Malheureusement les rafales étaient violentes, la force ça allait encore, mais ça passait de 5 nœuds à 35 nœuds en une seconde, pour les quelques secondes du temps de la rafale. Le courant de l’eau poussait le bateau dans un sens, les rafales dans l’autre, les choses dans le cockpit volaient par moment. Mais le pire était la bouée. Par le courant et vent dans des sens différents, la bouée était parfois tendue en plein milieu entre les coques. Une rafale arrive par l’arrière, les cordages fixés à la bouée tiraient dangereusement sur les sous-barbes (câbles qui maintiennent le beaupré, un bout qui pointe à l’avant du bateau où une voile avant y est attachée), à tel point qu’on a dû descendre le génois léger, remonter le beaupré et enlever les sous-barbes pour éviter de la casse. Ensuite, les cordages frottaient sur les jonctions de la poutre qui relie les 2 coques à l’avant des trampolines. On a essayé d’éviter les frottements au maximum en tendant des cordes, mais les cordages se sont un peu usés.

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Vaitape

Nous sommes partis en dinghy en ville, ça fait une petite trotte sympa. Il y a un magasin de souvenirs pour touristes après l’autre. Un des magasins avait même une table, bancs et chaises pour 10 personnes faits par un marquisien en bois sculpté style marquisien. Il y avait même de la nacre intégrée. De toute beauté, mais le prix de ce chef d’œuvre est de toute beauté également : 50'000.- Euro.
Le retour en dinghy fut plus mouvementé. Nous avons croisé un bateau-taxi qui a créé de superbes vagues courtes. Stéphane a fait au mieux, mais une vague est entrée dans le dinghy nous mouillant avec nos achats, heureusement, on a pu épargner les bonnes baguettes ! Par contre les habits tout salés, alors qu’on a peu d’eau et plus de machine à laver (à cause de la panne de génératrice), ce n’est pas génial.

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Tour du Motu

Nous avons fait le tour du motu pour nous rendre à un autre mouillage. Celui du Bloody Mary, un restaurant ayant une bonne wifi, n’avait plus qu’une bouée de libre, et l’ancrage était assez profond. Avec ce vent, notre longueur de chaîne est insuffisante, pareil pour SERENITY. On passe devant la ville, rien de libre et franchement, ce n’est pas le plus bel endroit. On se rend au Yacht Club, il ne reste plus qu’une bouée, SERENITY devant nous la prend, nous nous approchons gentiment et cherchons une éventuelle place, qu’un bateau - dont je tairais le nom - nous passe devant à toute vitesse pour pouvoir nous prendre sous le nez toute bouée qui risque de se libérer. Nous n’avons pas assez de chaîne pour ancrer dans cette eau profonde, on va voir la baie d’à côté. Rien, les bouées indiquées sur la carte de Francis doivent être en projet et la baie est trop profonde pour ancrer. De retour vers SERENITY, toujours rien et effectivement, le fameux bateau a eu une bouée. Nous repartons à notre ancienne bouée derrière le motu, SERENITY nous suit laissant la bouée à des copains allemands qui viennent d’arriver.

A peine mouillés, nous entendons les allemands à la VHF demander s’il y a des bouées de libres ailleurs, car leur bouée partait à la dérive !

Côté Est

Le lendemain, nous repassions devant le yacht club, à nouveau, qu’une bouée de libre, nous continuons notre chemin pour aller de l’autre côté de l’île. On peut contourner l’île par le nord, il faut passer par des endroits pas profonds du tout en slalomant des S entre des balises. On nous avait annoncé qu’il y avait moins de 2m de profondeur pour y passer. Mais l’info nous étant de la personne au meeting de Pacific Puddle Jump, qui avait raconté plein de choses sur les lois à Bora qui sur place, n’était pas le cas, nous avons été vérifier par nous-même, surtout que les cartes marines annonçaient plus profond. Nous étions à l’avant et informions SERENITY des profondeurs au-dessous de 3m. Nous avions toujours un minimum de 2.5m, donc aucun souci pour SERENITY. Comme toujours, les femmes étaient à l’avant des bateaux, ce-jour, sans pluie.

