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Laure

Rangiroa – Tikehau

publié le 21 août 2020 à 21:37 par Sailing Olena

Avant de quitter les Tuamotu, nous voulions rendre visite à Gérald & Vanessa pour leur dire au revoir. Nous avons connu Gérald aux Canaries, revu aux Antilles et en Polynésie, et comme il reste en Polynésie, alors que nous espérons continuer notre voyage, nous ne pouvions pas partir sans le revoir.

Ils étaient ancrés à 25 miles nautiques (46 km) de notre mouillage à Rangiroa, mais comme on n’entre pas dans les atolls par où l’on veut, nous avons fait 58 miles nautiques (106 km) qui nous a pris 10h30 pour y arriver. Notre nouveau mouillage est à 3.5 miles nautiques (6.5km) de notre tracé entre les 2 atolls ! C’est ça les Tuamotu, en plus des horaires des passes pour avoir les meilleures conditions.

La passe était très simple, plate et 2 nœuds de courant avec nous, aucun mascaret. Mais ensuite, nous avons bien mis 2h¾ pour traverser le lagon. Dans les lagons, il y a de grosses patates de corail qui émergent par-ci, par-là. Certains lagons en sont remplis, d’autres en ont moins. Comme elles ne sont pas toutes marquées dans les cartes, ni toutes visibles sur Google Earth, l’un de nous doit être sur le toit à surveiller. Un choc avec une grosse patate peut amener à la perte du bateau !

Certaines patates de corail ont quelques pierres qui sortent de l’eau, mais d’autres sont quelques centimètres sous l’eau et se distinguent bien par leur couleur quand le soleil est haut dans le ciel, mais se voient très mal dès que c’est nuageux ou contre le soleil. S’il y a des vagues, on les distingue aussi plus facilement, surtout s’ils effleurent la surface. Le mot d’ordre est surveillance visuelle. Du coup j’étais sur le toit pendant toute la traversée, les petits sont venus me tenir compagnie par moment.

Gérald, Vanessa et leur chat sont venus en annexe nous souhaiter la bienvenue. Ça faisait plus de 8 mois que nous ne nous étions plus vus !

Rangiroa

publié le 21 août 2020 à 21:33 par Sailing Olena   [ mis à jour : 21 août 2020 à 21:35 ]

Nous voilà dans l’un des fameux atolls très touristique. Avec l’ouverture des frontières polynésiennes, même aux américains qui ne gèrent pas le COVID aussi bien que les autres pays, nous avons emporté nos masques pour aller à terre et répété maintes fois aux enfants de tenir les distances.

A terre, les gens ne portent pas de masques, mais il est obligatoire pour entrer dans les magasins. Au moment où l’on s’approche d’un des magasins, le vendeur met son masque et demande d’où on vient. A notre réponse, il le baisse à nouveau.

Nous allons voir la passe, espérant y voir sauter les fameux dauphins. On les voit surfer dans les vagues, c’est sympa. On croise des touristes, il y en a, mais bien moins que normalement.

Selon les instructions de nos amis JAJAPAMI, un bateau qui a séjourné ici de décembre à juin, nous sommes allés boire l’apéro chez Josephine, au bord de la passe. Magnifique vue ! Si vous passez par Rangiroa, prenez un verre ou votre repas de midi là-bas, vous aurez la plus belle vue sur les dauphins sauteurs !

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Nous demandons à la tenancière si par hasard elle connait une femme dont on ne connaissait pas le nom qui tient une association de cétacés et qui a une fille prénommée Kim. Bingo, première personne demandée, trouvée ! Elle l’a appelée et moins de 10 minutes plus tard, les enfants retrouvaient leur amie Kim, qui venait d’emménager chez sa maman, car avant elle était à Nuku Hiva chez son papa.

Le jour suivant, nous avons sortis nos trottinettes, ça faisait depuis un an qu’elles rouillaient au fond de la cale ! Avec Kim en vélo, nous sommes partis en visite de l’île. Pension sur pension, de ce côté de l’île, ce n’est pas le village.

Alors que nous nous promenions avec Kim, voilà sa maman qui appelle. Une autre famille de voileux est arrivée et cherchait Kim. Nous les connaissons également de Nuku Hiva, nous sommes allés leur dire coucou avec Kim. Les enfants ont bien joué ensemble. Puis on s’est rendus au bateau, comme toute la table du carré s’est transformée en village Légo, ils voulaient y jouer avec Kim.

Pamela, la maman de Kim a donné une petite conférence sur les dauphins de Rangiroa à laquelle nous avons assisté. C’était très intéressant, nous avons appris plein de choses.

