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Laure

Retour à Colón

publié le 23 févr. 2019 à 19:51 par Sailing Olena

Nous étions debout à l’aube, prêts, nous attendions qu’il fasse un peu plus jour pour lever l’ancre. SERENITY qui était entré par là où nous sortions, sont partis devant en suivant leur tracé de la veille, nous les suivions. Le jour se levait petit à petit, mais il faisait bien trop nuit pour voir les récifs, autour desquels nous serpentions. Un vrai petit labyrinthe !

Comme à l’aller, il y avait pas mal de trafic, dans les deux sens.

Nous nous sommes arrêtés à Puerto Linton pour faire le plein de Diesel et d’essence. Les prix y étaient assez bas et nous en avons informés SERENITY un peu à l’arrière que les prix étaient plus bas qu’à Shelter Bay.

Nous avons fait une 2ème halte à Portobelo pour faire un petit coucou à nos amis Sandra & Andreas de PICO. Il était prévu qu’ils traversent le canal avec nous, ça faisait des mois qu’on avait prévu de le passer à 3 bateaux. Lors de leur traversée pour venir à Panama, ils ont démâté ! La mer était belle, de la houle longue et régulière de 2-3m, un petit vent, un temps idéal pour faire de la voile. Leur repas à peine fini qu’ils entendent un grand boum. Le mât était tombé. C’est assez bizarre, car ils avaient changé tous les haubans avant la transat et venaient de les faire contrôler à Bonaire ! Andreas s’est dépêché de tout couper et a eu la surprise de voir que tous les haubans étaient tendus et en ordre ! C’est le mât qui a dû casser, mais comme il était déjà bien dans l’eau et frappait la coque, il n’a pas pu voir la nature du problème, il fallait s’en séparer au plus vite avant qu’il ne troue la coque. Adieu les voiles (dont un foc neuf !), les instruments électroniques, l’antenne de la radio basse fréquence… Bonjour la belle facture pour tout remplacer ! Nous leur croisons très fort les pouces pour que les assurances prennent les frais en charge et qu’ils reçoivent leur mât au plus vite, car nous voulons plonger ensemble dans le Pacifique !

C’est de nuit que SERENITY et nous entrions dans la baie de Colón. Nous avions nos traces et sommes entrés sur les routes des grands cargos que nous avons pu suivre. Les femmes postées à l’avant contrôlaient pour ne pas foncer dans une des bouées non illuminées. Les enfants toujours partant pour naviguer de nuit ont été enchantés de passer du temps devant un film.
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Les San Blas suite

publié le 23 févr. 2019 à 19:47 par Sailing Olena

Halte à Coco Bandero

Nous levons l’ancre pour le mouillage à l’est de Coco Bandero. Ce serait le plus beau mouillage des îles ! Difficile à s’imaginer alors que partout où nous ancrons nous avons l’impression d’être au paradis !

Alors qu’on était affairés à entrer une voile, Timeo nous informe que l’annexe est en train de tomber ! Bravo, c’est bien d’avoir des enfants attentifs ! Le problème est vu en un coup d’œil, une attache du bout Dyneema (corde plus résistante qu’un câble en acier de la même taille), que je n’avais pas encore cousu, s’est sorti ! Nous tournons le bateau pour le stabiliser, la voile avant en contre-sens. Timeo à la barre maintenait le bateau comme un chef, Elina contrôlait les cartes et Cyliane passait de l’un à l’autre, presque en panique. Il n’y avait aucun danger, le vent et les vagues nous poussaient loin des récifs !

On a descendu l’annexe comme on a pu, il était tant penché sur le côté qu’on a cru perdre quelques chaussures, que nous laissons à l’intérieur. Ensuite Stéphane est monté à bord pour enlever les attaches qui maintiennent l’annexe perpendiculairement au bateau. Je tenais l’amarre à l’avant de l’annexe. On a ajouté encore 2 amarres, une de chaque côté de l’annexe pour bien le tirer au milieu et ne pas trop être ennuyé lors de manœuvres. SERENITY voyant notre manœuvre s’est mis à tourner autour de nous jusqu’à ce qu’on ait terminé.

Nous sommes allés au mouillage ouest de Coco Bandero pour régler ce petit problème, SERENITY sont partis au mouillage est, comme prévu.