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Le mouillage se trouve vers un motu, dans une eau turquoise cristalline, par 2.5-3m de fond. Juste derrière le bateau il y a comme une marche où le sable monte à moins d’1.5m de profondeur. C’est assez calme et c’est magnifique, avec une superbe vue sur la montagne. On a vu passer à plusieurs reprises des pirogues avec un couple allant se marier à la plage.

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Nous avons fait un tour en dinghy, à part les hôtels, nous avons trouvé qu’un petit village, où nous avons pu nous approvisionner en produits frais. Quant à l’eau, nous avons eu quelques fortes averses qui nous ont bien aidées. On a pu remplir le réservoir tribord, dont nous ne pouvons pas remplir avec de l’eau chlorée à cause du rinçage du dessal. C’est 300 litres d’autonomie en plus.

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Par-là, on voit des hydravions qui se posent dans le lagon. Des jets skis se promènent parfois autour de nous. Puis Timeo dit : « Maman, regarde, il y a une méduse dans l’air ! » c’était un parachute tracté par un bateau. Effectivement, la forme était assez ressemblante à une méduse. C’est là qu’on se rend compte que nos enfants sont plus confrontés aux animaux et à la nature qu’aux objets.

Tahaa

publié le 15 sept. 2019 à 23:40 par Sailing Olena

Le vent d’Est s’est levé, il nous fallait changer de mouillage car les vagues allaient devenir inconfortables. La pluie s’est remise à tomber à peine l’ancre levée. Quelle corvée d’être dehors sous la pluie. Heureusement, il m’a semblé qu’il faisait plus chaud et la pluie était moins dense.

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Nous cherchions 2 bouées dans l’une des baies d’ouest, pas facile quand il y en a que 3-4 par baie. Vous aurez déjà lu plusieurs fois que nous n’aimons pas trop les bouées, car on ne sait jamais si elles sont bien entretenues et il y a déjà eu quelques accidents. Mais là, on n’a pas le choix. Les baies sont si profondes qu’il ne nous est pas possible d’ancrer avec nos 70 m de chaîne. Le fond monte à pic, impossible d’ancrer près du bord.

Nous avons pris la dernière bouée dans une baie, SERENITY a tourné autour, impossible d’ancrer, ils sont allés plus loin. Puis ont trouvé 2 bouées de libre dans la baie de Vaiorea, on les a rejoints. Nous étions dans une baie de ferme perlière. A nos côtés se trouvait le champ des bébés huitres, les huitres un peu trop jeunes pour être greffées.
Nous avons pu aller visiter la ferme perlière, c’était très sympa et très intéressant. Les bijoux qu’ils vendaient était très chers, bien plus qu’à Tahiti.

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Le lendemain, Stéphane est parti en dinghy dans la baie de Tapuamu, où nous avions pris la dernière bouée le jour d’avant, pour voir s’il y avait de la place, 2 étaient libres. Elina et moi avons largué la bouée, sommes passés près de SERENITY les informer qu’ils pouvaient suivre et nous sommes partis rejoindre Stéphane.

Cette baie comporte les 2 uniques rhumeries de l’île. Entre les 2 rhumeries, un sentier passe à l’intérieur des terres, longeant plein de vanilleraies.

La rhumerie Manao est en train de déménager tout le processus sur l’île. Pour l’instant, la distillation est faite à Tahiti. Ils utilisent plein de sortes de canne à sucre différentes, tout est bio. En plus de la dégustation de rhum, on a pu déguster du vin de Rangiroa, le seul vignoble qui pousse dans du sable corallien, dans les Tuamotus. Rangiroa est sur la liste de nos futures destinations, nous irons visiter le vigneron.

Nous avons appris que les taxes d’importation pour de l’alcool est de 400% (quatre cent !!!), ce pourquoi la production sur place est intéressante. Cependant l’impôt sur l’alcool reste cher, environ la moitié de la taxe d’importation.

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La rhumerie Pari Pari était très intéressante. On les a vus broyer la canne, distiller le rhum, faire des mélanges (rhum vanille, rhum au fruit de la passion).

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Mais ils font aussi de l’huile de noix de coco et de Tamanu (une noix avec des propriétés cicatrisantes et antibactérienne). On a vu la production d’huile de coco à tous les stades, ainsi que le mélange de l’huile avec la vanille pour une huile à la vanille ou d’autres épices, qu’ils ont dans leur jardin, pour une huile contre les moustiques.