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Plongées

Comme la plupart des touristes visitent Rangiroa pour la plongée, nous ne pouvions pas ne pas plonger. Le beau-père de Kim est moniteur au Raie Manta Club, c’est avec eux que nous plongerons.

1ère plongée dans la passe, plongée profonde à l’extérieur de la passe avec paliers (nous étions tous des plongeurs CMAS), puis passage dans la passe pour finir sur un jardin de corail à peu de profondeur à l’intérieur du lagon.

Lors de la descente, un requin soyeux passe assez près de nous. On s’approche du récif en profondeur et on découvre plein de requins gris. On reste un bon moment en profondeur, admirant les requins et cumulant les paliers (stops de décompression à faire à la remontée). Puis on entre dans la passe qui est un peu moins profonde. Le courant nous pousse, on regarde défiler le paysage. C’est clair, ce n’est pas la passe de Fakarava sud, aucun corail ! Mais bon, avec le courant fort qui sévit parfois dans cette passe, quel corail pourrait-il survivre ? On finit sur le jardin de corail où vivent des tas de poissons, on se promène le temps que tout le monde finisse ses paliers avant de ressortir plus d’une heure plus tard.

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Le lendemain matin, nous repartions faire la même plongée, mais j’avais plus envie de refaire la même. Frank qui tient le club a accepté sans souci que j’échange ma plongée du matin par celle de l’après-midi.

Stéphane est parti à la plongée du matin. A part qu’ils avaient plusieurs soyeux qui tournaient assez proche d’eux pendant la descente, la plongée était assez similaire.

L’après-midi c’est toute une autre plongée, on suit le récif extérieur assez proche de la passe, là où les dauphins ont l’habitude de venir faire coucou aux plongeurs. On cherche, admire le corail, puis Martin nous fait retourner un peu plus dans le bleu. Et voilà 2 dauphins qui viennent vers nous, ils passent juste à côté ! Peu de temps après, ce sont 3 dauphins qui suivent, puis à nouveau 2. Je ne sais pas si nous avions 5 ou 7 dauphins, mais 5 c’est certain, car parfois ils étaient en groupe. Ils sont revenus régulièrement nous rendre visite et à un moment, 2 ont même quémandé des caresses !
Je n’aime pas trop les interactions avec les animaux sauvages, mais quand j’ai vu le guide et les 2 plongeurs de ma palanquée caresser les dauphins qui avaient l’air d’apprécier, je me suis approchée et en ai caressé un près de l’œil. Il a cligné des yeux, il avait vraiment l’air d’aimer ça. Pamela nous avait raconté lors de la conférence combien certains s’étaient mis à apprécier les caresses. Puis ils sont repartis tout doucement retrouver l’autre palanquée de notre club. Pour voir la vidéo
, cliquez ici !

Ce n’était pas ma première plongée avec des dauphins, mais j’avoue que ça a été une super expérience ! La fin de la plongée était sympa également, nous avons vu 2 magnifiques gros napoléons, une belle tortue et une grosse murène, entourés de plein de magnifiques poissons coralliens.

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Traversée Ahe - Rangiroa

publié le 21 août 2020 à 21:17 par Sailing Olena

Après la traversée du lagon, nous quittions l’atoll d’Ahe suivi du bateau JERONIMO. Nous les avions connus à Nuku Hiva lors du réveillon de Noël chez notre amie Teupoo. 3 nœuds de courant contre nous, Stéphane maitrise la sortie comme un pro. J’informe JERONIMO par VHF, car juste avant la passe, il n’y avait quasiment pas de courant dans le mascaret et on pourrait se faire surprendre.

Une fois dehors, nous sortons nos 2 voiles avant en papillon (une de chaque côté) et nous partons en ligne droite, le vent dans le dos ! Le vent, les vagues, même la lune, tout était parfait, une traversée de rêve.

A mon 2ème quart, j’ai été tenue occupée par un autre bateau, qui venait de notre droite et qui visait l’autre passe de Rangiroa à notre gauche. A l’œil, il allait nous croiser à l’arrière. Mais sur les cartes avec les données AIS, je me méfiais car leur vitesse était régulièrement la même que la nôtre. Ils ont fini par croiser plus d’un mile nautique (~2km) derrière nous.

Vers 5h, au changement de quart, nous devions ralentir notre allure pour ne pas être trop tôt pour la passe. Nous enroulons notre génois léger qui est une voile assez capricieuse à enrouler à partir d’une certaine force de vent et même d’angle de vent. Dans la nuit, ça n’a pas loupé, elle s’est mal enroulée et nous avons fini par devoir l’affaler.