Nous étions seuls au mouillage, qui n’était pas bien grand et bougeait pas mal. J’ai mis bien 1 heure à coudre toutes mes boucles. Après l’échange de notre annexe, nous ne l’avions pas fait de suite pour pouvoir les régler, ensuite j’ai complètement oublié ! Cette leçon fut bonne et est arrivée au bon moment. Nous étions loin des récifs, aucun danger, rien. Et comme nous sommes en train de voir pour changer 2 filières qui sont en train de lâcher par du Dyneema, c’est bien de voir les problèmes qu’il peut y avoir !

Des Gunas sont venus nous vendre 3 jolis poissons pour 10US$ !
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Green Island

Au moment de repartir, SERENITY nous informent être à Green Island, car le mouillage prévu était bondé et là où ils avaient pu mouiller, peu abrité et ça secouait pas mal.

Green Island est une petite île inhabitée, j’en ai fait le tour à pied en un peu plus de 10 minutes. C’est magnifique. Cet archipel m’a beaucoup rappelé les Maldives, sauf que j’ai trouvé San Blas plus beau, car plus naturel. Il n’y a pas d’hôtels qui dépaysent. Les îles sont très proches les unes des autres.

Pour moi les San Blas ce sont les Maldives de l’Atlantique !
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The pool, Kalugirdup, Hollande Cays

Nous sommes partis le lendemain matin pour visiter une toute petite île nommée Waisaladup, mais il y avait tant de gens dessus, qu’on a fait demi-tour pour se rendre au prochain mouillage.

C’est un très joli endroit, où l’eau entre 2 îles est d’un bleu piscine. Pour arriver au mouillage, il y a 2 entrées entre les récifs, d’environ 50m de large chacune. Heureusement nous avions les cartes du guide nautique Bauhaus sur le programme de navigation OpenCPN, qui sont fiables et très précises. Les autres cartes maritimes que nous avons (Navionics, CM93, C-Map) ne sont pas si précises et il manque quelques récifs !

Nous y sommes restés quelques heures, sans se baigner. Nous étions en face de Mangroves, habitat des crocodiles ! Malheureusement, nous n’en avons pas vu.
Stéphane a profité d’être un peu protégé du vent pour monter au mât, pour voir nos poulies. Depuis notre départ de Colón, je peine à tendre notre grand-voile, les poulies coincent. Après les avoir démontées, graissées et collées (la bague intérieure tournait sur la poulie), il est remonté sur son perchoir pour y remonter les poulies.

Nous étions mouillés à côté d’un Suisse, qui était bien sympa.

 

Lemon Cays

Nous avons décidé de passer notre dernière nuit dans l’archipel au plus près pour repartir à Colón, et ainsi d’être à nouveau dans la partie plus touristique.

En faisant le tour d’une île, nous y avons vu un bateau Suisse déjà croisé en Martinique et à Grenade. On trouve des suisses partout ! Nous avons juste eu le temps de faire coucou et d’échanger 2-3 mots, car le mouillage étant plein, nous sommes allés un peu plus loin.

Nous n’avions pas encore mouillé que 2 bateaux Gunas nous tournaient autour. 2 jeunes pêcheurs, pas aussi sympathique que sur les îles moins touristiques, vendaient du poulpe. Nous n’en avons pas acheté, je ne sais pas le préparer. Dans l’autre barque, 2 dames et des enfants vendant des molas. J’ai reconnu notre vendeuse du 1er jour et lui ai fait remarquer que nous lui avions déjà acheté des molas et bracelets. Une des petites filles dans la barque portait un des t-shirts de Cyliane que je lui avais donné.
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En visite chez les Gunas

publié le 23 févr. 2019 à 19:42 par Sailing Olena

Le lendemain, nous reportions notre départ de quelques heures pour partir visiter ce monsieur. Nous avons été bien accueillis. Nos cadeaux, t-shirs, casquettes, savons et lait & habits de SERENITY ont été appréciés. Sa femme nous a bien sur montré ses molas pour essayer de les vendre. 2 filles sont arrivées, Susanne, 12 ans et Nevis, 9 ans. La grand-mère a sorti des blouses faites en partie avec des molas et a habillé la petite Susanne et Elina en Guna. Les filles ont beaucoup ri, et j’ai pu faire des photos. Les Gunas n’aiment pas trop être photographiés, j’ai fait comme j’ai pu, parfois ils acceptaient, parfois je ne les prenais qu’en coin.