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Ils nous ont montré une sorte de basilic qui a l’odeur et le goût du clou de girofle. Apparemment certains produits des dentistes seraient faits avec cette plante.

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Le mariage de la fleur de vanille

 

Nous avons fait l’heure de ballade à travers les vanilleraies par temps pluvieux. Malgré ça, ce fut un chouette moment. C’était la première fois que nous voyions les plantes de la vanille. C’est une liane qui pousse le long d’un autre arbre. Les fleurs sont des orchidées jaunâtres. En Polynésie ils n’ont pas les insectes qui peuvent butiner le pollen de la vanille, alors ils les « marient » à la main.
Le pollen se trouve dans le haut de la fleur, au fond d’un petit tube fermé par un couvercle. Ils doivent l’en sortir et le déposer dans un endroit à l’extérieur du même tube, sans le casser. Ainsi la gousse de vanille poussera. Les gousses sont vertes et ça ne sent pas la vanille, même pas la fleur. C’est au moment du séchage, que nous n’avons pas encore pu voir, qu’elles deviennent brunes et que l’odeur de la vanille sort.
Pendant la ballade, nous avons vu tous les stades, du bourgeon aux gousses. Certains champs étaient ouverts, d’autres sous serre faites de filets. Apparemment celles sous serres seraient une autre variété de vanille qui nécessite des produits toxiques. Je n’ai pas encore tout bien compris à ce sujet et me réjouis de visiter une ferme vanilleraie pour en savoir plus.

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Raiatea

publié le 15 sept. 2019 à 23:34 par Sailing Olena

Nous sommes assez rapidement partis sur Raiatea, nous visiterons Huahine un peu mieux lors de notre retour. Raiatea et Tahaa sont deux îles qui sont entourées par la même barrière de corail. Nous visitons d’abord la plus grande d’entre-elle.

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Après une courte traversée,  nous mouillons dans la baie en face du site sacré de Taputapuatea, que nous visitons le lendemain. Le site, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, est grand. Il y a plusieurs maraés. Ce sont des lieux de cultes Maohi, des temples à ciel ouvert, construits du 14e au 18e sièce. L’un d’eux est le berceau de la spiritualité polynésienne, le plus important de toute la Polynésie. Des « prêtes » Maohi sont venus de toute la Polynésie, de la Nouvelle-zélande, des îles de Pâques et même de Hawaï pour des cérémonies importantes. Ils sont repartis avec une pierre du maraé pour l’intégrer au maraé de leur île.
Ça fait bizarre de se promener dans ces endroits sacrés et se dire que des humains y ont été sacrifiés en offrande.

Beaucoup de maraés ont été détruits par les missionnaires, mais celui-ci, restauré est bien conservé.

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Nous avons ensuite visité la baie un peu plus loin. Tout comme à Moorea, elle entre assez profondément dans la terre et l’eau n’y est pas très claire à cause de la rivière qui s’y déverse, mais c’est très calme. Cette rivière serait la seule navigable de Polynésie française, nous y avons fait un tour en dinghy et rencontré des locaux. L’un d’eux nous a fait visiter sa « ferme ». En fait, c’est un grand jardin. Il nous a fait goûter des fruits qu’on ne connaissait pas encore, Suzi lui a acheté un régime de bananes. Un autre local nous a apporté des fruits à pain au bateau, puis des pommes étoiles le lendemain.

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Ensuite on a fait un tour à Utuora, le village principal de l’île. Il y a un grand débarcadère pour de gros paquebots, mais ça à l’air un peu abandonné, le sol est jonché d’herbe. On y a rencontré une connaissance suisse, c’est marrant, on n’arrête pas de se croiser, Canaries, Barbade, Marquises et Raiatea. Comme quoi le monde des plaisanciers est petit.

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Nous avons fait tout le tour de l’île, mouillé à de très beaux endroits. A un endroit il nous a fallu sortir du lagon sur quelques miles avant de pouvoir y rentrer à nouveau. C’est exactement à cet endroit qu’habite le fils de mon nouvel oncle, que nous ne connaissons pas encore. On lui a fait signe, ils ont vu passer nos bateaux. Nous prendrons le temps d’aller les visiter quand nous serons seuls.