Un peu avant 8h, nous entrions dans l’atoll de Rangiroa par la passe d’Avatoru. Nous avions à peu près 2 nœuds de courant avec nous, la passe était calme, mais une fois dans l’atoll, on était en plein mascaret, le courant étant contraire au vent. Ca tapait de partout !

Passer par la passe d’Avatoru nous a fait faire un léger détour, mais cette passe est plus simple que la fameuse passe de Tiputa qui peut avoir jusqu’à 16 nœuds de courant dans les forts moments. Les 2 bateaux qui nous suivaient sont tous deux entrés par la passe de Tiputa et étaient déjà ancrés au moment où nous avons posé notre ancre. Nous préférons la prudence et simplicité au temps. Mais nous étions à la bonne heure et l’entrée par Tiputa devait être aussi facile que par Avatoru.

Ahe

publié le 21 août 2020 à 21:00 par Sailing Olena   [ mis à jour : 21 août 2020 à 21:09 ]

Le lendemain matin tôt, nous levions déjà l’ancre, il nous fallut calculer pour pouvoir passer les 2 passes. On a eu un peu de contre-courant dans la passe de Manihi. Environ 3 heures plus tard, nous passions la passe de Ahe avec un peu plus de 2.5 nœuds de courant contre nous. C’était assez impressionnant.

Nous avons traversé l’atoll pour nous rendre au village, où nous avons ancré un peu plus de 4 heures après avoir quitté Manihi. Juste devant le village, il y a un petit port naturel que forme le récif, et nous avons pu y ancrer en toute sécurité.

Nous sommes allés au village avec les 50kg de fruits restants. Cette-fois, nous avons décidé de distribuer un pamplemousse et quelques citrons aux gens que nous croisions. Là aussi, les gens étaient surpris mais très heureux. Une dame qui tenait un snack a proposé d’acheter tout le sac de citrons ! Nous avons malheureusement dû la décevoir, les fruits n’étaient pas à vendre !

Nous sommes tombés sur une bande de copines bien marrantes, l’une fait des bijoux avec des perles, elle nous a demandé de repasser en fin d’après-midi. Alors que les enfants partaient jouer avec un garçon voileux connu à Nuku Hiva, nous avons continué la distribution des fruits. Nous avons fini attablés chez des gens bien sympathiques. L’îlot du village faisant moins de 700m par un peu plus de 300m de large, les enfants ne risquaient pas de nous perdre. Tout le monde se connait et on était que 3 voiliers.

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Nous retournions voir la bande de copines que Stéphane surnomme les « bingo queens », car elles jouent au bingo des nuits entières. Pascaline avait amené les boucles d’oreilles qu’elle a faites avec des perles. Je lui ai acheté une paire, rien de mieux que d’acheter à l’endroit où sont produites les perles. Puis elle me tend plusieurs petits sachets de perles rebus (perles avec des défauts) et de keshis (perles naturelles, sans insert sphérique). Elle nous les offre, dans les atolls perlières, les rebus ne valent rien ! Puis Karen donne plusieurs nacres sculptées en forme de fleurs à Elina, ainsi qu’un paréo. Nous étions très surpris, on ne s’était pas attendus à ça.

Le lendemain, nous profitions encore un peu du village, car nous allions partir dans l’après-midi. Ce fut à nouveau le temps des adieux. Les « bingo queens » ne voulaient pas qu’on parte déjà, on n’a même pas eu le temps de se faire un petit BBQ ensemble ! Du coup, elles ont refilé une bouteille de Punch à Stéphane pour qu’on se boive l’apéro ensemble, à distance, le lendemain. Depuis, nous sommes souvent en contact par Messenger. Les copines, on pense bien à vous, merci pour tout !

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Manihi

publié le 21 août 2020 à 20:32 par Sailing Olena

Nous voilà ancrés depuis à peine une demi-heure qu’un bateau avec une policière vient demander d’où nous venons. Une fois informée elle nous a dit que nous n’avons pas besoin de porter le masque et nous a demandé de passer à la mairie pour la voir.

Une fois prêts, nous partions avec près de 50kg de fruits au village. Nous avons croisé des gens à qui nous avons distribué les pamplemousses, citrons et quelques mangues. L’une voulait nous les acheter, quand on a dit que c’était gratuit, que ça venait de nos amis Rose & Martin de Ua Pou ils étaient surpris mais très heureux. A un moment, nous avons posé les sacs et les locaux sont venus se servir. Une dame s’est ruée sur les pamplemousses, Stéphane a dû lui faire la remarque qu’on voulait en distribuer un peu à tout le monde.