Ils nous ont fait visiter leur cuisine, où ils étaient en train de fumer du poisson et cuire le repas. La « cuisine » est un coin devant une hutte, abrité du vent par 2 parois, ou plutôt paravent, faits en feuilles de palmier, en prenant la partie dure au milieu.
L’intérieur de la hutte est rempli de hamacs, c’est les lits des Gunas. Au bord, il y a des cordages où pendent quelques habits, c’est leur armoire, au bord le long des parois, quelques planches font office de régal.
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Puis la grand-mère nous amène dans l’autre hutte, à peine un peu plus grande mais très similaire à l’autre, celle où dort sa famille. Elle installe Timeo dans le hamac de Susanne, s’assois sur un autre et se met à se balancer. Elle nous raconte son peuple. Puis elle se met à chanter en Guna, prend Timeo et l’installe à côté d’elle, et nous montre comment ils font pour endormir les enfants.

Elle nous explique que bientôt ils auront une fête où ils organisent la chicha, une boisson très alcoolisée. La sœur de Nevis, 15 ans, va se marier le 26 février ! Nous sommes invités ! Nous avons dû expliquer avec toutes nos excuses que nous ne pourrons pas y participer, car nous passons le canal le 16.

Pour information, les Gunas, un peuple amérindien vivant encore dans les traditions ancestrales, se marient dès l’âge de 13 ans. La femme choisi son mari et est le chef de la famille. Par contre, les chefs de villages sont des hommes.
La grand-mère prend un bol, explique qu’on y met la chicha et se met à danser et à chanter, comme quelqu’un de soul, se renversant le bol sur la tête. Dans la hutte, c’est les éclats de rire ! Comme j’aurais voulu filmer ces moments ! Mais par respect pour leur culture, je n’ai pas osé demander et ça aurait enlevé la spontanéité.

Les Gunas se nourrissent en grande abondance de poissons et noix de coco. Il ne faut pas cueillir ou ramasser les noix, chaque cocotier appartient à quelqu’un et le chef du village peut se fâcher contre les plaisanciers quand il manque quelques noix ! Ainsi je fus surprise de voir la grand-mère préparer 3 noix de cocos pour mes enfants, elle leur a fait un trou afin qu’ils puissent boire, puis on les a ouvertes pour en manger le fruit.

Nous demandons l’autorisation de faire un petit tour de l’île. Susanne et Nevis nous accompagnent, ainsi que certains chiens. L’île n’est pas grande, mais nous y découvrons d’autres huttes, d’où sort une autre Guna discuter. Je ne sais pas si elle a apprécié notre visite sur son île, mais voyant que nous étions accompagnés par des Gunas, elle a été gentille.
Susanne et Nevis nous ont montré le trou à eau douce, c’est là qu’ils se lavent. Mais ce n’est pas de l’eau potable ! Non loin de là, l’avant d’une de leur barque cassée (un tronc d’arbre creusé) est surélevé sur des piquets. Du linge y est posé. C’est leur coin à lessive.
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En passant devant des cocotiers avec quelques feuilles encore vertes au sol, on s’est mis à tresser. La petite Susanne nous a montré comment ils tressent leurs choses, j’ai essayé de leur montrer, avec peine, comment faire des paniers, et notre amie Susanne leur a appris à tresser des fleurs ! Nous avons partagé de merveilleux moments.

Puis la petite Susanne me demande si elle peut venir à bord de notre bateau. De retour vers les grands-parents, je demande l’autorisation. C’est ainsi que nous repartons avec Susanne et Nevis, ainsi qu’un jerrican d’eau vide à remplir et 3 portables à charger ! Eh oui, ils vivent dans leur culture ancestrale, mais les enfants vont à l’école dans un village sur le continent ! Ils ont école de mars à décembre avec des vacances en juin et août, où ils peuvent retourner dans leurs familles sur les îles.

Les filles se sont baignées, nous leur avions prêté des maillots et des manchons pour Nevis, qui ne nageait pas très bien. D’ailleurs j’étais avec elle dans l’eau jusqu’à ce qu’elle prenne confiance. Elles respiraient le bonheur, c’était leur première fois en visite sur un bateau de plaisanciers. Ensuite elles ont joué aux Légos, Olena respirait le bonheur de ces filles.

