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Nos routes se croisent

publié le 19 févr. 2018 à 17:35 par Sailing Olena

C’est dans le port de Rodney Bay que nous avons croisé nos voisins suédois de Las Palmas à côté desquels nous étions pendant 3 semaines. Nous y avons aussi retrouvé le trimaran Suisse et l’autre couple Suisse connus à Marigot Bay. Rien qu’à notre ponton, nous étions 3 bateaux suisses ! L’un est parti pour être remplacé par un autre bateau, suisse également. Dingue tous ces suisses en mer quand on pense qu’on n’a pas de mer.

Niveau rencontres, le monde est petit quand même. A Las Palmas, un bateau est arrivé par gros vent, un homme seul à bord, un seul marinero à la bouée à l’avant. Ayant assez de personnes sur le ponton (dont le suédois dont je parle plus haut), j’ai sauté sur le bateau pour prendre l’amarre et la lancer sur le ponton alors que le skipper était occupé à la barre. C’est après-coup que j’ai remarqué que c’était un bateau suisse. Il n’est pas resté longtemps et j’ai oublié le nom du bateau. Au port de Bridgetown (Barbade) je regarde un bateau suisse et me dit connaître le logo de ce nom. An autre jour je vois le type et lui dit « on s’est déjà croisés, c’était pas à Las Palmas ? » et le voilà qui répond « Laure, tu es sautée sur mon bateau pour m’aider à amarrer ». Quelle nouille, mais bien sûr ! Et lui se souvenait encore de mon prénom !

Une autre rencontre rigolote. A l’époque, nous avions visité un bateau en Italie qu’on pensait éventuellement acheter. Le nom EOLIA nous plaisait. Nous n’avons jamais oublié ce nom et voulions appeler notre bateau comme ça, joli nom, une lettre de chaque prénom de nous cinq (comme OLENA). Malheureusement, en Suisse nous n’avons qu’un port d’attache, et le nom est comme le numéro de plaque de voiture, donc impossible d’avoir deux fois le même immatriculé au même port. Je m’étais dit que ce serait sympa de voir ce bateau, de rencontrer les gens qui ont les mêmes idées de noms. Voilà qu’à Rodney Bay, un bateau Suisse vient amarrer, je vais prendre leurs amarres et que vois-je, il s’appelle EOLIA. Combien de chances avais-je de croiser le bateau EOLIA Suisse ? Incroyable ! Ce fut un couple très sympathique, nous avons échangé quelques livres (j’en ai peu en allemand, mais elle a été contente).

Nous retrouvons souvent les mêmes bateaux, croisés aux Canaries, on les retrouve aux Caraïbes. Souvent on ne les connaît pas, mais on reconnaît les bateaux.

Encore une anecdote rigolote. En novembre, nous avons suivi l’Odyssey nous précédent. Il y avait 4 amis près de la retraîte réalisant leur rêve, traverser l’Atlantique. Nous avons lu leurs aventures sur LA SMALA sur le site Cornellsailing. Lors de notre tour dans la marina de Marigot Bay, nous avons vu LA SMALA à une bouée. Le lendemain, nous les voyions sortir de la baie. Nous ne les connaissions pas, n’avons donc pas eu contact avec eux. Deux ou trois jours plus tard, la cousine de mon papa m’envoie un message, son fils est encore aux Caraïbes (il m’avait dit y être en janvier, mais nous y arrivions en février), il est co-skipper sur LA SMALA. Ah bein mince, si j’avais su ! Je l’ai contacté, mais ils étaient déjà sur une petite île au sud de St-Vincent. Par contre ils remontent en Martinique d’ici quelques semaines, peut-être pourrons nous nous voir.
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