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Dominique, virée journalière

publié le 8 mai 2018 à 23:19 par admin Olena

Nous avions réservé la journée chez Martin également, qui possède un bus. Le prix de la journée est assez cher, nous avons donc cherché au mouillage si d’autre bateaux étaient intéressés de se joindre à nous. Josiane & Gil de JILOUME se sont joint à nous, et nous avons ainsi fait la connaissance d’un couple français bien sympathique. Ils sont en voyage depuis des années, sont partis de Lyon (sans mat), ont passé 3 ans en Polynésie et ont rapatrié leur bateau (qu’ils avaient équipé dans leur jardin) sur un porte-container jusqu’en Guadeloupe. Ils pensent gentiment le vendre.

Martin est venu nous chercher au bateau un peu avant l’heure, comme à son habitude. Ça fait drôle des gens ponctuels, on ne s’attend pas à ça par ici. 5 minutes plus tard, nous étions bien installés, avec nos bouteilles de gaz vide, dans son bus. Nous traversons Porthmouth, il nous montre et raconte plein de choses. Puis fait demi-tour, il a oublié quelque chose d’important. Il dépose le couple français et Stéphane au bancomat et nous repartons en ville en traversant de petites ruelles. Il s’arrête devant une maison et une femme nous rejoint, ce serait sa sœur, qui n’a plus de travail depuis Maria et me demande si ça me dérange si elle vient avec nous. Non, pas de souci. Elle s’asseye à côté de moi. On reprend les 3 au bancomat et nous voilà en route pour Roseau. La route est sinueuse, ça monte, ça descend, il y a beaucoup de contours. Au bout des vallées, souvent la route est cassée, des plaques de goudron sont tombées, l’érosion mangé le dessous de la route. Parfois ils ont creusé un peu plus loin pour qu’on puisse passer à côté de la route. Les endroits à ne pas passer sont marqués de tonneaux et parfois de cailloux avec un bâton planté. C’est clair qu’en Suisse, une route pareille serait fermée à la circulation. Mais ici, ils n’ont pas le choix, il n’y a pas d’autre chemin à moins de traverser l’île et je suppose que c’est pareil de l’autre côté. Quant aux réparations, tout prend du temps et ils ont d’autres priorités.

Peu avant Roseau nous allons à l’intérieur de l’île. A plein d’endroits, il y a beaucoup de personnes qui coupent l’herbe en bordure de la route et l’odeur est surprenante, ça sent la citronnelle ! Les herbes qui poussent le long de la route c’est de la citronnelle, pas aussi grosse que je la connais de l’Asie, mais c’est la même plante. Il va de soi qu’on s’est arrêté et qu’on en a pris. Si j’avais su que Cyliane raffolait du thé de Citronnelle, j’en aurais pris plus !

Puis nous sommes arrivés à Emerald Pool. Un bassin au pied d’une petite chute en pleine forêt vierge. Mais comme partout sur l’île, Maria a tout dévasté et décapité les arbres, nous étions donc en pleine forêt tout en voyant le ciel et le soleil. Nous étions les seuls touristes, nous avions les bains pour nous tout seuls. Martin « vendait » les bains comme cure de jouvence, nous perdrions 10 ans en nous y baignant ! Les enfants étaient partis à l’avant et le temps qu’on y arrive, tous trois étaient déjà en maillot et motivés à se baigner. Nous n’avons pas eu d’autre choix que de les suivre. L’eau était fraîche, dans les 20°. On s’est laissé masser le dos en se mettant sous la chute, c’était sympa. En remontant au parking, nous avons croisé 2 autres touristes, des français. Le parking est grand, la maison d’accueil également, mais les touristes manquent à l’appel, c’est un coup dur pour les Dominicains.

La deuxième halte était vers l’aéroport pour nos bouteilles de gaz. En moins de 15 minutes, les 2 bouteilles étaient pleines, nous qui pensions que ça prendrait des heures, ce fut une chouette surprise.

Nous nous sommes arrêtés vers un petit restaurant fréquenté par les locaux pour manger. Tout comme à Sainte Lucie, la viande est accompagnée avec beaucoup de différents accompagnements. C’est très agréable et j’ai eu très plaisir à remanger de la dachine que j’adore. C’est une grosse patate pleine d’amidon, sa plante a des grosses feuilles en forme de cœur.

Le restaurant était au bord d’une plage qui débordait de bouteilles pet et autres ordures. C’est triste, il y aurait beaucoup de travail de sensibilisation à faire. Et ce n’est pas qu’en Dominique, à Antigua et sur les autres îles, c’est pareil.

Nous avons ensuite pris une autre route menant à l’intérieur des terres. Nous avons passé près des chutes de Trafalgar, que nous pouvions bien voir de la route, grâce ou à cause, du passage de Maria. Nous sommes ensuite allés un peu plus loin voir des bains bouillants. Une grosse flaque grise qui faisait des bulles, de là partait un petit ruisselet bouillant arrivant dans un bain qui avait été fait à l’époque. Juste à côté, un autre petit ruisselet, plutôt orange, qui lui était tout froid. Le mélange des deux eaux dans le bain faisait qu’on pouvait toucher l’eau, mais pas y plonger la main car c’était encore trop chaud. Le sol sur lequel nous étions était très chaud, on sentait la chaleur monter et quand j’ai mis la main, ça devait bien faire une 50aine de degrés. Impressionnant.

En contrebas, il y avait des gens dans un plus grand bain et sur l’autre versant, 3 autres bains. Nous avons décidé de s’y baigner. Les enfants ont choisi le bain le plus grand et nous avons passé tous les 7, un moment très agréable dans une eau bonne chaude.

Ensuite il a été temps de rebrousser chemin, la route était assez longue. Martin nous racontait plein de choses et souvent je conversais avec sa sœur qui était bien sympathique.

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