Je n’ai pas osé sortir des petits gâteaux, car je sais qu’un plaisancier avait attisé la colère du chef du village en faisant un gros BBQ avec un gros poisson qu’il avait pêché et invité toute l’île. Les Gunas étaient très contents, mais le chef ayant appris qu’il avait été cuisiné avec des épices, ça n’allait pas du tout ! Ce n’est pas la façon des Gunas de cuisiner. J’ai donc pensé que les petits gâteaux seraient peut-être trop sucrés. Mais c’est dur, on a tant envie de leur donner. Elles sont reparties avec 25 litres d’eau potable, 3 portables chargés, des porte-monnaie d’Elina, un panier tressé et du fil à coudre !

Je nous estime très privilégiés d’avoir été invités chez eux. Je ne pense pas que ce soit le cas de beaucoup de plaisanciers. Certes, nous ne sommes pas les seuls non plus ! Le fait de parler leur langue, l’espagnol, et de s’intéresser à leur culture ouvre de fabuleuses portes ! Pour moi, ce jour-là fut l’un des points fort de notre voyage. Cyliane m’a dit qu’elle pouvait cocher l’un de ses vœux, elle a vu une hutte faite avec branches & feuilles!
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Les San Blas

publié le 23 févr. 2019 à 19:34 par Sailing Olena   [ mis à jour : 23 févr. 2019 à 19:43 ]

Le lendemain du payement, nous levions l’ancre dès l’aurore, pour rejoindre l’archipel des San Blas. C’est plein de petites îles et îlots, pas très loin des côtes panaméennes, entourés de récifs. Les îles appartiennent et sont habités par des Gunas, un peuple amérindien. Ils sont petits, après les Pygmées, c’est le 2ème plus petit peuple au monde.
L’archipel fait partie du pays de Panama, mais les Gunas ont pas mal d’indépendance et continuent à se battre pour la garder.

Comme nous l’avions lu sur le blog de VAGABOND, les San Blas se méritent ! Pour s’y rendre depuis Colón, on navigue les 25 premiers miles (environ 5 heures) contre le vent, le courant et les vagues. Ce n’est pas une partie de plaisir ! Ensuite on peut changer de cours et ça va mieux.

Le chemin est très fréquenté, nous croisons, suivons et sommes suivis par de nombreux autres voiliers. On croise des navires qu’on a déjà croisés dans les Antilles, on reconnait les noms sur l’AIS, sans forcément connaître les propriétaires. Nous avons eu le plaisir d'avoir la visite de quelques dauphins.

C’est au coucher de soleil que nous posions l’ancre vers Chichime, l’une des premières îles de l’archipel.

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Chichime

Ce serait l’île la plus touristique et aussi la plus sale. Avant même avoir pu nous rendre à terre, voilà qu’un bateau Guna vient nous accoster. Un homme, 2 femmes, 2 garçons et un bambin. Les femmes vendent leur bracelets et molas, des tissus cousus à la main, avec de superbes motifs.

Nous n’achetons jamais de souvenirs, nous n’avons ni la place, ni l’envie d’alourdir notre bateau avec des ramasse-poussières. De plus, ça nous diminuerait nos économies. Mais là, c’était différent, j’avais vraiment envie d’acheter quelque chose, j’avais envie d’un petit souvenir des Gunas. J’ai trouvé 3 petits molas ronds que je pourrais accrocher à un mur.

Puis elle me demande du lait, malheureusement on n’en avait plus beaucoup et je n’avais pas pu en acheter à Colón à cause du poids à porter. Puis elle me demande des habits en montrant mes enfants. Ça tombait bien, j’avais un tas d’habits trop petits de Cyliane et Timeo. Elle les a pris avec grand plaisir.

Elina a troqué un de ses porte-monnaie contre un bracelet, Cyliane a acheté un bracelet avec son argent. Les bracelets sont faits d’un long fil (1m ou plus) avec des perles, qu’ils enroulent autour du poignet en l’attachant ensemble. C’est très joli.
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Nous faisons ensuite un tour de l’île, on y trouve des cases avec des lits, nous supposons qu’il s’agit de dortoirs pour touristes. L’île, très petite, est truffée de touristes et on y trouve même un bar et une case tapissée de magnifiques molas à vendre. Du côté du vent, le plastique flottant s’entasse sur les plages. De l’autre côté, on trouve des détritus plastiques et autres abandonnés sur place.
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Hollande Cays, Banedup

Nous levons l’ancre et naviguons 3 heures avant d’arriver vers Banedup, où se trouvent déjà pas mal de bateaux. On y retrouve les autrichiens APATIKI & SNOWFLAKE qu’on avait déjà vus à Grenade. Timeo est allé rejoindre APATIKI avec la paddle board pour jouer avec les garçons et l’une des filles de SNOWFLAKE qui s’y trouvait également.