Il y avait des festivités, nous voyions des porteurs de fruits courir, c’était sympa à voir.

Puis nous avons fini à la mairie, où nous avons distribué le reste. On nous a présenté le personnel, la policière a copié nos cartes d’identité et informé Ahe, l’atoll d’à côté, qu’on avait été contrôlés et qu’on arriverait le lendemain.

On s’est promenés dans le village, les gens qu’on croisait nous disaient tous « bienvenue à Manihi ». On s’est rendus au quai pour voir la passe et le spectacle ne nous a pas déçu. Il y avait un grand mascaret, certaines vagues en pointe traversaient la passe. C’est clair que nous n’aurions pas pu entrer dans ces conditions.

Nous aurions aimé pouvoir visiter le poste de radio longue portée Sailmail qui se trouve à Manihi ou de pouvoir s’entretenir avec le responsable. Il y a uniquement 16 postes Sailmail dans le monde entier. C’est par eux que les navigateurs peuvent recevoir la météo ainsi qu’envoyer et recevoir des messages quand ils sont en pleine mer. Malheureusement le responsable était absent. Nous n’avons même pas vu l’antenne, puisque nous avons longé l’atoll par nuit noire.

Comme il faisait gris toute la journée à cause du front, nous avons peu profité du village. Nous sommes assez rapidement retournés au bateau et n’y sommes pas redescendus. Le vent étant assez fort, le mouillage assez profond avec des récifs pas très loin, il était plus prudent de rester au bateau. De plus il pleuvait à tout moment.

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Traversée pour les Tuamotu

publié le 21 août 2020 à 20:26 par Sailing Olena

C’est le cœur bien lourd et plein de tristesse que nous levions l’ancre le lendemain matin tôt et quittions les Marquises. C’était le moment le plus triste et le plus difficile du voyage. Très vite, on ne voyait plus Nuku Hiva, puis c’est Ua Pou qui disparaissait au large. Il était temps de regarder à l’avant !

Des dauphins sont venus nous remonter le moral. Un est venu faire coucou à la sortie de la baie. Une demi-heure plus tard, c’est un groupe d’une 50aine de dauphins qui sont venus nous entourer. Un moment plus tard, c’était un autre groupe de dauphins. Dommage, je n’arrive pas à les identifier.

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Nous étions partis pour 3 jours, l’heure de la marée haute de la passe de Manihi, où nous voulions entrer, était 72h après notre départ. Nous devions veiller à ne pas arriver trop tôt ou trop tard.

Si on ne passe pas au bon moment, il y a des courants très forts dans les passes des atolls. Nous visons la marée haute ou basse, c’est là que le courant est le moins fort. De préférence une entrée dans la matinée, ce qui nous laisse le temps de nous rendre au mouillage, parfois de l’autre côté de l’atoll, tout en voyant les patates de corail émergeant à peine et pas toutes indiquées sur les cartes marines.

Les conditions de vent et de houle étaient excellentes ! Nous avalions les miles facilement. La nuit fut sans lune, mais très étoilée, ce qui nous permettait de percevoir l’horizon.

Nous avons croisé l’ARANUI 5 la première nuit. C’est le bateau mi-fret mi-passager qui dessert les Marquises toutes les 3 semaines. Le lendemain matin, nous croisions le TAPORO, le bateau fret qui dessert les Marquises toutes les 3 semaines. Depuis le confinement, ils se suivent à 1 jour d’intervalle, ce qui est dommage. Avant, ils venaient à 10-12 jours d’intervalle, c’était plus pratique pour les locaux.
Stéphane a contacté le TAPORO pour savoir s’ils avaient plus d’infos que nous concernant le Maramu, un fort vent d’est qui soufflait sur les Tuamotu. Malheureusement il n’avait pas plus d’infos que nous.
Ça nous a fait plaisir de croiser ces bateaux en mer, car pendant 7 mois, nous vivions selon leurs arrivées. C’est après l’arrivée de l’ARANUI qu’on trouve tous les produits frais dans les magasins, c’est le TAPORO qui amène le gros fret, le diesel, le gaz…

Une baleine a nagé un tout petit moment parallèlement à nous. On percevait tout son corps dans les vagues, on l’a vu respirer à la surface qu’une seule fois. Elle ressemblait à un dauphin, en beaucoup plus grand. Gris dessus, blanc dessous.

Au 2ème jour, Timeo nous a dit que le temps passait plus vite en traversée que normalement. C’est intéressant, car souvent les gens demandent tout soucieux, si les enfants ne s’ennuient pas en traversée. Chez nous pendant les traversées, c’est Legoland ou Playmobil-land dans tout le carré et soirée TV le soir. Pas de quoi s’ennuyer.

