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BVI - Panama, jour 1

publié le 1 févr. 2019 à 21:07 par admin Olena

Nous traversons la mer des Caraïbes, en distance, c’est la moitié de la transat au départ du Cap Vert. 1055 miles nautiques en ligne droite nous attendent.

Jour 1, mercredi
Après avoir préparé le bateau, rangé les choses pour une longue navigation, nous partons peu après midi. Le vent souffle pas mal et nous sommes surpris des vagues un peu plus grosses que d’habitude dans le canal de Sir Francis Drake. Je sors la grand-voile et c’est un peu la cata. Comme le sac ne se referme pas sur notre nouvelle voile, Stéphane a mis un cordage autour au bout de la bôme pour maintenir la voile fermée. Il me l’avait eu dit, mais je n’y ai plus pensé. Ce n’est pas allé long que je sens une résistance et c’est le rodéo pour aller l’enlever, car le nœud était du côté où je n’avais presque pas de toit pour m’en approcher. Il faut savoir que pour monter ou descendre une grand-voile, on doit naviguer contre le vent, donc contre les vagues et ce n’est pas très agréable.
Ensuite, impossible de tendre le bout du 3ème ris qui se balançait à l’arrière, il était bloqué. Je retourne au bout de la bôme et me rend compte de 2 problèmes, le bout (tout neuf) a tant de torsions qu’il fait comme un nœud vers la poulie, et un bout pour maintenir le lazy bag s’est déplacé et dérange sur les poulies de ris. Je m’occupe du ris, Stéphane s’occupera du bout du lazy bag plus tard.

Une fois à distance des îles, la direction du vent ne nous favorisait pas pour le cours choisi. Nous affalons notre grand-voile et sortons une 2ème voile avant pour faire papillon avec vent arrière, nous voilà en ligne directe pour Panama.

La nuit tombe peu après 18h00, les enfants se mettent devant un film. Puis Stéphane remarque un carré bizarre sur sa carte avec des mentions militaires. Elle se trouve également sur la mienne et en faisant notre route, nous ne l’avions pas remarqué. C’est au sud-est de Puerto Rico. Nous y lisons que les eaux territoriales de 12 miles nautiques seraient à respecter. Nous savions que les américains étaient à cheval sur les distances des eaux territoriales à ne pas dépasser, ce qui était impossible à respecter dans les îles vierges. Des amis ont dû faire un visa USA pour se rendre à Puerto Rico, mieux vaut se méfier, on enroule l’une des voiles et change de cap de suite !

Puis nous commençons nos quarts de nuits, je prends le premier quart. Nous essayons de nous relayer toutes les 3 heures.
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