 

Plongées

Stéphane est allé faire 2 plongées avec Suzi et Jost, j’étais enrhumée et ne pouvais pas plonger. Tout d’abord sur l’épave du Norby, un bateau acier à 3 mâts d’une 50aine de mètres, qui avait navigué sur tous les océans de la planète. En 1900, en chemin depuis Auckland pour retourner à Liverpool, son port d’attache, il fit escale à Raiatea pour décharger sa marchandise. Une tempête l’entraîna vers le récif où il coula lentement. Il est couché sur son flanc au pied d’un hôtel sur pilotis abandonné. Vers 15m il y a une poche d’air, où Stéph et Suzi ont pu échanger quelques mots.

Ils ont aussi tenté la plongée dans la passe de Teavapiti. Mais comme souvent, les courants ne sont pas prévisibles. Je ne le sentais pas vraiment et Stéphane a proposé de traîner une bouée afin que je puisse les voir depuis la surface. Ce fut une très bonne idée ! Je les dépose juste à la sortie de la passe et suis sensée attendre un tout petit moment avant de rejoindre le bateau pas loin de là. A peine partis sous l’eau, je vois la bouée qui part gentiment mais sûrement au large. Un bateau sort de la passe, je tourne autour de la bouée des plongeurs. Les vagues devant la passe commencent à augmenter, je me mets un peu à l’abri et reviens parfois un peu plus près de la bouée. Les plongeurs m’ont vu et entendu quelques fois, et quand au bout de 15-20 minutes, ils m’ont entendu à nouveau ils ont réalisé que quelque chose clochait. Le sol tombe à pic, malgré que je les ai largués près de la bouée de marquage de la passe, ils étaient dans le bleu et le sont restés tout le long. Ce pourquoi ils n’avaient pas remarqué qu’ils s’éloignaient de la passe. Ensuite, je les ai posés au bout de la passe à l’intérieur, ainsi ils ont pu faire une petite plongée sympa et rejoindre les bateaux par eux-mêmes.

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Vue sur la passe Teavamoa, que nous avons empruntés pour entrer dans le lagon

 

Banc de sable au milieu du récif

Nous avons rejoint nos copains allemands LANI qui se trouvaient sur un banc de sable, pareil à une piscine, dans le récif. L’entrée par le sud n’est pas possible pour SERENITY (monocoque), car c’est peu profond. Nous avons donc fait le tour par le nord avec eux. Bien sûr, il a fallu qu’il pleuve des cordes les 30-40 minutes qu’ont duré le passage entre les coraux et les patates de corail pour se rendre au mouillage. C’est-à-dire, les passages où les femmes sont à l’avant du bateau pour contrôler le fond. De plus nous n’avions pas installé les tuyaux pour récolter l’eau de pluie. A peine ancrés voilà le soleil qui revient ! Trop tard, j’étais trempée et grelottante et notre réservoir tribord toujours vide.

Nous avons passé une chouette journée sur LANI. Martin nous avait confectionné un cake délicieux et Carola nous a donné plein de tuyaux sur Tahaa et Bora-Bora. Les informations circulent bien entre plaisanciers ! Stéphane et Jost, qui apparemment n’ont pas assez de réparations et de maintenance à faire sur leurs propres bateaux ont changé le filtre du dessal avec Carola et réparé le guindeau (moteur qui monte et descend la chaîne d’ancre) et fait quelques ajustements sur l’enrouleur du génois avec Martin. Ça nous a bien fait rire ! C’est ça l’entre-aide entre les plaisanciers.

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Huahine

publié le 15 sept. 2019 à 23:05 par Sailing Olena



Comme Tahiti et les autres îles de la Société, Huahine est une île volcanique entourée d’une barrière de corail. En fait, ce sont 2 îles reliées par un pont, 2 grandes baies se trouvent des 2 côtés du pont. Nous sommes mouillés pas loin d’une de ces baies, près de la barrière de corail.