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Je suis en train de finir de préparer le repas de soir que voilà 2 thons jaunes de 8-9kg chacun mordent. Le temps de les remonter et fileter, nous avons mangé après l’arrivée de la nuit. J’ai pu rajouter du sashimi et du thon mi-cuit au menu.

N’ayant plus trop l’habitude des traversées, nous avons pas bien dormi avec Stéphane pendant nos heures de repos. Il nous faut nous réhabituer au bruit des vagues et du bateau. C’est le moment de se remettre en route !

A l’approche des Tuamotu, nous avons eu le même accueil que lors de nos 2 premières arrivées aux Tuamotu, c’est-à-dire des gros grains, mais là, il s’agissait d’un front. Un gros nuage noir, plein de forte pluie. Les vents tournaient jusqu’à 60°, passaient de 15-30 nœuds. Bienvenue aux Tuamotu ! Heureusement, on n’a pas vraiment eu de rafales, mais le ciel était couvert toute la nuit, ce qui nous empêchait de voir l’horizon. C’est ainsi que nous avons longé l’atoll de Manihi, à une certaine distance, sans rien voir ! Même pas une petite lumière quelque part sur un îlot ! J’avoue que c’est assez désagréable de devoir se fier à l’électronique et ne rien pouvoir contrôler à l’œil. Le radar confirmait nos cartes, mais on reste quand même à l’affut.

Nous avons ralenti notre avancée et sommes arrivés à l’heure à la passe, nous avions juste un peu de contre-courant de 1.5 nœuds, des conditions parfaites. Au milieu de la passe il y avait un quai où un papy nous faisait de grands signes. Nous avions l’air d’être les bienvenus ! Avec le COVID 19, on ne sait jamais, certains endroits ne veulent pas de touristes.

Le village se trouvait juste à côté de la passe, nous n’avons pas dû naviguer dans le lagon. Tant mieux, car le ciel était couvert, on n’aurait pas très bien vu les patates de corail.

Encore des adieux

publié le 21 août 2020 à 20:17 par Sailing Olena

Voilà à nouveau le temps des adieux difficiles.

Manfred me proposait d’acheter un terrain afin de ne pas devoir partir, sur ma remarque que nous sommes partis pour voyager et non pour nous installer ailleurs, il me dit qu’il peut nous faire une cabane sur son terrain afin qu’on reste. Thérèse a bien rigolé, car c’est son terrain à elle !

Thérèse nous avait invités pour le repas de midi à la pension, ce qui a un peu contrarié Rose & Martin qui avaient la même idée. Martin a proposé à Thérèse de faire le repas en commun, mais non, Thérèse nous voulait pour elle ! 

L’après-midi nous récoltions les pamplemousses et citrons avec Martin, car ils en ont tant qu’ils nous ont demandé de les distribuer aux Tuamotu, où ils ont très peu de fruits.

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Nous sommes passés chez Piero & Rose qui tiennent un petit resto où on mange comme des rois !

Le soir, nous nous sommes rendus chez Rose & Martin, qui nous ont couronnés de colliers de graines.

Merci à vous tous, vous faites partie de notre famille de cœur ! Vous resterez tous à jamais gravés dans nos cœurs ! Ce que vous allez tous nous manquer ! Adieu les amis ! Prenez soin de vous !

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Ua Pou, une dernière fois

publié le 21 août 2020 à 20:06 par Sailing Olena   [ mis à jour : 21 août 2020 à 21:39 ]

Freinés par notre merveilleuse prise, on arrive au mouillage de Hakahau en fin d’après-midi. Le mouillage, limité depuis le festival, n’est pas très grand et les bateaux qui y sont ancrés ont chacun 2 ancres, une devant et une à l’arrière. Stéphane étant en train de fileter le poisson afin de ne pas avoir de déchets au mouillage à cause des requins, j’étais à la barre et personne ne pouvait préparer l’ancre de poupe qui est trop lourde pour les enfants. On s’est ancrés le plus à l’extrémité et avons posé l’ancre de poupe en annexe un peu rapidement juste avant la tombée de la nuit. A peine finis voilà nos voisins américains qui viennent nous demander pourquoi on s’est mis si loin, à l’endroit où il y avait le plus de houle. Pas préparés pour la 2ème ancre et avec la nuit arrivant, on a pas voulu se coincer entre les autres bateaux. Ils nous informent qu’il y a des festivités pour les fêtes de juillet. Nous décidons de ne pas aller à ceux du soir même, voulant être à bord au cas où l’ancre arrière ne tiendrait pas convenablement. Heureusement, ça n’a pas été le cas, mais nous étions heureux de changer de place le lendemain afin d’avoir un peu moins de houle pour les nuits suivantes.

