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Camp de travail

publié le 8 sept. 2018 à 23:37 par admin Olena

Pendant que les enfants étaient en camp, nous en avons profité pour faire plein de travaux sur le bateau. Ce fut notre camp de travail ! Au début, nous pensions nécessiter d’une semaine pour plus ou moins faire le tour, mais après 3 semaines de camp d’enfants, nous n’avions toujours pas tout fini.

La première semaine, Stéphane s’est attaqué au service des moteurs. Entre les moteurs du bateau, des annexes et de la génératrice, il y en avait 5, un par jour. Souvent, nous étions si absorbés que nous en oubliions de manger.

De mon côté, c’est plutôt la couture qui a pris beaucoup de temps. Et je n’ai même pas eu le temps de m’attaquer au dinghy cover (genre de chaussette qui recouvre les boudins de l’annexe pour les protéger). J’ai fait entre autre des protections de winches, une protection pour le moteur hors-bord de l’annexe, une protection du grill (remplacement de celui perdu lors de la transat), la nappe en similicuir de la table extérieure… Toutes ces choses n’ont pas de patron, je passe donc un bon moment à mesurer l’objet, faire des croquis puis des patrons avant de pouvoir m’attaquer au tissu. Pour le patron de l’annexe, nous avons été nous réfugier sur une plage à l’ombre, un peu à l’abri du vent. Nous en avons eu pour plus de 4h de travail, et là, j’avais un tutoriel du comment fabriquer son patron ! Les poignées et autres choses sur le boudin bâbord n’est pas symétrique au boudin tribord, ce qui ne facilite pas le travail ! C’est toujours plus simple à la TV qu’en réalité.

Stéphane a profité du moment où nous avons échoué l’annexe sur la plage pour enlever le moteur hors-bord et de bien nettoyer la partie qui se trouve dans l’eau afin de la peindre. Les vols d’annexes ici et ailleurs sont courants. Comme l’annexe est très importante, car tout passe par l’annexe quand on vit au mouillage, on essaye d’éviter d’être les victimes. En peignant une partie de notre moteur, il devient plus difficile à la préparation pour la revente, de ce fait les voleurs risquent de préférer aller se servir ailleurs. Nous savons que malgré ceci, nous ne sommes pas 100% à l’abri du vol.

Une fois tout préparé, Stéphane prend le spray et voilà qu’il manque le petit capuchon sur lequel il faut presser pour faire sortir la peinture ! Je me revois au magasin avoir remarqué ce détail. Puis comme nous avons fait plein d’autres choses entre-deux, ça m’était complètement sorti de la tête. Nous voilà donc échoués sur une plage, l’annexe pleine de papier collant et bâche plastique et le moteur bien posé sur des rochers. Nous avons appelé 2 bateaux par VHF, mais tous deux n’étaient pas atteignables. Nous avons continué notre patron puis avons vu passer nos amis à qui nous faisions de gros signes, comme le feraient des gens échoués après un naufrage.
Nous étions « sauvés », Patrice de GRAN LARGO avait la pièce qu’il nous manquait et nous avons pu finir nos travaux.
Le tout nous a pris tout le temps entre le dépôt et la recherche des enfants !

Parfois Stéphane partait en bus à la recherche de pièces détachées. Les magasins d’accastillage étant un peu dispersés dans tout le sud de l’île, et pas toujours directement atteignable par bus, il revenait souvent en fin d’après-midi et parfois bredouille ! C’est assez rageant quand il sait exactement où il trouverait ce qu’il a besoin en Suisse et est certain que là-bas c’est en stock, alors qu’ici souvent ça n’existe pas ou ce n’est pas en stock.

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