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Voyage à Carriacou

publié le 4 nov. 2018 à 17:48 par Sailing Olena   [ mis à jour : 4 nov. 2018 à 18:14 ]

Deux jours avant notre rendez-vous de carénage, il était temps de nous rendre à Carriacou. GRAN LARGO qui carénaient 3 jours après nous, ont fait le voyage avec nous. Les prévisions de vents, sud-est, étaient meilleures que le jour où nous avons fait le voyage avec mes parents.

Nous avions prévu longer Grenade et de passer à l’est de l’île de Ronde afin d’avoir un meilleur cap sur Carriacou.

A peine partis, je propose de monter la grand-voile, sur quoi Stéphane me dit que ce n’est pas possible vu l’angle de vent et nous allions virer encore plus contre le vent. Etant sur le bord du bateau, je regarde notre pavillon de courtoisie, vent apparent à 90°, je ne vois pas le problème. Stéphane me dit qu’on est à 30°. Je regarde notre girouette, elle me donne la même information que le pavillon, bizarre. C’est là que nous avons réalisé que notre indicateur de vent avait un problème. Nous pouvions faire des ronds de 360° dans l’eau, il continuait de montrer 30°. Il faudra faire le voyage sans indicateur d’angle de vent. Stéphane a collé des bandes de cassettes vidéo sur notre antenne BLU afin d’avoir une indication du poste de barre, et moi de temps à autre, j’allais voir la girouette. Mais étant au près, on se rend très vite compte quand on est trop contre le vent, car on perd beaucoup de vitesse.

Entre Grenade et l’île de Ronde, il y a un plateau à 30m de profondeur, qui n’était déjà pas drôle à passer niveau vagues à notre premier voyage. Mais là, même avant le plateau, nous étions dans une machine à laver en mode essorage ! Patrice de GRAN LARGO, un peu à l’avant, nous contacte par VHF pour nous dire que les vagues empirent et qu’ils vont faire le tour par l’ouest. Il est clair qu’on les suit, ça faisait un moment que je disais à Stéphane que ça ne me plaisait pas.

Par contre nous devions faire un plus gros détour que d’habitude. A l’ouest de l’île de Ronde, il y a le volcan sous-marin Kick’n Jenny. Normalement il y a un rayon d’évitement de 1.5km, mais en ce moment, le volcan était actif et le rayon était de 5km !
Il est assez rare de voir depuis la surface l’activité du volcan, nous n’avons rien vu. Mais il est assez dangereux de passer par-dessus, car des gaz remontent en surface, toutes ces petites bulles changent la densité de l’eau et un bateau pourrait couler !

Après le détour, cap sur Carriacou, ou au plus près. Le courant nous pousse à l’ouest, donc loin de l’île et nous sommes au plus près du vent. GRAN LARGO peut remonter plus près au vent que nous, alors on les voyait s’éloigner de plus en plus. Nous continuions notre chemin, attendant d’être sous l’île pour être un peu abrités des vagues qui fouettaient pas mal.

Puis on croise un catamaran bleu ciel au moteur, qui fonce direct sur la baie où nous voulons nous rendre. Je regarde aux jumelles, l’angle par rapport aux vagues doit être OK, ils n’ont pas trop l’air de sauter. On rentre les voiles et faisons les derniers miles au moteur contre les vagues, qui diminuaient plus on approchait de l’île.
GRAN LARGO devant le stade de cricket de St. George's, Grenade
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