Alors que Stéphane était chez SERENITY, voilà un Guna qui arrive en canoë. Tout d’abord je ne comprends pas sa question, ne me souvenant plus si le mot voulait dire arriver ou partir. Mais on s’est très vite compris et le monsieur est venu à bord remplir la quittance. Il encaissait les droits de visite des îles (10 US$ valable un mois !). Nous sommes partis dans une bonne discussion. Nous avons beaucoup parlé de son peuple, que j’admire beaucoup. C’est à ma connaissance, un des seuls peuples amérindiens qui a survécu aux conquistadors. Puis il me dit qu’il me faut venir le visiter sur son île, il y vit avec ses petits-enfants de l’âge des miens. Il me parle de leur cuisine avant de partir encaisser chez SERENITY. Là-bas il était tout fier de dire à Stéphane, que je connaissais beaucoup sur le peuple Guna.
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Le passage du canal se précise

publié le 23 févr. 2019 à 19:27 par Sailing Olena

Le soir du payement, dès 18h00 nous pouvions appeler les autorités du canal pour convenir d’une date de passage. SERENITY et nous passerons ensemble le 16 février, le jour des 60 ans de Jost, le skipper de SERENITY !

Nous déposions une affiche à la marina avec nos coordonnées Whatsapp et téléphoniques comme quoi nous cherchons 6 linehandlers pour cette date.

Quant aux amarres et pare-battages, je pensais m’en occuper le lendemain. C’était sans compter que nous aurions très peu d’internet et aucun réseau téléphonique pendant les jours qui suivaient. Ce qui m’a un peu stressé.

Finalement, j’ai réussi à organiser la location des amarres et pare-battages pour les 2 bateaux et ajouter 2 messages sur Facebook, pour trouver des équipiers. Grâce à Facebook, nous pensons avoir trouvé tous nos équipiers.

Sauts à Colón

publié le 23 févr. 2019 à 19:26 par Sailing Olena

A peine les inspecteurs partis, nous constations qu’il nous reste 30 minutes pour prendre le bus pour rejoindre Colón. Parties pour une ballade, nous n’avions rien pris pour aller aux achats. Les hommes partent en trombe chercher ce qu’il nous faut alors que nous faisons le guet vers le bus pour ne pas le rater.

Les hommes arrivent quelques minutes avant le départ, Susanne va les rejoindre alors que le chauffeur arrive. Je lui demande s’il peut attendre un instant ma copine qui vient « non ! », je lui demande 2 minutes « non ! », puis la voilà qui arrive, ouf !

On saute dans le bus et départ pour Colón. On traverse la forêt vierge, traversons l’ancien village de l’armée américaine en ruine. Après avoir passé l’embranchement du nouveau pont en fin de construction, qui serait le plus long pont suspendu au monde, on tourne direction rivage pour arriver sur un ferry. On arrive juste avant le départ et on peut sortir du bus pour admirer le pont de l’Atlantique.
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Nous arrivons au supermarché à 13h50, le bus repart à 15h00 pile ! Ca nous laisse peu de temps, surtout que nous ne connaissons ni le supermarché, ni les produits ! Comme ça faisait bien 2 semaines qu’on avait plus fait d’achats, nous avions besoins de vivres !

Mais en première priorité, il nous fallait tirer beaucoup d’argent pour payer le passage du canal ! 1875 US$ (984.- pour le passage + 891.- de dépôt) à payer cash dans une banque, qui n’accepte ni carte de crédit, ni virement. Bizarre quand même.
Ayant été averti que les distributeurs panaméens avaient une limite de 500US$ par jour, j’ai également pris la carte de crédit de Stéphane.

A la caisse du supermarché, un petit vieux vient m’aider à emballer mes achats et me propose ses services pour quelques dollars, pour m’aider à porter le tout jusqu’au bus. Ça tombait bien, je me demandais comment j’allais pouvoir faire. On va vite aider Susanne à emballer et c’est à nouveau au dernier moment que nous sautons dans le bus pour rentrer à la marina. Cette-fois, nous avons passé sur la route qui passe sur les écluses.

