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Clarkes Court Bay

publié le 23 oct. 2018 à 16:57 par admin Olena   [ mis à jour : 23 oct. 2018 à 16:57 ]

Au grand désespoir des enfants, nous voulions déménager de deux baies à l’est. Mais nous avions la solution au problème que leur posait notre déplacement afin qu’ils ne loupent pas la fête d’anniversaire de leur copine à Prickly Bay !

Nous étions assez protégés par des récifs et il n’était pas facile de voir l’état de la mer à l’extérieur, si peu de temps après le passage de la tempête Kirk. Nous voyons sortir quelques bateaux, ça a l’air de ne pas trop bouger. On suit une conversation à la VHF d’un bateau qu’on connait qui demande comment ça bouge à l’extérieur. Tout a l’air ok, on y va. A peine dehors, voilà de belles vagues qui viennent nous fouetter. Les autres bateaux allaient à l’ouest, vent et vagues dans le dos, nous allions à l’est, vent et vague dans le nez, ça change tout ! Ce que nous n’aimons pas aller contre la nature, c’est pénible, pour nous et pour le bateau ! Les vagues n’étaient pas si grosses que ça mais tellement courtes ! Certaines nous sont arrivées dessus droites comme un mur ! A un moment, OLENA a tant secoué qu’un pot de confiture, que je venais de faire et que je n’avais pas encore rangé, est tombé au sol. Malgré qu’il n’avait qu’un petit trou, nous avons tout pu balancer à l’eau à cause des risques de briques de verres. Une autre confiture avait le verre fendu.
Heureusement, le voyage était de très courte durée, le temps total entre le lever et la pose de l’ancre a duré ¾ d’heure, nous avons été dans les vagues une 20aine de minutes en tout. Cyliane et Timeo avaient le nez collé aux fenêtres à l’avant et criaient comme s’ils étaient dans un manège ! Au moins, cette-fois personne n’a été malade, ils se sont amusés.

Nous sommes dans Clarkes Court Bay, dans le fond il y a deux marinas, dont l’une est surtout pour mettre le bateau à sec, mais nous nous sommes ancrés assez à l’entrée de la baie, aux abords de Calivigny Island. Ça doit être une île paradisiaque, car pour y passer une semaine, ça vous coutera dans le demi-million de US$. C’est une île privée, elle appartient au français Georges Cohen qui, avec sa femme, ont investi des sommes énormes pour en faire un paradis. Il y a plusieurs bâtiments, certains en bois du même style qu’à Bali. Il n’est pas possible de réserver une chambre, c’est l’île entière qu’on réserve ! Vu de la mer, ça a l’air superbe, de jour comme de nuit.

Derrière nous, Hog Island, une île qui est reliée à la terre par un pont, autour de laquelle, beaucoup de bateaux sont ancrés. Une baie plus à l’est, c’est le Phare Bleu, une marina & complexe hôtelier appartenant à un couple Suisse (Jana Canigna, ancienne présentatrice de 10vor10 à la TV suisse-alémanique et Dieter Burkhalter, un musicien). Nous nous y rendons en annexe pour visiter les KISU qui y sont au ponton.

Gabi & Markus de KISU nous font visiter le bateau-phare amarré au port. Il sert de restaurant, bar et sanitaires pour les usagers du port. Ce bateau est également un musée ! Västra Banken a été construit en 1900 en Suède, il a été utilisé de 1901-1970 comme phare en mer. Ensuite, il a été transformé en restaurant, le phare a été déplacé tout à l’arrière. La superstructure et le phare viendraient du bateau Trelleborgs Redd, car ceux du Västra Banken seraient dans un musée. Ce bateau-phare a servi de café pendant un certain nombre d’années avant d’être restauré en 2006 et amené à Grenade. Il paraît que les moteurs fonctionnent encore !

Il y avait très peu de clients, nous sommes hors saison et le port est à moitié vide. On se promène et visite le bateau-phare puis je vois au loin un front de pluie nous arriver dessus. A peine le temps de dire de rentrer à l’intérieur que voilà les coussins de chaises de la terrasse qui s’envolent et il pleut à verse ! Nous sommes au sec à l’intérieur à boire l’apéro.

Il pleut assez longtemps et très fort. Comme à chaque fois, on se réjouit de l’eau qu’on va récupérer, puis je me souviens avoir fermé la cuve pour le voyage et ne pas l’avoir rouverte. Stéphane a bien remis les entonnoirs sur les coins du toit mais n’a pas vu que le tuyau finissait sur les escaliers. On balance toute l’eau récupérée à tribord dans la mer ! Ça m’a mis dans tous mes états, j’étais vraiment très fâchée contre moi. C’est là que je me rends compte combien on change en vivant comme ça, combien des choses dont on avait rien à faire avant deviennent d’une grande importance.


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