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Philippe, un local, entretient la petite plage près de laquelle nous sommes au mouillage, et il nous attend pour faire des pains coco. Nous partons avec lui chercher du bois et des feuilles, pendant que les hommes râpent la noix de coco. Puis Philippe nous apprend à faire la pâte, s’occupe du feu pendant le levage, puis nous formons des petits tas que nous posons entre 2 feuilles. Ainsi, ça ne colle pas au grillage et il est facile de tourner les petits pains sur le feu. Ce fut un délice ! J’ai essayé d’en refaire à bord, c’était incomparable.

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Nous nous sommes promenés en dinghy pour visiter le village un peu plus loin, les gens y sont très gentils et accueillants. Par contre on nous a informé que si nous mouillions dans leur baie, qu’il ne valait mieux pas quitter le bateau le soir car il y aurait des vols. Un local a pris l’habitude de se servir sur les voiliers, et la police n’a pas encore pu l’attraper.

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Nous sommes aussi partis visiter les baies et voir le fameux pont, d’où sautent les enfants de l’île pendant les week-ends. La baie du côté Est est énorme, autant grande que nos lacs.

Le jour avant notre arrivée, il y avait une baleine dans le lagon, juste là où nous étions mouillés. Malheureusement elle était déjà repartie à notre arrivée. C’est impressionnant, car le seul endroit où elle peut entrer, c’est par les 2 passes, tout comme nous. Je ne voudrais pas croiser une baleine dans une passe !

Quand je pense qu’il y a peu, j’avais souri en lisant des copains qui avaient écrit que le seul danger qu’ils avaient était les baleines. J’aurais jamais cru que quelques semaines plus tard, c’est moi qui écris comme eux. Pourtant ce ne sont pas nos premières baleines, lors d’un voyage sur un voilier de copains, j’avais même nagé avec une en Afrique du Sud, alors qu’on venait de passer le cap de Bonne Espérance.

Tahiti – Huahine

publié le 15 sept. 2019 à 22:51 par Sailing Olena

Nous partons en fin d’après-midi, passant à l’intérieur du lagon pour sortir à la rade de Papeete, ce qui nous ferait un meilleur angle par rapport au vent. Pour les passages en fin de piste de l’aéroport, nous devons à chaque fois demander l’autorisation de passer, et devons attendre l’atterrissage d’un avion pour continuer notre chemin. Pour la sortie de la passe, la vigie nous demande de rester en stand-by sur leur canal, car il y a beaucoup de trafic. Effectivement, nous suivons un cargo sortant, croisons un cargo entrant et derrière nous, une navette rapide sort pour se rendre à Moorea. Nous sommes en mer et loin des autres bateaux à la tombée de la nuit. Ma seule crainte, les baleines, nous sommes assez proche de Moorea où nous en avons croisé de trop près. Je sais qu’elles sont partout autour de ces îles, mais une fois Moorea passé, j’étais plus tranquille.

Le vent n’était pas très fort, régulier et dans un bon angle. Si nous voulions suivre notre route et passer par le sud de Huahine, nous aurions dû affaler la grand-voile pour sortir 2 voiles à l’avant en papillon (une voile de chaque côté). Car en catamaran, nous ne pouvons pas sortir la grand-voile assez sur le côté à cause des haubans (câbles maintenant le mât) qui sont attachés plus à l’arrière que chez les monocoques. Le vent complètement arrière ne convient pas pour la grand-voile.

Je fais une autre route passant par le nord, et je me rends compte avec surprise, que la distance jusqu’à la passe est la même. C’est ainsi que nous avons tourné autour de l’île, profitant des différentes vues.

Par moment le vent est vraiment tombé bas, nous naviguions plus qu’à 2 nœuds, parfois moins. Comme il n’y avait presque pas de vagues et très peu de houle, les voiles ne tapaient pas et restaient plus ou moins bien remplies par le peu de vent. Nous avons continué notre route à vitesse d’escargot, sans mettre de moteur en marche. Nous avions le temps d’arriver et avons beaucoup apprécié ce passage. C’est 22 heures après notre départ que nous retrouvions nos amis SERENITY au mouillage, mais avant de les voir, nous avons eu la surprise d’être accueilli par un dinghy, c’était notre ami Gérald de GABIN. Quel accueil, ça fait plaisir !