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Hakahau

A peine partis d’un endroit où nous avions un hôpital, voilà que le lendemain matin Timeo se coince le doigt dans le cadre de porte, Elina se réveille avec une énorme infection à l’oreille et Cyliane se plaint de maux de ventre. On a utilisé nos connaissances et on s’est bien sortis avec les problèmes d’Elina et Timeo. Le doigt n’est pas cassé, mais restera bien coloré le temps que l’ongle repousse entièrement. Quant aux infections, on commence à en avoir l’habitude, tous les boutons de moustiques ou de nonos grattés finissent en cratère de pu. Par contre pour Cyliane, on devra attendre lundi pour aller au dispensaire consulter le médecin. Ua Pou ayant beaucoup d’habitants, il y a un médecin sur l’île. Il nous demandera de ne pas partir sur les Tuamotu dans les jours qui suivent au cas où ça se transformerait en appendicite et de retourner en consultation quelques jours plus tard lors de sa visite à Hakahetau.

Nous avons profité de nous promener un peu dans le village, car ce n’est pas pendant le festival que nous avons pu nous imprégner de la vie de ce village.  Nous voilà à peine dans le village qu’on croise notre ami Manfred le chocolatier ! 2 jours plus tard lors de notre visite au dispensaire, voilà une dame qui nous fait des grands signes, c’était Thérèse, la femme de Manfred ! On ne va pas dire que le monde est petit, mais nous étions quand même à 3/4h de route de chez eux.

Nous avons réalisé que les magasins étaient bien plus fournis et mieux rangés que ceux de Taiohae, qui est la ville principale des Marquises !  Timeo a enfin trouvé des billes, qu’il était heureux. On n’en avait jamais trouvé à Taiohae, les copains les commandaient à Tahiti ! En Polynésie, les garçons jouent aux billes lors de la récréation à l’école, même les garçons de la classe d’Elina ! Leur jeu fait penser à la pétanque, ils pointent une bille dans un creux ensuite ils tirent les billes des autres pour les gagner.
Nous avons pu aller visiter Jérôme à sa pension, qui a une vue superbe sur le lagon.

Cyliane a retrouvé sa copine de classe Hinenao, qui vient d’emménager à Hakahau. Elle a pu passer une bonne partie de l’après-midi avec elle.

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Festivités de Hakahau

Le soir, nous avions droit au concours de danses, traditionnelles et autres. C’était une troupe de femmes et un petit groupe de 5 hommes. C’était bien sympa, les costumes variés et ceux en végétaux très jolis. Nous mangions sur place et voilà que Marguerite, la fille de nos amis Rose & Martin, vient nous saluer. Ça fait plaisir de connaitre plein de monde alors que nous sommes si loin de chez nous.

Le lendemain était prévus des jeux pour petits et grands. Quand on est arrivés, il n’y avait rien. Après renseignements, on a appris que la personne en charge de l’organisation des jeux n’avait pas été avertie et elle était absente. Le soir même, il devait avoir un concours de danse solo et en couple. Le jury était présent, mais nous n’avons pas vu de danseurs. Après renseignements, il y avait plusieurs inscrits mais apparemment plus personne ne voulait danser.

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La fête nationale à Hakehetau

Après la visite au dispensaire, nous levions l’ancre pour nous rendre à Hakahetau y rejoindre nos amis. Lors du trajet, nous voyons que ZOUTERIK, le bateau de l’amie d’Elina se rend au même endroit.

Le lendemain de notre arrivée, était le 14 juillet, la fête nationale française. La Polynésie appartenant à la France, ils la fêtent aussi. On nous a dit de nous habiller en polynésien et de venir pour faire le défilé. Les touristes étaient à l’heure, les locaux, on les a attendus près d’une heure.

A l’avant du défilé il y avait 4 brouettes pleines de fruits et de fleurs, et derrière plein de gens. On s’est rendus près du quai, là où se déroulaient les festivités. La nouvelle maire déléguée de la vallée a fait un discours et on a hissé les drapeaux français, polynésien et marquisien pendant que les enfants chantaient les 3 hymnes.

Puis ce fut l’heure de l’apéro, offerte par la commune. Nous avons profité de retourner au bateau sortir notre gratin du four pour le repas de midi en commun. Le temps de revenir, il ne restait plus grand-chose de l’apéritif.

