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Jour 3, vendredi

publié le 1 févr. 2019 à 21:11 par Sailing Olena

L’ambiance est bonne, les enfants vont mieux ! Cyliane est toute fière de ne pas avoir besoin de médicament. Ils ont essayé de faire un peu d’école, mais ont arrêté au bout de moins de 10 minutes, ça les rend malade. Nous avons chanté, dansé (avec les vagues, c’est rodéo, mais on s’est bien amusé) et j’ai interviewé les enfants les uns après les autres séparément pour l’article sur les Caraïbes.

On refait le point à midi, 188 miles de parcourus les dernières 24 heures. On continue de filer !

Stéphane installe une autre mise-à-terre, sur les plaques paratonnerre. J’essaye sans succès. Il fabrique une autre mise-à-terre avec un câble de batterie, enroulé comme un escargot, il avait lu un article de quelqu’un qui a fait ça. On essaye, avec l’antenne d’origine et l’antenne temporaire, aucun succès. Nous passons des heures à essayer, jour et nuit, chaque station, chaque fréquence disponible à l’heure actuelle, il n’y a rien à faire.

J’ai peur que mes parents se fassent du souci pour rien. Mon papa savait les problèmes qu’on avait eus avec l’antenne, mais notre test avant le départ avait fonctionné.

Nous avons croisé 2 cargos, que nous avons pu voir au loin. Puis tout à coup, on nous appelle à la VHF ! On se regarde bêtement, il n’y a aucun bateau à l’horizon. C’était un avion qui était à la recherche d’un navire cassé, ils nous demandaient si on avait vu quelque chose, puis où l’on se rendait. Après l’entretien, on a scruté le ciel, rien ! C’est bizarre quand même, car notre antenne VHF ne porte pas à grande distance.

Peu après la tombée de la nuit, le vent a forci, nous avons dû mettre le 3ème ris dans la grand-voile et sortir la trinquette (petite voile avant). J’aime pas barrer quand il fait nuit noire et qu’on a les feux de pont allumés, on ne voit pas plus loin que le bout du bateau, on navigue assez vite (7-9 nœuds) et on ne voit pas où. On doit suivre les instruments, garder le cap selon l’angle du vent et faire confiance au radar, dont l’alarme sonnait au même moment ! L’écran radar est à l’intérieur, la barre à l’extérieur, impossible d’aller y jeter un œil tant que Stéphane s’affaire à la grand-voile sur le pont, je dois barrer. Heureusement je venais d’apprendre aux enfants comment lire les infos sur le radar. Mais je dois dire que ça ne rassure pas d’entendre d’une enfant dire  « c’est rien, c’est que les vagues » alors qu’on fonce dans le noir !

Il a fait nuit noire jusqu’à un peu plus de 23h00, après la lune est venue nous éclairer.
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