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Sainte Lucie – Martinique, 17.02.2018

publié le 19 févr. 2018 à 17:46 par Sailing Olena   [ mis à jour : 19 févr. 2018 à 18:42 ]
SINA et TOCCATA nous ont informés le vendredi soir avoir passé la douane de sortie l’après-midi, car la fenêtre météo était bonne samedi mais s’envenimait dimanche (vent et vagues). Nous étions occupés à faire plein de choses sur le bateau sans les enfants (à la piscine avec nos amis), que nous nous étions pas préoccupé de ces choses-là, n’ayant pas encore décidé quand nous quitterions les lieux. Il fut décidé rapidement que nous partirions aussi le samedi, nos amis ayant un avion depuis la Martinique, et nous ne savons pas combien de temps la mauvaise météo serait présente. Passer la douane le samedi ajoute des frais de douane, nous venions de l’apprendre, ma fois, tant pis.

Samedi matin, 8h30 Stéphane se rend à la douane, comme toujours, c’est 3 différents bureaux qu’on doit passer. Le premier fait un papier qu’on doit quitter le pays d’ici midi. Le second a fait attendre Stéphane bien longtemps pour tamponner les 7 passeports, et le dernier n’a rien compris à notre immigration. Pourquoi par l’aéroport si nous étions venus en bateau. Pourquoi manque-t-il un numéro que le douanier avait dû donner… Nous ne sommes pas douaniers et ne connaissons pas les formalités de chaque pays, nous ne pouvons pas contrôler leur travail. Mais Stéphane s’est senti puni et a dû recommencer à remplir tous les documents de l’immigration afin que Monsieur le douanier puisse faire l’émigration correctement. Bizarre, SINA avait les mêmes papiers que nous et n’a eu aucun problème le jour d’avant. C’est à 11h00 et délesté de 50€ que Stéphane est revenu, alors que SINA et TOCCATA n’avaient rien payé !

Stéphane a pris très peu de temps pour boire un café et manger un bout de pain avant de se rendre au bureau du port afin qu’on puisse partir. Les bureaux sont ouverts en continu, mais un papier « fermé jusqu’à 13h15 » était collé à la porte. La pression augmente, on doit arriver en Martinique avant la nuit, il y a 25 milles à faire. Pas le choix, on attend, j’en profite d’aller à la piscine avec les loulous.

13h15, Stéphane se rend au bureau avec des photos du compteur d’eau et d’électricité. L’employée l’a pris de haut et a envoyé un marinero qui lui a passé les mêmes données par VHF. Puis elle lui demande la quittance que le marinero qui a débloqué les compteurs lui aurait donné. Non, nous n’avons jamais reçu de quittance ni dû signer un papier. La voilà qui se met à traîter Stéphane comme si c’était un voleur, le marinero qui me pose les mêmes questions qu’elle à Stéph pour avoir les mêmes réponses. Non, on ne connait pas le nom du marinero, c’était le jour d’avant entre 9 et 9h30. Ils sont incapables de chercher ou de trouver qui c’était et l’état des compteurs avant nous, donc Stéph a dû payer le prix fort, un peu plus de 20€ pour 24h de courant et un peu d’eau. Nous n’avions même pas rempli les réservoirs ! Nos amis, à l’eau et électricité pendant 5 jours, ont payé bien moins que nous.
Je ne vous dis pas l’humeur de Stéphane après ça. C’est compréhensible, ça fait un peu beaucoup le même jour.

Nous sommes partis en trombe, passant quand même par la station essence s’approvisionner de Diesel hors taxe. C’est à 14h30 que nous quittions Rodney Bay, très tard pour faire la traversée et arriver de jour. Nous n’avions pas le choix, niveau douane, nous devions être partis. Après-coup, nous avons appris qu’on aurait pu rester, mais qu’on aurait dû refaire toute l’émigration avec le travail, les frais et les heures que ça nécessite.

25 miles à faire, 3.5 heures de jour restant. Nous avons décidé de le faire au moteur, pour y aller en ligne direct et ainsi gagner du temps. Les vagues ne nous ont pas permis de le faire, elles étaient courtes, entre 2 et 4m de hauteur, pas très agréable. Nous avons donc fait la même route que si nous étions en voile, dû naviguer à contre-courant, les moteurs à 2'000 tours nous naviguions à 1 nœud, Stéphane a dû pousser les moteurs à fond.

Malheureusement nous sommes arrivés après la tombée de la nuit. Les avis spéciaux à la VHF informaient d’une bouée non illuminée, d’un voilier coulé marqué d’une bouée non illuminée et je n’ai pas compris toutes les coordonnées, mais c’était dans le coin où nous nous rendions. Heureusement nos amis SINA et TOCCATA étaient déjà là et ont laissé leurs AIS allumés qu’on puisse les trouver, et SINA a même enclenché un flash afin qu’on les trouve facilement.

Nous avons ancré à Saint Anne, la baie avant Le Marin, baie et marina débordante de plaisanciers, où nous devons amener notre voile à réparer et acheter des pièces de rechange. Plus d’une centaine de voiliers sont à l’ancre dans notre baie, je n’ose pas imaginer Le Marin.
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