Le lendemain matin tôt, c’est les hommes qui ont pris le bus pour se rendre à la banque. Après les formalités, ils ont eu un peu de temps pour visiter la ville franche de Colón, où se trouvent 1000 magasins duty free. C’est le 2ème plus grand centre d’achats duty free au monde après Singapour. Ils sont rentrés avec le bus de l’après-midi. Nous les attendions à la marina alors que nous avions fini d’y faire nos lessives ainsi qu’un petit tour aux bunkers, où cette-fois, nous y avons vu plein de singes.

Là aussi, le chauffeur antipathique n’a pas fait de cadeau à notre connaissance Christine. Elle et son mari ont déposés les achats dans le bus, puis elle est partie remettre le chariot en place. Le mari en informe le chauffeur et sort faire de grands signes à sa femme. Stéphane et Jost en pleine conversation n’ont pas réalisé que le bus était parti sans eux. Un peu plus tard à un feu rouge, voilà la porte qui s’ouvre et une Christine furieuse entre dans le bus. Ils ont dû courir derrière le bus en taxi ! Le chauffeur du bus lui a juste demandé si c’est eux qui étaient en retard ou s’il était parti trop tôt. Il était 15h01 !!! Pas sympa le chauffeur de bus de la marina !

Les préparatifs pour le passage du canal

publié le 23 févr. 2019 à 19:22 par Sailing Olena   [ mis à jour : 23 févr. 2019 à 20:08 ]

C’est d’un commun accord avec SERENITY que nous avons décidé de faire les démarches sans passer par un agent (monmode d’emploi). Nous sommes munis des informations de notre ami Gérald de GABIN et du petit voilier suisse VAGABOND, alors que SERENITY a des informations similaires d’autres plaisanciers. Ca nous parait pas si difficile à faire et ça nous économise 350US$ voire plus.

Le soir de l’arrivée de SERENITY, nous avions envoyé le mail de demande de mesure (chaque  bateau doit être mesuré) avec demande de rendez-vous le lundi 4 février. Nous sommes censés recevoir un mail de confirmation le lendemain, l’ayant envoyé le jeudi soir, on ne s’est pas inquiétés avant lundi, vu qu’aucun de nous n’avons reçu le mail.

Lundi matin, alors que Susanne, les enfants et moi étions en balade à travers la forêt vierge, Jost a appelé le bureau pour avoir un rendez-vous pour les mesures. Ils n’avaient pas reçu mon mail ! Apparemment j’ai ajouté une virgule dans l’adresse mail et on ne s’en est pas rendu compte. Ce ne fut pas un problème, Jost avait mes données et ils allaient venir pour les deux bateaux à l’instant ! Ils étaient déjà chez SERENITY alors que Stéphane revenait de la marina après nous avoir déposés et organisé quelques bricoles. Il s’est chargé de transmettre le document manquant et les deux bateaux furent mesurés. La paperasse et les infos seront faites au resto de la marina.

Alors que nous appelions nos maris pour avoir un taxi retour aux bateaux, les voilà qui arrivent à toute vitesse. Les inspecteurs du canal nous attendent au resto !

Nous avons eu, chaque bateau, notre propre inspecteur, les uns après les autres. C’était intéressant, car chaque inspecteur insistait sur d’autres faits. Les passages les plus importants sont de niveau sécurité, ils contrôlent si nous avons le matériel nécessaire à bord. Puis ils nous conseillent de couvrir nos panneaux solaires, car des pommes de touline (balle faite avec le bout d’une corde) sont lancées aux bateaux et ça pourrait faire des dommages. Ils nous informent ensuite qu’il nous faut des bouts (cordes) d’une certaine longueur et dimension, plein de pare-battages et qu’en plus du capitaine, qui sera assisté par un pilote du canal et ne pourra pas quitter la barre, il faut 4 linehandlers, une personne à chaque amarre.