Attente à Tahiti

publié le 15 sept. 2019 à 22:49 par Sailing Olena



Nous sommes retournés au mouillage près du récif, entre la marina et l’aéroport. L’endroit est assez sympathique, nous avons accès à plusieurs supermarchés, aux bus pour aller à Papeete et nous sommes vers le récif avec une eau cristalline pleine de poissons.


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Nous attendions l’arrivée de notre colis avec des pièces détachées partis d’Allemagne par DHL avec un délai de livraison de 5 jours (on y croyait pas vraiment et nous avions malheureusement raison).

Dans l’attente, on a profité de faire des contrôles chez le pédiatre. Nous attendions un bus pour retourner au bateau, mais le samedi, il y en a très peu. Tout à coup un homme s’arrête et nous demande où nous allons car il sait que les bus sont rares. Il nous fait monter et nous amène jusque dans la marina. Je n’ai pas l’habitude de faire du stop, mais par ici, c’est courant, les gens s’arrêtent pour s’entre-aider.


 
Notre rentrée scolaire

Nous avons aussi profité de faire plus ample connaissance avec l’équipage de CATAFJORD. Seule une des deux familles était à bord, mais nous avons passé de superbes soirées ensemble, enfants comme adultes.

Cyliane a pu passer du temps avec sa copine genevoise, qui était en vacances sur le bateau de son papa. Ça faisait depuis la Martinique qu’elles ne s’étaient plus vues. La séparation ne fut pas facile quand Leah a dû repartir en Suisse à la fin des vacances.


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Et voilà une mauvaise surprise qui nous arrive. La génératrice ne fonctionne plus. Une génératrice neuve installée il y a 2 ans et 2 semaines. Voilà qu’elle s’arrête quelques secondes après chaque enclenchement. C’est la 3ème génératrice de cette marque que possède Stéphane. Il prend de suite contact avec le fabriquant en Allemagne, car il n’y aurait pas de représentant en Polynésie. Le problème est vite trouvé, ce serait un convertisseur, une boîte électronique de 11kg. Enfin, nous espérons que c’est ça le problème, car c’est qu’une fois le nouveau convertisseur monté qu’on pourra vérifier. En attendant son arrivée qui risque de prendre plusieurs semaines, nous ne pouvons, entre autre, plus faire notre propre eau, car notre dessalinateur a besoin de beaucoup de courant et les batteries ne suffisent pas. De plus, nous n’avons plus que 3 batteries sur 4, les nouvelles batteries échangées sous garantie arrivent d’ici 4-6 semaines. La recherche de bornes d’eau et les corvées d’eau sont au programme ! Heureusement nous ne sommes pas dans les Tuamotus, car là-bas, il n’y a pas d’eau.

Le mouillage n’est pas si calme que ça, la houle passant sur la barrière amène des vagues, les nombreux bateaux qui passent le chenal également. SERENITY sont partis assez rapidement pour Moorea, puis pour Huahine.

Une semaine après le départ de SERENITY, notre paquet n’étant toujours pas là, nous sommes partis les rejoindre. Nous avons organisé une personne qui réceptionnerait le paquet afin de nous économiser les frais de stockage et sommes partis avec une bonne fenêtre météo pour Huahine.

Raies de Moorea

publié le 15 sept. 2019 à 22:35 par Sailing Olena

J’ai omis de conter nos excursions en dinghy du côté nord-est de Moorea. En se promenant du côté des jolis motus (îlots à l’intérieur du lagon), juste en face d’un hôtel où des amis y avaient séjourné, nous avons passé devant l’un des endroits où ils nourrissent les raies. J’avoue, nous ne sommes pas fanes de ces pratiques, qui change le comportement des animaux sauvages, les rendant parfois même un peu agressifs auprès des gens qui ne les nourrissent pas.

Vu que nous étions par-là, nous sommes quand même allés voir. Il y avait des gens dans l’eau, plein de raies en surface et plusieurs petits bateaux. On a ancré notre annexe mais le courant ne nous a pas poussés comme espéré, j’ai alors sauté à l’eau pour le maintenir à une distance des gens pour qu’on l’ancre mieux. A peine dans l’eau une raie me grimpe sur le dos, je ne m’y attendais pas et j’ai bien sursauté.