A l’habitude de tout kaikai marquisien, le buffet rempli par tous les participants était riche et comportait bien plus de nourriture que ce que les gens présents pouvaient manger. Notre plat de gratin et les quelques salades d’autres voileux faisaient petits comparé aux énormes marmites et plats des locaux ! On s’est à nouveaux régalé de poisson grillé, poisson cru au lait de coco, de riz au lait de coco, de manioc caramélisé et j’en passe. Des légumes ? Il n’y en a pas beaucoup et ils sont assez coûteux.

La fête était très sympa, les enfants ont reçu de la glace pour le dessert. Ça fait plaisir de retrouver Rose & Martin et leur petit fils Hatihei, le grand copain de Timeo. Puis aussi Thérèse, qui est restée au village pour les festivités ainsi que son suivi médical.

Au moment de reprendre mon plat à gratin, qui était plus qu’à moitié vide, une locale s’intéresse à mon plat, je lui propose d’en prendre, et vu sa joie, lui dit qu’elle peut tout prendre. Elle était toute heureuse et a vidé tout mon plat. On a remarqué que souvent les gens vont se servir des restes, car ceux qui ont amené les plats vident souvent le reste aux cochons. Du coup, j’avais de la place dans mon plat pour prendre un peu de manioc !

L’après-midi s’est déroulé dans les rires et les concours. La plus belle brouette de fruits, la brouette contenant le plus de poids de fruit. Puis ils se sont mis à danser et à nous faire danser. On a eu droit à presque toutes les danses « toutes les mamans sur la piste » puis « toutes les dames des voiliers » et les hommes ont aussi eu droit à quelques danses. Ce qu’on s’est amusés !

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Dernière visite à Manfred

Cyliane ayant eu encore plus de douleurs au ventre, Thérèse m’a proposé que je la laisse avec elle à la pension alors que nous montions visiter son mari. Avec ses maux, Cyliane était mieux à terre que sur le bateau, ce pourquoi elle était à la fête malgré les douleurs. C’est avec plaisir que Cyliane est restée devant la TV pendant que nous faisions les 6 km aller-retours.

Nous partions donc avec 2 enfants et les ZOUTERIK pour aller chez Manfred en faisant un stop à la cascade pour nous baigner. Comme toujours, c’est un endroit si merveilleux et l’eau est bonne fraîche, que ça a été apprécié par tous. Le seul hic, c’est qu’avec toute la pluie, le niveau d’eau était bien monté ainsi que la quantité de moustiques. On s’est littéralement fait bouffer malgré les sprays anti-moustiques!

Comme à chaque fois, nous avons passé un bon moment chez Manfred. Il nous avait préparé quelques biscuits et fait fondre du chocolat. On s’est régalés, les enfants avaient du chocolat fondu partout !

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Festivités à Hakahetau

Il y avait aussi des concours de danses à Hakahetau, et Stéphane a fait partie du jury pour le concours des enfants ! Ils étaient si mignons à défiler en costume de bain, tenue décontractée, tenue de soirée et costume en végétal ! Manfred était au village et a regardé le concours avec nous.

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Le lendemain soir, il y avait un concours de danse adulte en tenue végétale. Pendant la journée, on était passés faire coucou chez Ataï & Nadia et avons ainsi pu voir la confection de costumes en végétal.

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Au dispensaire

Le jour de la visite du médecin à Hakahetau, je me rends au dispensaire avec Cyliane. Notre copine Mariska de ZOUTERIK était aussi présente avec leur petite Barbara de 5 ans qui a également des douleurs de ventre, mais différents et depuis plus longtemps. On a tous reçu des masques à porter, car entre-temps, les frontières de la Polynésie ont ouvert et il y a à nouveau des risques d’attraper le COVID 19.

Le médecin qu’on avait consulté à Hakahau a eu un empêchement et c’est un remplaçant qui est venu. En fait, avec plus de 2000 habitants sur l’île, il devrait y avoir 2 médecins, mais pour des questions budgétaires, il est souvent seul. Il est de piquet 7/7 24/24*.
Ils ont la chance d’avoir un octogénaire médecin qui habite l’île depuis une bonne 30aine d’années et qui est d’accord de faire quelques remplacements. C’est ce médecin que nous avons vu.

Très gentil il ausculte Cyliane puis me dit qu’elles (au pluriel) doivent faire des tests d’urine. Par elles, il entendait la petite Barbara passée avant nous. Après le passage de Barbara aux WC, l’infirmière rince le gobelet plastique (genre pique-nique) de Barbara et me le tend pour que Cyliane fasse dedans.

Pendant le temps d’attente, l’infirmière réussit enfin à avoir contact avec l’hôpital de Papeete pour la petite Barbara. Le médecin avait demandé à être connecté avec la pédiatrie, mais il est tombé en psychiatrie !