Ensuite viennent les informations d’organisation. Nous devons nourrir les équipiers et le pilote, menu chaud et non végétarien de préférence. Pour la boisson, il faut prévoir de l’eau en bouteille scellée, car le pilote ne boit pas d’eau du dessal ou des cuves. Il faut organiser un toit étanche et contre le soleil sur la barre pour le pilote (heureusement, c’est le cas chez nous). Nous devons également avoir des toilettes fonctionnelles avec cuves de récupération. Normalement nous passerons la nuit au lac Gatùn et passerons ainsi le canal sur 2 jours. Dans le lac, à part le pilote, personne ne quitte le bateau et aucune ballade en annexe n’est autorisée. Il y a des crocodiles !
Certains points nous ont fait sourire, beaucoup nous étaient déjà connus.
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Shelter Bay Marina

publié le 23 févr. 2019 à 19:18 par Sailing Olena

Lors de l’arrivée en annexe à la marina, un marinero a expliqué à Stéphane où parquer l’annexe, car ils n’ont pas de ponton à dinghy. Nous parquions à cet endroit à chacune de nos visites.

Au 3ème jour, un autre marinero vient voir Stéphane qui parquait, avec son chef à la VHF. Il lui demande de quel bateau il est, avant de lui expliquer que c’est un port privé et qu’on n’y a pas notre place. Ca fait froid dans le dos, car il n’y a pas d’autre endroit où se mettre pour l’attente du passage du canal. Si on ne peut plus aller à terre, comment s’approvisionner, car depuis les îles vierges, nous n’avions plus remis les pieds dans un magasin. Et lors du passage du canal, qui se fait généralement sur 2 jours, nous devons nourrir et loger nos 3 linehandlers, ainsi que nourrir le pilote du canal ! Et ce n’est pas lors de notre escapade aux îles San Blas qu’on pourra s’approvisionner.

On comprend, nous ne sommes pas clients. Mais c’est bien le premier port où ça nous arrive. D’habitude ils ont des pontons à annexes et profitent de nos consommations au restaurant, à la laverie et à leurs magasins.
Des plaisanciers sympas nous disent de s’amarrer à leurs bateaux, ce que nous faisons. Mais j’avoue ne pas être très à l’aise.

Ayant à nouveau des problèmes avec le frigo, Stéphane a demandé au petit magasin, car le mari serait spécialiste. En prenant rendez-vous, elle demande notre emplacement. A notre réponse, elle dit qu’il répare uniquement les bateaux à la marina. Stéphane lui dit pouvoir faire le taxi, non, uniquement la marina. C’est bizarre cette réaction, mais nous ne sommes pas prêts à débourser autant d’argent, on s’arrangera autrement.

Entre-temps, nos amis Susanne & Jost de SERENITY sont arrivés et sont avec nous au mouillage. C’est en leur compagnie que nous retournons à la marina nous joindre au BBQ des plaisanciers. Nous faisons connaissances d’autres personnes, qui nous disent de s’inscrire sur le nom de leur bateau afin de profiter du bus de la marina pour aller à Colón.
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Le lundi matin, nous prenions part à la ballade nature et découverte de la faune à travers la forêt vierge menée par une plaisancière. Nous avons vu un grand nombre de singes, à nouveau un beau papillon bleu, mais il passait si vite qu’il m’a été impossible de le photographier. Nous avons vu 2 sortes de vautours, en grand nombre, plein d’oiseaux, de papillons et même un crocodile ! Heureusement, nous étions sur un pont et pouvions l’admirer sans être en danger.
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Fort San Lorenzo

publié le 23 févr. 2019 à 19:14 par Sailing Olena

Entre-temps, nous nous sommes renseignés sur l’histoire du fort, nous partions donc sur les traces d’un des pirates, ou plutôt corsaire, les plus redoutés, Sir Francis Drake ! Il est l’un des premiers à avoir attaqué le fort, à l’époque en bois, et l’a brûlé à son départ. Moins de 100 ans plus tard, un autre pirate connu, Henry Morgan en a pris possession. Lui aussi y a mis la feu au moment de partir. Le fort actuel, en ruine, n’a jamais été attaqué.

Il se trouve à l’embouchure du fleuve Chagres, le fleuve qui à l’époque donnait accès au lac Gatún.

Keri, l’autre maman du bateau AGHAVNI, avait réservé un taxi. Le prix que le taximen voulait ne lui convenait pas, c’est à peine à 11km et c’était 2x plus cher que pour se rendre à Colón. Elle s’est rendue au bureau de la marina et a organisé un bus avec chauffeur de la marina ! Le tout, sans frais, il fallait simplement donner un petit pourboire au chauffeur.

Nous partons, les 7 enfants, les 2 mamans et un de leur linehandlers (personne qui tiendra une amarre lors de leur passage des écluses) à travers la forêt vierge. La route, goudronnée, a des trous partout, on roule lentement.

