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Le chantier

publié le 3 janv. 2018 à 17:31 par Sailing Olena   [ mis à jour : 30 sept. 2018 à 12:31 ]

Notre bateau est toujours et encore en chantier dès qu’on arrive dans un port. Stéphane est toujours en train de réparer des choses ou de rattraper des erreurs faites par le chantier naval. Lors de la pose de la pompe du dessal, Stéphane a remarqué que la cale était mouillée. Il n’a pas fallu longtemps pour voir que c’était notre chauffe-eau qui coulait, et que c’était irréparable. La valve de surpression du chauffe-eau était bloquée, et la pression l’a fissuré. Il a donc acheté un nouveau le jour-même de notre départ de Las Palmas, la question était de savoir si on en achetait 1 ou 2. Car dans un catamaran, beaucoup de choses sont à double, dont les chauffe-eaux, mais chacun chauffe son côté, le tribord est important pour les douches (intérieure et extérieure) et le bâbord pour la cuisine. Aucun moyen d’en court-circuiter un.

En cherchant dans les modes d’emplois des chauffe-eau d’origine, nous avons appris qu’il fallait actionner la valve de surpression une fois par année. Stéphane l’a fait de suite à l’autre chauffe-eau pour ne pas qu’il se casse lui aussi. Mais après cette manœuvre, nous avions 2 chauffe-eau qui coulaient ! Heureusement, la réparation fut rapide, il n’a fallu qu’un détartrage de la valve de surpression. Le remplacement du chauffe-eau défectueux a mis un peu plus de temps. Je suis partie avec les enfants faire des achats afin que Stéphane puisse travailler tranquillement.

Au téléphone, Stéphane m’annonce que le chauffe-eau cassé est plus gros que la porte de la chambre à coucher (il se trouvait sous notre lit). Faut-il le transformer en pouf de lit avec un espace de rangement à l’intérieur? On n’a pas vraiment beaucoup de place, mais s’il le faut, autant en faire quelque chose d’utile. A notre retour, la porte de la chambre était enlevée et le chauffe-eau prêt à être amené à la déchèterie. Ouf !

Puis le voilà qui s’attaque à nouveau aux branchements électriques des moteurs. C’est rageant que nos vendeurs ont remplacé les moteurs d’origine par des neufs. D’origine, tout devait bien fonctionner. Mais avec leurs nouveaux branchements électriques, l’alternateur ne charge pas les batteries de service lorsqu’on navigue au moteur. Quand nous utilisons le guindeau (treuil pour l’ancre) ou l’enrouleur du génois électrique, l’intensité des lumières baisse, et le guindeau peine ! Nous ne pouvons pas non plus mettre les batteries de service en parallèle avec les batteries moteurs, car elles n’ont pas le même voltage.
Bref, Stéphane passe des heures à faire des schémas, qu’il contrôle avec mon père. Il coupe de nouveaux câbles et fait des kilomètres sur plusieurs heures à chercher quelqu’un qui aurait une pince à câbles pour y mettre des embouts, pour finir par revenir bredouille. C’est vraiment frustrant !
Le 2 janvier, il repart en vadrouille, cherchant d’autres électriciens, qui ne peuvent pas l’aider non plus. Puis il traverse sur la place où nous avons passé nouvel-an et demande à tout hasard aux gens qui démontaient la scène. Quelle chance, ils en avaient une dans leur camionnette ! Merci à eux pour leur aide précieuse.
Par contre, les différentes idées de branchements sont, pour l’instant, sans succès. Mon papa nous assiste depuis la Suisse et attend des réponses de spécialistes.

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