On retourne voir le médecin environ 15-20 minutes plus tard. Il commence à me dire que tout à l’air normal, à la palpation… puis il s’arrête « lui ai-je déjà palpé le ventre ? », ok, il continue et semble troublé. Il cherche ses écrits, regarde l’ordi puis se rend compte qu’il est dans le dossier de Barbara, change de dossier, vide ! « Ça doit être sur ma feuille » il lit, tourne la page, lit, retourne la page… rien ! Puis me regarde et demande une seconde fois s’il lui a déjà palpé le ventre. Sur ma réponse positive, il continue son speech que ce n’est certainement rien de grave.

Mariska et moi sommes sorties de là avec un bon fou-rire. C’était 3 heures d’attente et de consultation pour pas grand-chose, mais une expérience inoubliable !

 

*Il y a eu un article sur le médecin d’Ua Pou et la situation actuelle, ainsi que le récit d’une récente évasan. Là, on se rend compte qu’on vit dans un autre monde ! Pour le lire, cliquezici , (le mot taote veut dire médecin en tahitien).

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Une bonne prise

publié le 21 août 2020 à 19:53 par Sailing Olena

Nous approchons la côte et voilà que notre ligne de pêche se tend. On se met tous à nos tâches respectives, Elina à la barre puisque nous sommes assez proche de la côte, je remonte la ligne pendant que Stéphane se prépare et que les petits préparent tout le matériel nécessaire. Une fois le poisson près de la jupe arrière, ce fut une belle surprise, un marlin ! Il existe plusieurs espèces de marlins et le nôtre est un sailfish à rostre court, donc pas de long rostre comme on s’imagine les marlins. Stéphane l’a gaffé comme un pro et nous avons pu le hisser à bord assez facilement. Le tuer a été un peu plus difficile, il avait le crâne dur ! Puis on a attaché une corde autour de la queue et ainsi, on a pu faire levier avec la bôme de notre grand-voile. Le poisson mesurait 170cm de long, mais n’était pas très épais. On en a eu pour environ 4.5kg de viande, ce qui nous laisse penser qu’il devait faire dans les 9kg.

Notre premier marlin, car jusqu’à présent nous les avions tous perdus. Ca réchauffe le cœur, merci Poséidon ! On ne vous cache pas qu’on l’a apprécié le soir-même et qu’on a mis le reste au congélateur. Nous avons même dû nous sacrifier, avec grand plaisir, pour finir la glace afin de faire de la place dans le congélateur.

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Le temps des adieux

publié le 21 août 2020 à 19:44 par Sailing Olena

L’école est finie, les 2-3 petites bricoles qui nous retenaient ont été réglés, c’est le temps des adieux.  Que c’est difficile de quitter un endroit où nous avons passé tant de temps, tissé tant de liens d’amitié qu’on a fini par avoir l’impression de faire partie de la famille.

Nous avons passé notre dernière soirée chez Teupoo, où nous avons passé un super moment avec elle, Annie et un couple de de Rangiroa qui séjournait chez Annie qui a un bungalow Rbnb. Le repas a été excellent, merci Teupoo & Annie pour la cuisine !

J’aimerais réitérer ici nos adieux à Teupoo, Teaki & Hervé, Annie, Maria & Maii avec Tehia & Teheihetu, Angéla & Martin, Adolphe & Keiaki, merci pour tout, on a vraiment eu l’impression d’avoir fait partie de vos familles. Vous resterez à jamais notre famille de cœur ! Adieu et merci également à Léa & Henri avec Hivanui & Hiamoevai, Gentiane & Johann avec Kenae & Metao, Vehine & Michel, Tehina & Marquise pour votre amitié. J’espère n’avoir oublié personne ! Vous resterez tous à jamais gravés dans nos cœurs !

Il y avait aussi certains plaisanciers qu’on quittait, sachant qu’il y a peu de chance de retrouvailles vu les projets de nos routes à l’opposé. Ce fut dur de quitter Debbie & Stephen d’AMELIE avec qui nous avions lié une grande amitié. Nous leur souhaitons une bonne traversée de retour au Canada.

C’est le cœur lourd qu’on a levé l’ancre pour quitter cette baie qui était notre « chez nous » pendant 7 bons mois. Certains bateaux ont fait sonner leur corne de brume pour nous dire adieu, d’autres l’ont fait par la VHF. C’était un moment très émotif et difficile.

Ce que vous allez tous nous manquer ! Adieu les amis ! Prenez soin de vous !

Nous avons mis le cap sur Ua Pou, mais cette-fois, nous visions Hakahau, le village principal.

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