On voit un gros oiseau atterrir sur la route devant nous, puis repartir. Je demande au chauffeur s’il s’agit d’un rapace, il m’informe que c’est un vautour ! Intéressant je n’en avais jamais vu ! Puis on voit passer un des fameux papillons bleus, qu’on voit régulièrement en photo, un Morpho peleides. Superbe, mais il passe vite et nous roulons, aucune possibilité de faire une photo.

Les ruines du fort sont bien entretenues, l’endroit est magnifique avec des points de vues superbes. On y croise pas mal de touristes, mais le site est grand, ça ne dérange pas. On peut entrer à certains endroits et voir la vue à travers les fenêtres entourées de verdure. Nous avons tous apprécié cette ballade. Merci à Keri pour cette chouette idée.

https://sites.google.com/a/sy-olena.ch/sy-olena/blog/blog-laure/_draft_post/20190131_fort_San_Lorenzo_2.jpg

Shelter Bay

publié le 23 févr. 2019 à 19:11 par Sailing Olena   [ mis à jour : 23 févr. 2019 à 19:29 ]

Colón est une grande ville au bord de la grande baie de Limón, protégée par 2 très longues digues. C’est un énorme port de commerce avec des cargos plus gros les uns que les autres.

Shelter Bay se trouve en face de Colón, sur le territoire de l’ancien Fort Sherman, une base militaire américaine. Il y a une baie bien protégée dans laquelle ils ont fait une marina, tout autour c’est la forêt vierge!

Nous avons ancré vers d’autres bateaux non loin de l’entrée de la marina. Stéphane est allé faire les procédures douanières seul, car normalement, seul le skipper est autorisé à aller à terre tant que la douane et l’immigration n’ont pas été faites.
Ça ne va pas long qu’il nous appelle par VHF, « préparez-vous, je viens vous chercher, on doit tous passer à l’immigration ». Ca fait sens, quand on arrive en avion ils veulent aussi tous nous voir avant de tamponner un passeport. Mais c’est la première fois que ça nous arrive et nous sommes un peu étonnés. Nous avons tous eu droit à poser pour une photo, et comme souvent ils ont scanné nos passeports avant de les tamponner. Voilà, nous étions en règle pour nous promener dans le pays.

Mais d’abord il fallait encore passer à un autre bureau pour commander notre permis de croisière (obligatoire, coût US$ 185.- + 50.- pour envoi, car effectué à Portobelo). Nous devrions passer 2 jours plus tard le chercher.

Nous avons croisé un polonais, aussi au mouillage à l’extérieur et nous avons profité d’échanger des informations pour le passage du canal sans passer par un agent. Presque chaque bateau se trouvant là va soit passer le canal prochainement, soit il vient de le franchir dans l’autre sens. On est aussi allé faire coucou à un suisse, également au mouillage extérieur, lui aussi nous a donné plein d’infos utiles.

Un petite visite de la marina nous a bien donné envie d’y entrer. Stéphane s’est renseigné, c’est 95 US$ la nuit pour notre bateau ou 88.-/nuit si on reste plus d’une semaine. Ouah, plus cher que Funchal, le port le plus cher où nous avions été (pas le choix car pas de mouillage). Ce n’est pas dans notre budget, tant pis pour la piscine et le confort.

Nous faisons une ballade sur des petits sentiers aux alentours de la marina, il parait qu’il y a des singes, toucans et paresseux ! On se retrouve sur les ruines d’une batterie militaire, des fortifications et bunkers. Nous avons vu de grosses araignées, quelques chauves-souris et d’énormes fourmis qui ont créé de vraies autoroutes, elles dégagent les feuilles mortes sur une 10aine de centimètres de large pour se créer des passages. Nous n’avons vu aucun animal espéré.

Au port, nous faisons la connaissance de Christine, une américaine qui nous informe avoir un apéro des plaisanciers le soir même, chacun amenant ses boissons et un snack à partager. On s’y rend et rencontrons plein d’autres plaisanciers. Les enfants peuvent profiter de la piscine, car ils sont les invités de Christine ! Une maman de 4 enfants d’origine arménienne habitant aux USA me propose de se joindre à eux le lendemain pour visiter le fort San Lorenzo.
https://sites.google.com/a/sy-olena.ch/sy-olena/blog/blog-laure/shelterbay/20190202_attente.jpgAttente à Shelter Bay

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