Timeo est venu me rejoindre par la suite, un peu craintif, parmi toutes ces raies qui quémandaient à manger. Des gens ont donné un peu de thon aux enfants pour qu’ils puissent les nourrir, les filles le faisaient depuis le dinghy. La bouche des raies cachées bien au-dessous, on a vite peur de se faire mordre.

Tous ont pu caresser les raies et se rendre compte des textures différentes de l’animal. Sur le dos, c’est dur et raîche, alors que sur le bord et le dessous, c’est tout doux. Quant aux queues, on ne les touche pas, toutes les raies ont une épine. D’ailleurs avec toutes ces raies autour de nous, il fallait faire attention de ne pas marcher sur l’une d’elle, car certaines étaient au sol.

Nous sommes allés piqueniquer sur l’un des motus, qui seraient privés. L’endroit est superbe, mais certaines personnes n’aiment pas trop voir débarquer les plaisanciers dans ces endroits « réservés » aux touristes. Il y a quelques tables et un toit où durant la journée des gens préparent le repas de midi et servent les boissons aux gens des excursions en bateau. Nous avions demandé à l’un des employés si nous pouvions utiliser une table en bord de plage vu qu’il n’y avait moins de 10 touristes sur l’île. Aucun problème. Mais ce n’est pas allé long qu’un autre employé est venu nous en chasser. Les plages, tout comme en France, sont publiques ! Il suffit de le leur rappeler quand ils essayent de nous chasser de l’île et tout va bien. Ils comptent sur le fait que beaucoup de touristes ne le savent pas.

Nous avons passé un super moment assis dans l’eau à piqueniquer et sommes repassés voir les raies au retour.

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Retour à Tahiti

publié le 10 août 2019 à 19:01 par Sailing Olena   [ mis à jour : 16 sept. 2019 à 00:18 ]

Il est temps de quitter Moorea, que je vois comme une île parfaite. Bien protégée de la houle par un bon récif, assez haute pour arrêter les nuages et avoir de l’eau douce, assez plate sur tout le tour pour l’agriculture et l’urbanisation. En bref, j’ai beaucoup aimé l’île du « lézard jaune », qui est la traduction de Moorea.

Notre paquet avec la courroie pour l’enrouleur du génois est arrivé et il nous faut le récupérer avant que les frais de stockages s’ajoutent, ce qui aurait amené les frais d’envoi et stockage plus cher que la valeur de la courroie.

J’ai fait le guet, pas de baleine. Tant pis, ce sera peut-être pour une prochaine fois.

La vague à surf à côté de la passe de Tahiti était un peu plus grande, nous avons pu admirer certains surfeurs et même un qui surfait avec une pirogue ! La passe était bondée, et nous étions 3 bateaux à y entrer à la queue leu leu, sans problème, car elle est bien assez large.
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Moorea

publié le 10 août 2019 à 18:55 par Sailing Olena   [ mis à jour : 16 sept. 2019 à 00:31 ]

Tout comme Tahiti et la plupart des îles de la Société, Moorea est entourée d’une barrière de corail. Elle a une forme triangulaire et au nord, se trouve 2 baies parallèles qui entrent assez profondément dans l’île. C’est là que nous avons décidé de nous rendre.

Le passage de la passe de la première baie est très facile et nous nous rendons au mouillage le long du récif, non loin de la passe. Nous nous rendons en annexe pour admirer le fond de la baie. L’eau n’y est pas très claire, mais la vue est superbe. Ça nous rappelle la baie des vierges à Fatu Hiva. Les montagnes ont des pics similaires et un peu plus loin, on voit la chaîne de montagne avec ses pics.
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Nous profitons de faire un peu de snorkeling le long du récif et dans la passe. Nous faisons aussi une plongée à l’extérieur du récif. Très joli, nous avons vu des anémones blanches avec des poissons clowns (Némo).

Nous avons changé de baie, pour cela il fallait ressortir par la passe, longer le récif et entrer dans la seconde passe. Aucune baleine en vue et aucun courant dans les passes.

Là aussi nous avons d’abord été voir du côté du mouillage vers le récif. Il y a comme un trou entouré de récif devant le village où se trouvait déjà un bateau. Le récif tombe à pic à une profondeur de 17m, le trou n’ayant pas un si grand diamètre, ça m’a pas trop donné envie de s’ancrer là, si le vent tourne, avec le nombre de mètres de chaîne, on risque fort de heurter soit un bateau, soit un récif. Il y avait un ancrage bondé un peu plus profond, sans aller voir de près, nous avons décidé d’aller mouiller au fond de la baie, dans laquelle James Cook avait mouillé.

Elle est autant jolie que l’autre baie, à l’arrière nous avons le même panorama de la chaîne de montagnes. Le film de la mutinerie de Bounty aurait été tourné dans cette baie. J’espère vraiment avoir l’occasion de voir ce film.

Nous avons appris par la suite, que les mouillages des récifs de Moorea sont surchargés et que les habitants s’en plaignent. Des lois sont en train d’être mises en place, dont un maximum de 48h par mouillage. Des amis se sont fait contrôler par les gendarmes, qui leur ont informé que c’était 7 jours par mouillage pour l’instant.
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Heive des enfants pour la fête nationale Suisse

 

Randonnée au Belvédère

Le matin nous laissons notre annexe au bord de la plage attachée à un cocotier et nous partons tous les 8 en randonnée. Le Belvédère est à un peu plus de 4km. Nous suivons la route, passant d’abord par des prés avec des vaches, on se serait presque cru de retour à la maison. Ensuite ce fut la montée sur le flanc de la montagne. Le seul bémol, nous suivions la route qui était très empruntée par les voitures et quads.

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On longe l’école d’agriculture, fermée car nous étions en week-end.
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En chemin il y avait des Marae à voir, ce sont des les vestiges de lieux de cultes sacrés Maori, à certains endroits il y aurait même eu des sacrifices humains ! Ce sont des surfaces rectangulaires et plates surélevées, on y voit surtout les murs de pierres du pourtour. Beaucoup de Marae ont été détruits par les missionnaires à leur arrivée, ils ont même bâti certaines églises par-dessus. Certains Marae ont été rénovés, dont celui-ci.
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Le belvédère est un point de vue sur les 2 baies et la montagne entre les deux. Très jolie vue, nous y sommes restés un bon moment à admirer la vue et regarder le passage de beaucoup de touristes, venant comme nous, photographier et se faire photographier devant le panorama.

La descente était un peu plus sympathique, car il y a des chemins dans la forêt, marqués que depuis le haut malheureusement.

 

Tour de l’île

Nous avons loué deux petites voitures et sommes partis ancrer au fond de la baie de Cook (la première baie, où Cook n’a jamais ancré), car le loueur se trouvait à Paopao, le long de cette baie. D’ancrer au fond de ces deux baies a été très agréable, c’était d’un calme, on aurait cru dormir à terre !

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Nous avons fait le tour dans le sens des aiguilles d’une montre, s’arrêtant par-ci par-là pour une vue, pour un marché de fruits et légumes, pour un supermarché … Puis nous sommes entré dans une petite vallée pour aller visiter une chute d’eau. Au bout d’une marche d’une demi-heure, nous pouvions piqueniquer au pied de la chute, dont peu d’eau tombait. L’endroit était très joli et fraîchement agréable.

Nous avons fait un tour au Tiki Village, c’est un genre de musée, il y a des maisons qu’on peut voir, il y a aussi la reconstitution de la maison de Gauguin (l’originale étant au musée Gauguin sur l’île d’Hiva Oa). Ils y font des spectacles le soir, et ce jour un couple venait s’y marier, une surprise du futur marié qui avait tout organisé sans mettre la future mariée au courant. Tous, touristes comme musiciens, étaient dans la confidence, il ne fallait surtout rien dire. On les a vus arriver, mais les préparatifs ont pris pas mal de temps, nous avons malheureusement dû partir avant la cérémonie, que j’aurais bien voulu voir.

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Nous suivions Jost et nous sommes retrouvés au Belvédère. Il nous avait pourtant dit qu’il voulait y retourner pour y faire des images avec le drône. Nous en avons profité pour s’arrêter au magasin de l’école d’agriculture. Nous étions un peu déçus, nous nous attendions à pouvoir acheter fruits et légumes, mais c’est du café, monoï, confitures etc… qu’ils vendaient. Les fruits et légumes il faut les commander.
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Tout le monde aide à ranger les commissions

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